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Gnan gnan gnan

Vous vous doutez bien que mes super voisins pelleteux professionnels s’en donnent à coeur joie avec le soleil qui se pointe. Ça pellete le banc de neige mes amis, faut que ça fonde et vite. Mais pas n’importe comment, nenon, il faut défaire le banc de neige en petite couche toute douce, il faut étendre la neige finement sur l’asphalte qu’elle fonde en synergie. Nous et bien on garde la même ligne de pensée que pour le reste, la neige fondra quand elle voudra bien, liberté c’est notre devise.

Mon super voisin me disait dernièrement que nous aurions de la neige encore en juillet si on ne la pelletait pas. Comprendre ici que lui faisait son travail…

Bien devinez quoi? Qui est la première maison de la rue à ne plus avoir de neige devant sa maison? Qui? Hein qui qui qui? Bien oui c’est nous!!! Puis sans pelletage aucun gnan gnan gnan et je n’ai pas pu résister… j’ai croisé super voisin, lui ai fait remarqué la chose et j’ai glissé: “La nature quand tu la respectes elle te le rend bien.” Ça y est je suis en train de virer folle moi aussi… mais c’était bon!!!! Et lui voir la face… ça valait de l’or. Je vous dis que la pelle c’est fait aller après. Mais pour cette année… j’ai gagné gnan gnan gnan ;)

Ah et puis maintenant que le pelletage tire à sa fin, le nouveau sport estival est commencé… de quossé? L’arrosage de l’asphalte! Bien oui elle a manqué d’eau cet hiver, faut la sauver. Le Geek n’en revenait pas du tout, il a subtilement croqué la chose.

asphalte.jpg

Le printemps arrive la bedaine sort

Bon ça y est les voisines peuvent se rincer l’oeil, avec l’arrivée du printemps elles rentrent au bercail (plusieurs s’exilent à la chaleur pour les rigueurs de l’hiver) et je sors ma bedaine (plus difficile de constater l’état de grossesse en manteau d’hiver). Voilà donc que je croise l’une d’elle qui rentre de sa migration vers le sud. Je vois tout de suite dans ses yeux le choc (c’est vrai que je suis plus qu’enceinte), elle équarquille ses pupilles, laisse tomber la mâchoire et me lâche:

“Bien voyons vous là! Qu’avez-vous été faire pendant que j’étais pas là? Voulez-vous bien me dire! Mon doux!”.

Ma réponse… “Rien de spécial, plein de petites affaires bien agréables… ça finit de même des fois.” Que je réponds regard un brin lubrique en flattant mon gros bedon rond.

Ça valait la peine… je l’ai vissé, elle n’a même pas su quoi répondre d’autre que: “Eh eh ouin bien eh bonne journée là”.

Mais bon je ne m’en fais pas… elle va cuver… elle va se reprendre ;)

C’est arrivé

Voilà c’est fait… il y en a une qui sait. Aussi bien dire que toutes savent maintenant.
La voisine… elle sait pour bb4. Ça devait finir par arriver, je m’en suis quand même sauvé un beau gros 4 mois ;) Et comme de raison c’était savoureux à souhait. Elle est trop… chaque fois elle se dépasse.

Je sors à l’extérieur et je regarde le travail splendide du Geek qui a pelleté comme un pro. Voisine se tient devant chez elle et entame la discussion. Après les banalités d’usage on entre dans le vif.

-Ah vous pelletez pas souvent vous. Qu’elle me dit très gentiment…

-Bien non, mais vous non plus. Que je réplique tout aussi langoureuse.

-Bien quand j’avais votre âge je pelletais en masse. Me semble ouin…

-Ah bien quand je ne suis pas enceinte je fais ma part moi aussi. Ça m’a échappé… pourquoi j’avais si besoin de me justifier aussi…

-Enceinte, bien là il a plus d’un an votre bébé, faut pas charrier. Je pourrais laisser ça de même… mais bon je précise.

-Bien enceinte d’un autre bébé, un petit nouveau.

-Hein? Un AUTRE bébé! Dites moi pas que vous êtes enceinte? Elle est totalement incrédule.

-Bien oui, un quatrième bébé, pour le printemps.

-Ah bien. J’en reviens pas. Un AUTRE bébé. Hey vous là, wow vous là… Pis votre mari y dit quoi?

-Mon mari? Bien il dit rien. Je la suis pas trop là.

-Bien il est pas trop déçu?

-Déçu? Du bébé? Bien là on l’a fait ensemble, il était consentant. Il est TRÈS heureux.

-Ah bien, les hommes des fois les bébés, là… En tout cas tant mieux s’il est content. Un AUTRE bébé, wow!

Bon là ça va faire quand même, je finis le tout. J’ai encore droit à deux, trois remarques poches. Du genre: ça doit pas être bon pour le ventre des bébés rapprochés de même. Juste avant de la “crisser” là, eh de partir poliment, elle me scie une dernière fois.

-En tout cas, une chance que le premier bébé que vous avez eu ici est mort, sinon trois collés de même ça aurait juste pas d’allure. La nature est bien faite des fois pareil.

Bien oui c’est ça tellement bien faite… Une championne du monde je vous dis.

Préférée un jour…

Préférée toujours!

Petite promenade par ce beau début de printemps avec monsieur Lou dans la poussette. On croise ma favorite et on se fait un brin de jasette. Parle, parle, jase, jase, fait le tour des potins de la rue puis Préférée se penche sur petit homme.

Préférée -Ah qu’il est cute, des beaux yeux lui aussi. Pas pareil comme les deux autres, c’est quoi cette couleur là?

Moi -Ça dépend des jours. C’est un genre de brun-vert-gris.

Préférée -Ah oui moi j’appelle ça un beau brun sale.

Bof ça aurait pu être pire, elle aurait pu dire un laid brun m…

Elles sont de retour…

Hier c’était presque le printemps ici, presque parce qu’à -1C ça reste frisquet, mais après avoir connu des semaines de -30C j’appelle ça le printemps. Et qu’est-ce que le printemps apportent mis à part les petits moineaux qui pépient joyeusement? Le retour des voisines!!!! Oui, elles sont de retour. Ça fait longtemps que je ne vous en ai pas parlé, mais c’est que l’hiver elles s’enferment et disparaissent. Elles profitent de la pause pour recharger leurs batteries et hier au premier signe de temps plus clément elles se sont rassemblées sur le trottoir en quête de potins.

Puisque je mange les murs depuis des jours en attendant un redoux, je décide de profiter de la journée pour prendre une longue marche avec monsieur Lou dans sa poussette. Je tourne le coin de la rue et elles sont là, quatre ou cinq d’entre elles à bloquer le passage. La bande n’est pas complète comme un dimanche après la messe, il y en a encore quelques unes dans des climats plus chauds, mais les principales y sont. Je réfléchis à l’option de changer de bord de trottoir, mais elles m’ont déjà vu et ce n’est pas mon genre. Après tout si les gens me parlent tout le temps c’est parce que j’aime bien jaser avec eux aussi. Là j’anticipe un peu parce que ça fait longtemps que je ne les ai pas croisé et que je vois bien qu’elles salivent juste à ma vue, mais bon je prends une grande respiration et je fonce.
Aussitôt que je suis à portée de voix, elles se lancent.

-Ah bien bonjour vous! Ah le beau bébé! Qu’elles lancent en coeur en se penchant sur Lou qui regarde dubitatif ce flot de madame.

-Hon qu’y est beau ce bébé là. De dire madame dentier. (Son surnom lui vient de sa propension à claquer son dentier en début et fin de phrase…).

-Un vrai petit coeur. Dixit ma préférée.

-La belle tite fille. De chantonner madame aux cheveux roses (Surnom directement lié à la couleur de son immense chevelure d’un blanc-rose).

-C’est un petit garçon. Moi en souriant.

-Ah bien un petit gars, vous étiez pas déçu? Madame que je connais pas, aucune idée si c’est une voisine, mais je présume que oui.

Là je préfère ne pas pogner les nerfs et plutôt rester calme alors j’y vais pour une belle réponse toute faite.

-Non pas déçu du tout, du moment qu’il était en santé le sexe ça m’importait peu. En plus il est tellement mignon.

Comme pour me donner raison Lou sort son plus beau sourire édenté, il sait charmer les vieilles mon petit homme.

Ma préférée -Ah oui avec ce qui vous est arrivé c’est certain que garçon ou fille ça ne vous dérangeait pas.

Cheveux roses -Ah oui qu’est-ce qui vous est arrivée? Dit avec plein d’expectatives.

J’ouvre la bouche pour répondre, mais ma préférée enchaîne rapidement avant que j’émette le moindre son.

-Elle a perdu un petit bébé, pas l’été qui vient de passer l’autre là, pis au milieu de la grossesse là. Elle avait un gros bedon pis tout. Le petit bébé est mort.

Les voisines en coeur -Ah mon doux pôvre vous.

Pourquoi si elles me plaignent ont-elles le sourire fendu jusqu’aux oreilles?

Dentier -Pis ils ont fait quoi?

Avant même que je réponde ma préférée enchaîne encore une fois.

-Bien le petit bébé était mort… dans son ventre… alors ils l’ont fait accouché. Oui, oui accouché.

Là les madames y vont de divers soupirs et grognements de consternations.

Cheveux roses -Pis c’était quoi le bébé?

Là je n’essaie même pas de répondre, je pousse un peu ma poussette vers l’avant fendant le groupe et je les quitte.

Moi -Bon je vous laisse mesdames, je dois aller chercher la grande à l’école. Continuez sans moi, je voudrais pas vous interrompre.

Ah pis faites pas attention à moi là, faites comme si j’étais pas là… Dah!

SPM

SPM ça signifie syndrôme pré-menstruel pour les ignorants ou les hommes célibataires (tout homme vivant avec une femme connaît la dite chose) et hier j’étais en plein dedans. En gros chez moi ça entraîne un besoin quasi irréprésible de sauter dans la face de quelqu’un, le tout accompagné d’un beau gros bouton juteux et d’un gonflement de l’abdomen (bien oui c’est pas très glamour). C’est dans cette super humeur que je me retrouve à croiser une des voisines lors d’une promenade en poussette.

La madame se penche sur bébé qui repose comme une grosse saucisse tout coincé dans son habit de neige avec à peine les yeux et le nez qui dépassent.

Voisine sur un ton scandalisé -Hon pôvre tit pit il a les oreilles à l’air.
Moi en me penchant sur bébé un brin coupable -Vraiment?

Voisine -Pôvre tout petit.

Il n’a pas du tout les oreilles à l’air, mais bon pour la forme je replace la tuque et le capuchon.

Voisine -Il a quel âge le tout petit.

Moi -4 mois

Voisine -Ah c’est un bébé, le pire est pas passé.

Moi un brin sarcastique -C’est quand que le pire est passé?

Voisine déstabilisée un peu -Bien quand il est propre, il s’habille tout seul, il parle bien, il bouge quoi.

Moi ironique -Ah à 18 ans.

Voisine (qui ne capte pas l’ironie) -Eh bien là un peu avant j’espère. Il dort bien?

Moi -La nuit oui, le jour un peu moins bien.

Maudit pourquoi j’ai dit ça. J’avais juste à dire oui, oui, merci, bonne journée. Ça doit être le SPM, je me cherche quelqu’un…

Voisine -Ah bien laissez le brailler un peu ça va lui faire des poumons.

Moi très SPM -Bien franchement, j’aime pas ça le laisser pleurer. Pis vous savez quoi, bien nous on a un modèle super luxueux, on a donné deux trois petits coups de plus et on lui a fait des poumons. Oui, oui des poumons. Et pas n’importe quelle sorte madame, des vrais de vrais. Pas le petit modèle asthmatique un peu défectueux comme pour notre grande, non le modèle super sharp, poumons royals.

Voisine qui ne comprend plus rien -Eh ah bien en tout cas vous allez le gâter. Tant pis pour vous.

Moi -Bien c’est ça, il sera gâté et moi aussi parce que ça me fait plaisir. Bonne journée.

Voisine qui doit avoir le dernier mot -Bonne journée et pis bonne chance avec votre gâté là.

Moi qui dit en m’en allant (question d’être certaine de ne pas lui laisser le dernier mot, c’est que je suis tenace en SPM… N’est-ce pas le Geek?) -Pas rien que gâté madame, gâté pourri.

Non mais a-t-on idée de dire à une femme, une mère en SPM comment s’occuper de son bébé? Franchement.

La ligue des voisines a encore frappé

Je me promenais sur ma rue par une magnifique journée de ce superbe long week-end avec mini Coco, c’est que ce dernier ne tolère pas l’immobilisme, il faut que ça bouge. Je me chargeais donc de brasser sa royale carosserie dans son non moins royal carosse quand je croise une voisine (je vous l’ai dit il y en a toute une bande). Celle-ci se penche sur l’héritier et fait son lot de gaga gougou puis me demande un peu timidement (mais à peine je vous dis):

-Je peux vous poser une question?

J’ai eu envie de dire non juste pour voir sa réaction, mais bon je ne ferais pas ça quoique la prochaine fois peut-être… Je réponds plutôt d’y aller en craignant le pire. C’est que la ligue des voisines m’a appris à toujours m’attendre au pire.

-Vos enfants là j’ai remarqué qu’ils sont différents. Une blonde, un brun, des yeux bleux, des yeux bruns. Est-ce que c’est le même père?

Non mais il ne faut pas se gêner. Je n’en reviens pas qu’elle me demande ça, on a échangé à peu près 20 mots de toute notre vie. Ce n’est pas que c’est impossible d’avoir des enfants de père différent, ce n’est pas que ce n’est pas correct non plus, c’est seulement que ça me semble sans tact de demander ça comme ça et surtout ce n’est pas de ses affaires. J’envisage sérieusement de lui répondre que non ils ne sont pas du même père, mais de ne pas en parler parce que mon petit mari n’est pas au courant, mais bon là encore je me retiens. Je lui dis un oui sec et je cours jusque chez nous raconter au Geek la énième répartie sans tact de la ligue des voisines. Finalement, c’est lui qui avait la meilleure réponse à faire.

-Tu aurais dû lui dire que le père de mini Coco c’était M. N, (voisin immédiat, âgé d’au minimum 80 chandelles, époux de mme Anal du propre) ça aurait mis du piquant dans les party de sous-sol d’église.

Il a raison… comme dirait l’autre j’aurais dû bien dû dont dû… En passant, malgré l’absence de test d’ADN poussé ils sont du même père. Cocotte ressemble à sa mère physiquement, mais vous devriez l’entendre grogner le matin au réveil, certain à 100% que c’est la progéniture du Geek… ;)

On s’ennuyait

Devinez qui j’ai croisé hier matin? Eh oui, ma préférée, ma super voisine. C’est la première fois depuis l’accouchement et en plus je la croise avec mini Coco dans sa poussette. Je suis peut-être maso, mais j’étais presque contente, j’avais hâte de voir sa réaction. Ça c’est passé comme suit.

Voisine qui arrive presque en courant -Ah le petit bébé enfin! Je n’étais pas toute seule à avoir hâte faut croire.

Elle se penche sur la poussette et on se serait cru dans un conte de fée au moment où les fées (ici plutôt une sorcière) se penchent pour donner des voeux ou des dons au bébé. Il y avait comme une aura de mystique et de solonnelle, j’ai bien failli m’étouffer de rire.

Voisine -Ah bien il est beau. Elle avait un petit ton surpris je vous dis.

Moi -Merci.

Voisine -Mais c’est qu’il est vraiment beau. Là elle a un ton qui n’en revient pas.

Moi -Merci. Je garde ça neutre, mieux vaut ne pas prendre de chance.

Voisine -Et bien qui aurait dit qu’il serait beau de même. Bien là quand même, elle en met comme un peu trop, elle s’attendait à quoi, un monstre?

Voisine -Enfin, avec le mari que vous avez pas étonnant qu’il soit beau de même. Ça vous fait des beaux enfants ça. Faudrait pas que çe soit à cause de moi quand même. Je vous dis… Seigneur pardonnez lui parce qu’elle
ne sait pas ce qu’elle dit.

Moi -Oui. Je garde ma stratégie.

Voisine -Pis l’accouchement ça c’est bien passé? Bon là on veut des détails.

Moi -Très bien. No way que je parle de césarienne.

Voisine -Pas trop long, pas trop dure?

Moi -Non, non, bien correct. Menteuse, menteuse…

Voisine -Pas trop de point? Pas trop inconfortable?

Moi -Non, corrrect. Crime qu’elle aime les détails, il me semble que je parlerais de mon périnnée avec ma voisine.
Voisine -Ah pis il boit bien? Il dort bien ?

Moi -Ah très bien, un ange. Ça c’est vrai, mais j’ai comme peur que ça change tout à coup, à mentir comme je viens de faire. Bof, je prends le risque.

Voisine -Bien en tout cas on dirait pas que vous venez d’accoucher, vous avez même plus de ventre pis c’est que vous en aviez tout un.

Mais qu’est-ce que j’entends… un compliment? Me voilà toute fière… j’aurais dû attendre avant de me réjouir.

Voisine -Mais ça vous fait toute une paire de sein par exemple. Fiouuu. Bah c’est pas le mari qui va se plaindre même si gros de même c’est pas bien beau.

Ah bien voilà, elle est redevenue elle-même. Pis là me voilà en maudit. Ils ne sont pas si gros que ça mes seins (eh oui on en parle encore) et ce n’est pas laid. Je suis frustrée comme seule une femme en post partum peut être frustrée du commentaire d’une vieille voisine un peu sénile. Je suis partie en lui disant un petit bye froid… Une chance (pour elle) qu’elle a dit que mon bébé était beau.
Finalement, je ne m’ennuyais pas tant que ça.

De l’art de tourner bébé…

Vous voulez vous bidonner et bien une petite recherche sur les exercices possibles pour tourner un bébé à la tête de cochon devrait vous faire bien sourire. Personnellement, je ne me peux plus. Tous les trucs sont mentionnés, certains semblent logiques d’autres sont complètement loufoques et d’autres ne font pas l’unanimité.

Par exemple, certains recommandent de nager cela stimulerait bébé à vouloir aller voir vers le bas, mais d’autres disent le contraire, la piscine empêcherait bébé de tourner… J’ai donc décidé de me baigner pour le plaisir sans devenir une Sylvie Fréchette, ça ne devrait ni stimuler ni inhiber le petit coquin.

D’autres prônent l’exercice de la lampe de poche. Il s’agirait de prendre une lampe de poche et de demander au père (ou à tout autre volontaire) de diriger le faisceau de la lampe dans l’entrejambe de la mère et de parler près de la sortie. Le bébé serait supposé détecter la lumière et entendre la voix et vouloir à tout prix faire le grand flip pour constater de visu. Le geek et moi on s’est tellement tappé les cuisses juste d’y penser. Prenez trois secondes, laissez les images mentales vous habiter… (pas nécessairement de moi, mais bon l’idée générale)… Il y a de quoi sourire. On va laisser faire cette option, le geek ne saurait pas trop quoi lui dire… et puis l’idée d’avoir quelqu’un qui jase au petit là… nan je serais incapable de garder mon sérieux.

L’autre grande théorie c’est le quattre pattes. En gros, se mettre à quattres pattes, les fesses plus hautes que les épaules encourageraient junior à tourner. Plusieurs variantes sont proposées, la position avec mouvements du bassin, le derrière sur une pile de coussin, etc. Ça je veux bien essayer, j’y crois pas trop, mais bon j’aurai au moins tenter quelque chose.

Ma voisine préférée m’a sorti sa théorie aussi. Je l’ai croisé aujourd’hui avec grande Cocotte et une fois informée que bébé ne s’était pas tourné, elle m’a conseillé…

-”Faut faire du quattres pattes ma petite madame, tant que vous pouvez.” qu’elle me dit.

-”Oui, je sais. J’essaie ça, le derrière dans les airs quatres fois par jour.” que je lui réponds un peu déçue, j’espérais plus de sa part… j’avais qu’à attendre un peu.

-”Oui, mais moi ce que je veux dire c’est demander à votre mari de s’occuper de vous à quattre pattes, le mouvement du bassin et le brassage ça va vous le tourner le petit.” Qu’elle me réplique.

Ça valait le coup d’attendre un petit 3 secondes, j’ai eu plein d’images mentales la mettant en scène toutes aussi incroyables et épeurantes les unes que les autres. J’ai conclu notre discussion rapido parce que grande Cocotte je vous rappelle était là avec moi… à tout écouter. D’ailleurs, j’avais franchement la chienne quand Cocotte m’a posé une question.

-”Maman?”

-”Eh oui.” La voix tremblante.

-”La voisine là…”

-”Oui.”

-”Bien elle est bizarre hein?”

J’ai soufflé un grand coup et je ne l’ai pas détrompé… On dit que les enfants ont un sixième sens pour capter les gens, je ne sais pas si c’est vrai, mais sur celle-là Cocotte a tapé dans le mille.

Quand la langue est plus vite que l’esprit…

Il y a des fois ou notre langue est plus vite que notre tête, ça arrive plutôt fréquemment à la mienne. Le genre de fois où tu voudrais la mordre ta foutue langue d’avoir prononcée des choses avant même de les avoir penser ou du moins réfléchi. Il y a entre autres la fois où j’ai répondu à un usager “vieux mononcle” qui me demandait ce que je mangeais pour être belle de même que ce n’était certainement pas la même chose que lui. Au moins il a ri. Ou encore la fois où j’ai dit au docteur qui me mentionnait que les forceps ce n’était pas la fin du monde que ça paraissait que ce n’était pas lui qui les avait là et de se pencher pour qu’on fasse un test voir s’il aimerait ça. Puis il y a aujourd’hui où je reviens à la maison et je trouve ma pelouse envahit par les bébelles du jardinier de la voisine qui le supervise minutieusement et qui me fait remarquer à quel point c’est bien de prendre soin de son terrain, que ça fait plus propre et qui me demande si on va faire quelque chose pour le trèfle qui commence à pousser de notre côté avant que ça envahisse son côté… Cette fois je n’ai pas pensé ma langue a été plus vite… J’ai dit: “Bien c’est sûr que c’est pas compliqué s’occuper d’un terrain quand on ne fait rien d’autre que regarder les autres travailler. Pour le trèfle on s’en fout, c’est vert, ça n’a pas besoin d’être arrosé et en plus ça fait des belles petites fleurs. Mon amoureux va s’occuper de limiter les dégâts à chez nous, il fait ce qu’il peut, ça le tient en forme et comme ça il n’est pas obligé de faire de la marche rapide avec des petits poids. Bon excusez moi je dois aller m’occuper du souper, je n’ai pas de cuisinière.”

Alors voilà c’est dit… Le geek m’avait prévenu de me contrôler, de préserver nos rapports… Je veux bien, mais ce n’est même pas de ma faute, c’est celle de ma langue.

Pour votre info la passe des petits poids c’est que madame fait de petites marches rapides avec des petits poids dans les mains en respirant fort. Une vraie Josée Lavigueur…

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