Demandez et vous recevrez

Lou, 3 ans…

-Maman, Maaaaamannnn!!!

-Quoi Lou?

-Ze veux un ti frère! Ton de mini boss en puissance!

-Bien tu en as déjà un petit frère mon beau Lou. Que je lui dis.

-Ah ouin… Ben moi ze veux un gand frère!

-Bien ça aussi tu en as un. C’est tu pas pratique hein!

-Ouin, bien ze veux une soeur debord! Bon! De dire monsieur, le ton un peu choqué.

-Ah bien ça aussi mon cher tu en as une, tu es chanceux mon vlimeux toi!

-Nan, ze veux une tite soeur moi! De dire le charmant qui a compris que là bien il en avait pas… alors…mais c’était sans compter sur Machiavel fait mère…

-Ah bien c’est que si on a un petit bébé, bien c’est vraiment pas certain que ce soit une fille, donc une soeur. En fait, c’est même plutôt certain, statistiquement parlant, que ce soit encore un garçon. Donc un petit frère. Puis ça bien tu en as un, tu sais. Alors…

Lou me regarde dépité…

-Maman? Maaaaamannnnn!

-Quoi mon Lou?

-Moi ze veux une banane!

-Pas de trouble mon homme. Une grande ou une petite?

:)

Vive les vacances…

Et voilà une autre session en arrière de la cravate. Personnes de morts, personnes de blessés, on a survécu, la famille, les étudiants, le Geek et moi. L’expérience rentre, parfois ça rentre fort en titi parfois ça se fait plus en douceur, mais ça rentre (pour rentrer… ça rentre).

Nous voilà donc à profiter des vacances. Finito la course pour les préparations de cours, la course pour l’école, la course pour la gardo, la course pour les courses (ironie ici), la course pour m’entraîner, etc etc etc. Et finito la course pour le hockey…

Ah le hockey…

J’aurais tellement de choses à dire… mais en gros ça se résume simplement… Le hockey c’est comme Star Wars. Hein? Quoi? Bien oui le hockey c’est  la force et il se trouve que la force bien elle a un côté obscur… un méchant côté obscur… Je vous jure Darth Vader à côté de la Grosse madame (je vous expliquerai ça c’est qui un jour où je me sentirai plus fine…) bien c’est comme Jar Jar Bings.(Ça parais-tu que j’ai trop de gars qui écoute Star Wars Clone Wars… )… *Soupir*

Du côté positif il y a la beauté du sport d’équipe. Voir les petits gars s’entraider, jouer ensemble, gagner ensemble, mais aussi perdre ensemble. Ils apprennent tellement, ils s’améliorent, ils deviennent une équipe et ça sérieusement c’est vraiment beau, presque émouvant.

Du côté obscur… ah là par contre… Il y a les parents fous (une chance dans le C leur nombre est plus limité), il y a le temps que ça demande (je vous jure c’est comme avoir une deuxième job), l’argent (c’est pas gratuit disons), l’organisation (ou la désorganisation…), et surtout, surtout la culture derrière le hockey. Les enfants deviennent des fonds de pension, certains en profite pour asseoir leur pseudo pouvoir (jamais vu autant de colonel Popof de ma vie que dans le monde du hockey…), l’école (kossé ça l’école?) est non seulement pas très favorisée elle est même plutôt dénigrée (faut voir tout le monde se prononcer ces temps-ci sur le pauvre Louis Leblanc qui ne fait pas l’équipe junior parce qu’il préfère réussir à Harvard… tu sais avoir les priorités aussi mal placées…). Enfin, ça je ne m’y habituerai jamais… Et ça fait qu’une fois de temps en temps je pète un plomb… comme d’habitude… Mais bon on s’habitue à tout, je finirai peut-être bien par faire la une du Yournal parce que j’ai pété la yeule de la grosse madame qui a classé mon prodige de fils seulement AA plutôt AAA… Faut jamais dire jamais y paraît, mais si jamais ça arrivait sentez-vous bien à l’aise de me la péter la yeule… et à fond de train ;-)

Ps. Juste comme ça pour préciser, je ne suis pas miss Filiforme moi-même, jamais je ne qualifie personne (même énorme) de grosse… Toutefois, ici je me permets de le dire ainsi “Grosse madame”, la dite “Grosse madame” porte bien son nom en terme de forme, mais ceci n’est qu’un détail infime dans l’attribution de son  surnom. Ceux qui me trouvent méchante, je dis que vous avez raison, mais à côté de la Grosse madame, je suis une enfant de coeur. Alors voilà j’assume! En tant que grosse madame moi-même, je me le permets et je me le permets même avec le sourire! Alléluia!

Sur ce m’en vais profiter des vacances… Envoye Coco mets tes patins… Penses-tu que Crosby y jouait au DS lui? Hein, penses-tu? Grouille faut qu’à midi tu es au moins 29878 slap shots dans les biceps. Envoye ma liberté 55…

Mourir de honte…

Ça m’arrive souvent d’avoir honte… mais celle-là elle est dans mon top… tellement que je ne l’ai même pas encore raconté au Geek, il le lira ici.

Au détour d’un xième arrêt dans ma super vie de fou, je ne vois tu pas de beaux pompiers qui récoltent des sous pour je ne sais pas trop quoi. Je suis accompagnée de la tribu et je m’exclame : “Wow sexy pompiers, venez les petits on va donner des sous”. À la seconde où c’est sorti, j’ai regretté… avoir su j’aurais vraiment regretté plus… beaucoup plus.

On s’approche et comme on n’a pas de chance (du moins moi) je tombe sur le moustachu… et moi les moustaches…

-Bonjour madame! Un petit don. De dire pompier moustache.

Pendant que je sors mon argent en jasant Coco se lance…

-Maman c’est quoi sexy? Petit ton interrogateur.

Maudit… je le savais, je le savais….

-Sexy? Bien ça veut dire joli, mais en plus adulte. Je fais dans le bref, je souris et j’espère fort, fort, fort qu’il la ferme…

-Ah… Le pompier est joli donc? De demander le petit criss… eh le petit Coco…

-Hum, hum… Je fouille loin dans mon portefeuille et je prie… à genoux… qu’il la ferme.

-Bien parce que tu as dit sexy pompier, tu sais maman. Tu as dit sexy pompier, hein? Hein maman? Hein? J’ai l’impression qu’il fait exprès le petit cristie…

Inutile de dire que je suis rouge et vachement mal à l’aise…

-Ah bien c’est sexy aussi les petites mamans gentilles. De dire pompier moustache en souriant de mon malaise et de la situation.

Et là j’aurais pu sourire, me la fermer et sauver la face… Bien non j’ai pris mon pied et je me le suis enfouie au plus profond de la gueule…

-Ah bien je pensais pas à vous comme tel là. Et je réalise ce que je viens de dire… et je m’enfonce encore plus… Bien dans le sens de sexy pompier là…

Pas si sexy pompier a cessé de sourire…

-Bien moi je pensais à vous. De le dire d’un ton plutôt sec pompier moustachu.

Pour être certaine de me planter comme il faut j’ai ajouté…

-C’est parce que les moustaches moi…. moyen.

Ah la ferme Nath… et pour le mot de la fin et mourir de honte bien comme il faut, laissons la parole à Coco…

-Il est pas sexy le pompier maman? Ah bien ok, il est pas joli.

Je voulais mourir… j’ai acheté deux billets au lieu de un…

L’insulte

Lou 3 ans est dans une phase “grand garçon”, “moi je suis grand”. Nous allons chercher Cocotte et Coco à l’école et en attendant que monsieur et madame se décide à nous honorer de leur présence Lou fait la connaissance d’une charmante fillette de maternelle. Alors qu’il s’approche de la demoiselle pour entamer la conversation celle-ci recule et lui rentre dedans. Mademoiselle soupire profondément et regarde la “chose” qui s’est mise sur son chemin.

-Attention petit gars là. De dire miss d’un ton exaspéré.

-Moi je suis pas petit, moi je suis grand, un grand garçon. De répliquer complètement outré le jeune homme.

-Pfffff attention PETIT gars. De redire la poulette, en insistant sur le petit et en roulant des yeux.

-Moi, moi là, je suis pas petit. Toi, toi là petite fille. De dire mon fils complètement insulté.

La choupette le regarde, lève le nez au ciel et d’un geste digne d’un Oscar lance un grand pffff dédaigneux.

-BÉBÉ. De scander très fort mon Lou le visage rouge d’indignation.

Jeune fille répète l’opération des yeux au ciel, fait un grand mouvement de tête qui envoie valser sa chevelure dans les airs.
Lou qui n’en peut plus cherche quelque chose à dire, il fronce les sourcils, a le visage tout congestionné, il doit trouver l’injure.

-Eh… eh… Femelle!!!! FEMELLE!

Femelle??? Ah bien coudon…

Ah les enfants…

Ces temps-ci mes cocos s’en donnent à coeur joie, ils n’en manquent pas une…

Mon petit Lou qui me demande: “Pauvre maman quand tu vas grandir toi tu vas-tu finir par en avoir un pénis?”

Mon grand Coco qui s’installe sur le divan pour écouter son hockey: “Ah il me manque juste une bonne molson ex”. (Ça promet…)

Alors que je me réjouis de mon 10 livres perdues à grand coup d’efforts (course sur tapis 3 fois semaine), mon Lou qui s’exclame: “Moi je les trouve encore grosse tes fesses maman, grosses, grosses, grosses… pis belles, belles, belles…”. Il me reste encore quelques années pour lui faire comprendre qu’on ne charme pas les femmes de cette façon.

En écoutant le disque de reprise de Passe-Partout, je mentionne innocemment que quand j’étais jeune je me rappelle qu’on chantait ces chansons là dans l’auto mon frère et moi. Coco s’exclame: “Quand tu étais jeune tu écoutais Passe-Partout? C’était pas à la télé ça?” “Bien oui, on l’écoutait à la télé puis on chantait les chansons, ça jouait le matin et le soir.” Coco tout surpris de répliquer: “Ça jouait en noir et blanc ça?”. Cibole…

Ils sont distrayants non?

Le silence

Et voilà je suis silencieuse ces temps-ci pour ne pas dire muette. Entre ma rentrée, celle des petits, l’entraînement 3 fois semaine, le karaté du Geek et de Cocotte, les cours de danse, le hockey, il reste peu de temps (pour ne pas dire “pas de temps”). On vit donc ces temps-ci “avec pas de temps”. C’est fou, c’est un peu beaucoup intense, mais en même temps complètement stimulant. Les cours vont bien, je travaille comme une folle, mais j’aime toujours autant. Je me retrouve à gérer un million de choses que je n’aurais jamais imaginé surtout au cégep avec de jeunes adultes, mais je le sentiment intense de me sentir utile et c’est incroyablement bon. Les enfants grandissent… tellement… si vite. Ils sont beaux, gentils, plein d’énergie, adorables, fatiguants par moments, ils sont des enfants quoi! J’écris 6 000 billets par jour dans ma tête, je ne le fais jamais ou presque, je pense arrêter ce blogue souvent puis je me dis que rarement c’est mieux que jamais et que tant que ça m’apporte du plaisir je continuerai. Donc je continue, pas souvent, pas longtemps, mais avec plaisir toujours.

En attendant que mon “avec pas de temps” se transforme en “avec du temps”, je vous laisse voir combien les bébés grandissent vite…

clem_lunette

Avoir 3 ans vs 34…

Avoir 3 ans c’est trouver dont ça drôle se réveiller à 4h00 du matin en se chantant “Bonne fête Loulou!!!”.

Avoir 34 ans c’est trouver dont ça dure à 4h00 l’après-midi quand tu t’es fait réveiller par ton fils qui se chante bonne fête, le matin de ta propre fête aussi…

Avoir 3 ans c’est pleurer de désespoir parce que tu dois manger absolument ton poulet miel-moutarde avant de devoir manger ton gâteau de fête…

Avoir 34 ans c’est pleurer de désespoir parce que tu manges ton poulet miel-moutarde, affectueusement concocté par ta délicieuse épouse, froid parce que tu dois gérer la crise de larme du petit gars de 3 ans…

Avoir 3 ans c’est prendre deux parts de gâteau juste parce que tu as le droit parce que c’est ta fête…

Avoir 34 ans c’est manger ton gâteau façon baveuse parce que ton autre gars a décidé de te voler quelque bouchée et de s’arranger pour bien recouvrir le tout de bonne bave juteuse…

Demandez donc au Geek si avoir sa fête le même jour que son fils de 3 ans c’est bien? Vous savez ce qu’il répond? Que c’est le plus beau cadeau du monde… Il est tu pas génial ;)

Bonne fête à mes deux hommes!

La rentrée

Alors voilà c’est fait, tout le monde est rentrée, les petits à la gardo, les grands à l’école et la maman au Cégep, le tout sur fond de rhume morveux et de fébrilité pas possible. Et on a survécu! Rien de moins.

J’adore la rentrée, c’est épuisant, demandant, mais j’aime cette fébrilité. Bien que je déteste la partie magasinage des effets scolaires, j’aime remplir le sac d’école de mes Cocos, j’aime leur anticipation de qui sera mon prof, mon ami sera-t-il dans ma classe? J’aime le début de l’automne, ce vent de renouveau. Et cette année j’ai eu ma rentrée moi aussi, je suis encore prof pour cette session. J’ai préparé moi aussi mon sac, mes petites choses, j’ai angoissé à l’idée de voir mes étudiants, à savoir si je serais à la hauteur. Je ne sais pas si je l’ai été, mais la première semaine est passée et je suis toujours en vie, ça doit vouloir dire que ce n’est pas si pire ;)

Sinon la rentrée se poursuit ce week-end avec le camp de classement de hockey de Coco. Le Geek et moi on s’était toujours dit qu’on laisserait nos enfants faire une activité par année à leur goût, n’importe laquelle… sauf le hockey, trop cher, trop demandant, trop tout quoi… Puis Coco s’est découvert une passion pour le hockey… intense… et on s’est dit qu’après tout il en avait envie vraiment et que bon à 7 ans tu as le droit de rêver et de réaliser tes rêves alors on a dit oui… On s’est laissé avoir quoi :) Et ça commence en grand… ça commence en trop tout je dirais. Une fin de semaine complète de hockey… demain en après-midi et dimanche deux fois plutôt qu’une… et la première partie à 6h00… du matin… 6h00 du matin… la fin de semaine… Pauvre Geek… Bien oui il a joué au hockey longtemps, presque 10 ans donc il connaît ça, donc c’est lui le papa hockey, parce que tu sais moi je ne connais rien là-dedans, je ne sais pas comment on met ça un équipement, je ne suis tellement pas bonne avec ça. Puis apprendre, je pense que je n’y arriverais pas, tu sais c’est tellement compliqué… pis bon ce qui se passe dans la chambre c’est une affaire de gars. Sexiste? Où est passé mon féminisme? Hum… une chambre de hockey à 5h30 du matin ou mon lit chaud et douillet… Oui, c’est là qu’il est passé mon féminisme ;) En attendant Coco jubile, il a tellement hâte, même de se lever à 5h00. En espérant que ça dure… On en reparlera parce que je vais sûrement aller assister à quelques matchs et quelque chose me dit qu’il y a là un potentiel infini d’histoires à raconter sur un blogue…

Les vacances

Elles sont presque finies… Le Geek retourne au boulot lundi, les petits et moi on a encore une semaine, mais les vraies vacances familiales s’achèvent. Elles ont été bonnes et douces. Visite de la famille dans le petit Nord, semaine de pluie, de froid, deux fois 10 heures de route, mais de beaux souvenirs. Puis une semaine de chalet au Lac Simon, le grand bonheur, une plage privée, du beau temps, un lac superbe, le paradis… ou ce qui s’en approche le plus. Des tonnes d’anecdotes, mais pour le moment quelques photos parce qu’une image vaut mille mots.

La brume du matin sur le lac

Le lac brumeux du matin

Les Cocos dans l’eaulac_jado_charlo

clement_jado_plage

canada Une petite visite au Parlement, voyez l’enthousiasme général.

Coco baboune, Coconut braille, Lou proteste, une chance que les filles sourient.

Et pas de chalet sans feu, et pas de feu sans guimauve ;-)

feu

Je n’oublie pas

Cela a fait 4 ans fin juin… 4 années… qu’elle est partie, qu’elle est morte mon Angélique. Je n’ai rien écrit cette journée là, mais je n’oublie pas. Juste que parfois c’est trop, trop intense, trop intime, trop je ne sais pas. Ça fait 4 ans, mais il y a encore des jours c’est comme si c’était hier, des jours où les trippes me sortent par la bouche, où je suis encore dans cette petite chambre à contempler mon mini-bébé endormi pour toujours. Dans ces moments là, je me rappelle même le goût de ma salive dans ma bouche, la chaleur des larmes sur mes joues et la main de mon amour sur mon bras. Je n’oublie pas… je n’oublierai jamais… mais en même temps les souvenirs s’estompent, la douleur se tempère et je ne sais pas si ça me plaît, je ne sais pas si je veux que ça s’effrite… je ne sais pas. À d’autres moments aussi, je ressens une grande gratitude pour cette petite poulette minuscule qui m’a amené tant de paix, tant d’amour, je regarde son papa et je sais profondément que ce qu’il y a aujourd’hui entre nous est encore plus fort et plus beau grâce à elle. Il m’arrive de regarder les petites filles de son âge et de me dire, est-ce que la mienne serait ainsi, il m’arrive de regarder ma nièce et de me demander si elle lui ressemblerait, si elle serait semblable à sa soeur… puis je regarde Lou et Clément et je sais qu’ils ne seraient pas là, si elle y était… et mon coeur se serre… d’amour, de regrets, de douleur et de bonheur, tout en même temps.

Elle me fait encore tout ça ma fille, ma mini. Après 4 ans, je n’oublie pas. Et de plus en plus je pense à elle en souriant… et ça, ça me fait du bien, un grand bien…

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