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Ma vie comme un grand livre

Certaines personnes sont touchées par le cinéma, d’autres par la musique, moi c’est les livres. Aucun médium ne me touche et ne m’affecte autant que la lecture. Et c’est que je n’y étais pas prédestinée, chez nous ça ne lit pas, pas un peu, non pas du tout. Et moi je lis, pas un peu, non beaucoup, mais jamais assez pour mon bonheur. La lecture est partout dans ma vie. Je peux refaire le cours de ma vie au fil de mes lectures.

Mes premières lectures: une boîte d’Alice de la bibliothèque verte donnée par une cousine trop vieille pour ces lectures d’enfant. Je devenais avec la jeune détective une enquêteuse de grand crime. Tant de soirées passées sous les couvertures avec ma lampe de poche à guetter l’arrivée imminente d’un parent sadique qui interromperait ma lecture avant la fin. Ma première overdose de lecture, 8 ans et probablement ce qui explique mon attachement encore aujourd’hui pour les intrigues policières.

Les malheurs de Sophie de la Comtesse de Ségur: D’abord en bandes dessinées puis en roman. Que de larmes j’ai versé pour la malheureuse et méchante Sophie. J’ai pris sa place tant de fois. Et c’était écrit par une Comtesse, quel drame. 9 ans, ma découverte des BD et des grands auteurs.

Anne la maison aux pignons verts: Mon premier vrai roman à mon sens. Celui qui pour la première fois m’a amené ailleurs. Je me rappelle encore ces premiers moments d’absence que m’apportait la lecture, moments qui rendaient ma mère folle à force de me crier après pour que j’arrive à l’entendre et qui rendent aujourd’hui le Geek fou parce que quand je lis je ne suis plus toute là. Anne Shirley et son beau Gilbert… mon premier rêve de prince charmant. 11 ans.

Les misérables: Ah mes rêves d’amour pour Cosette et Marius. Et mon premier coup de coeur pour Paris. 14 ans.

Les romans de Stephen King particulièrement Ça. J’en ai passé des nuits blanches par la faute de ce livre. Le nombre de fois où je craignais d’ouvrir la lumière de la salle de bain en pleine nuit et de trouver un massacre de sang.

Les chemins de la liberté de Sarte: Une trilogie dont j’ai tellement aimé les deux premiers que je me rappelle encore de l’odeur de ma chambre quand je les ai lu. Livres achetés à une librairie d’occassion pour 2$. 2$ qui ont changé ma vie. Des anti-héros, des gens ordinaires, une passion d’être. Ma découverte de la philosophie et de la gauche à 17 ans.

La peste de Camus: Mon premier livre obligatoire que je n’avais pas encore lu. Étrangement malgré le fait qu’il ne s’agit pas d’un livre d’histoire, ce roman a concrétisé pour moi mon choix d’étudier l’histoire. Le narrateur que j’avais deviné au deuxième chapître et que je suivais allègrement dans ses périples. 17 ans.

Les fous de bassan d’Anne Hébert: Roman choisis parce qu’il n’y avait rien d’autre à la bibliothèque. Le choc. La découverte. Des fantômes qui errent sur une plage, une poésie merveilleuse. 18 ans. J’ai aimé le reste de son oeuvre, mais je garde pour cette première lecture une préférence, probablement parce que je n’avais aucune attente.

L’âge de la parole de Roland Giguère: Le poète de mon amour. Celui dont le Geek m’a lu des extraits juste avant de professer pour la première fois son amour. Roland Giguère que je relis secrètement périodiquement, la dernière fois j’ai appris sa mort le lendemain et j’ai pleuré.

Soie de Alessandro Barrico: Mon plus grand coup de coeur. Une économie de mot incroyable, un désir, un besoin. Ce livre est le plus grand de tous, Je l’ai lu un nombre incroyable de fois, je l’ai même lu en italien (version originale) pour mieux en capter l’essence. Une phrase comme une brèche dans mon coeur “Mourir de nostalgie pour quelque chose que je n’ai même pas vécu”. Depuis je m’emplois à ce que cette phrase ne s’applique pas à moi.

Les romans policiers d’Elisabeth George: Un différent par bébé. Chacun rythme une fin de grossesse au repos. Des romans policiers intelligents, sensibles, marquants. À Angélique je m’en suis achetée un aussi, après, comme une tradition.

Un dimanche à la piscine à Kigali de Gil Courtemanche: J’ai repoussé la lecture de ce livre longtemps. L’auteur m’était antipathique, je refusais de croire qu’il pouvait écrire quelque chose de touchant. Je me trompais… radicalement. Je me rappelle encore pleurer comme une madeleine dans le métro à tel point que des inconnus me demandaient si ça allait. J’avais envie d’hurler que ça n’allait pas, que ça n’irait plus jamais parce que quelque part des Gentille mourraient. Un grand livre.

Il y en a tant d’autres… tellement que je pourrais y passer la nuit. Et le plus beau c’est qu’il y en aura encore d’autres. Et vous des livres marquants?

Le son de sa voix

Ça fait longtemps, plus d’une décennie que son quotidien c’est aussi le mien. On se voit presque tous les jours, on partage beaucoup, il a tout vu de moi et plus encore (j’ai accouché 3 fois devant lui déjà, ça vous réduit le mystère à sa plus petite portion). Bref, on est un vieux couple, mais malgré la routine et la familiarité, il suffit de quelques heures et d’un seul coup de fil pour que le son de sa voix trouve encore en moi un écho, une vibrance… Ça m’épate… que ce soit possible, que ce soit moi, que ça dure… La cynique sceptique est confondue.

Pour mon geek

Un musée de l’informatique… Dommage que ce soit en Californie… Et non pas question de prévoir nos prochaines vacances en Californie pour y aller ;o) parce que tant qu’à viser vers l’ouest je préfère aller à Vancouver.

Mon Mac à moi

Un peu de propagande… Je l’ai déjà dit à plusieurs, mais je suis une convertie, convertie au Mac. J’adore mon ibook, j’imagine mal ma vie sans et pas du tout ma vie avec autre chose que lui comme portable. Mon amoureux qui a travaillé fort pour me convaincre va maintenant devoir vivre avec le problème inverse, pas question que j’achète autre chose. C’est certain que le look est beau, mais c’est bien plus que ça c’est la facilité déconcertante et pour une “copine de geek” hallucinante de la machine. Ça ne plante presque jamais, tu le reçois et ça marche, comme ça sans rien faire. Et en plus j’ai eu un ipod en l’achetant… que je ne voulais même pas au début… Maintenant je ne m’en passerais pas évidemment. Bref, si vous pensez acheter un Mac faites moi signe, je vous dirai dans le détail le bonheur que ça procure ;o)

Encore des t-shirts…

Je suis accro aux t-shirts que l’on trouve en ligne. Il me faudrait bien un “binary mom“ ou encore un super “I love my geek“. J’ai un faible pour ce dernier, il lui faudrait un “I love my librarian” par contre ;o)

Un petit truc pour changer votre vie.

Ma collègue Karine qui ne veut que mon bien, m’envoie ce vidéo donnant THE truc pour plier vos t-shirts en 5 secondes de façon impeccable. De quoi révolutionner votre garde-robe, impressioner vos amis et sauver un temps fou. Merci Karine! En plus, j’ai hâte de l’essayer pour voir si ça marche vraiment ;o)

Vancouver vs Montréal

J’ai écouté les Francs Tireurs hier, ils se trouvaient à Vancouver… Ça m’a fait penser à Véro. Elle me manque! J’ai beaucoup souri de leur dernière remarque: Richard Martineau à Patrick Lagacé : “Je ne comprends pas pourquoi tout le monde veut déménager à Vancouver, il pleut tout le temps, on ne voit jamais le soleil, le monde font tous du sport, ça m’écoeure”. Lagacé de répliquer: “Quel temps de merde, mais c’est drôle tout le monde est bronzé”. Martineau: “Ils ne sont pas bronzés, ils rouillent…”. Température à Montréal aujourd’hui autour de 22C avec un superbe soleil. Vive le printemps! 

Pour la bitch en vous

Un site totally potins, savoureux surtout pour les commentaires décapants de Perez Hilton le “gay” le plus hot en ville.