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Plus je vieillis plus je m’aime

Avec la nouvelle année qui s’annonce on voit pointer le bout du nez des résolutions. Je perdrai du poids, je ferai de l’exercice, je jouerai plus avec mes enfants, je mangerai moins de chocolat et bla bla bla. De mon côté, je ne prends aucune résolution. Pas que je n’ai rien à changer to the contrary my friend, mais la meilleure façon de tenir une résolution bien c’est de ne pas en prendre. Je préfère continuer à rester saine et à “grandir” si je peux dire.

Tout ça pour dire que même si je ne prends pas de résolution, je fais toujours mon petit bilan perso de fin d’année et que cette année et bien c’est un bon cru. Je suis contente de moi, et venant de moi vous pouvez être certain que ce n’est pas peu dire, je ne suis pas trop du genre à me pitcher des fleurs. Je trouve que je m’améliore en vieillisant. J’ai eu une bonne et belle année. L’an dernier à pareil date ça allait moyen, mon Angélique me manquait énormément, je sentais un trou que je ne savais pas encore comment combler. Le temps a fait son oeuvre et je suis là, sans exagérer je dirais même que je suis là où j’ai toujours espérer être.

Dans la dernière année mon plus grand accomplissement personnel a été d’apprendre qu’on ne peut pas attendre des autres quelque chose qu’ils ne peuvent pas donner. J’étais souvent déçue et amer par rapport à mes attentes envers certains proches puis j’ai réalisé qu’au fond je n’ai pas le droit de m’attendre à des choses qu’on ne peut me donner. Que je dois me contenter de ce qu’on m’offre et que souvent pour ces personnes c’est déjà beaucoup, presque trop. Il m’arrive encore de rechuter, de m’attendre à quelque chose de précis et de pogner une débarque comme qui dirait, mais c’est moins souvent. Je vous le dis plus je vieillis plus je m’aime ;)

Mon autre grande réalisation, prendre compte, vraiment compte de l’ampleur de ma chance et de mon bonheur et de le savourer, lentement, la tête un peu en arrière comme lorsque le bon vin caresse le fond de la gorge. J’ai des enfants merveilleux, qui m’aprennent sur moi et sur la vie, j’ai un amoureux pas piqué des vers que j’aime, beaucoup, j’ai un toît, de la bouffe, du confort, j’ai des amis, une famille. Criss que je suis chanceuse. Non seulement plus je vieillis plus je m’aime, mais plus je vieillis plus la vie est bonne pour moi. J’attends donc la nouvelle année avec anticipation et je m’en souhaite une aussi bonne que 2006.

Petit bonheur

Hier souper de Noël du travail. Faut croire qu’il s’ennuie un tit peu, ils m’ont inviter et faut croire qu’ils me manquent j’avais le coeur tout serré de les voir. Juste de penser retourner au boulot j’angoisse, mais en même temps mes collègues me manquent, ils sont bien mes collègues. Ils sont même très bien.

On a donc fait le plein de potins, de nouvelles et d’histoires loufoques. J’étais bien contente de les voir, de parler avec des adultes, de pouvoir porter un chandail sans régurgit pendant une soirée, mais je suis rentrée avec bonheur. J’ai retrouvé mon petit mini qui attendait sa maman pour faire son dodo. Je l’ai pris, je l’ai collé sur mon coeur et j’ai fondu. Regard entre le Geek et moi, voix dans la brume : “Je suis tellement chanceuse” que je dis. “Et je suis tellement chanceuse de me trouver chanceuse”. Le Geek qui comprend tout sourit puis me dit: “Elle nous en a fait du bien notre mini fille hein.”. Lou s’est endormi sur mon sein, la main du Geek dans la mienne et mon coeur plein de bonheur et de ma petite puce. Dans ces moments là, je me sens presque coupable dêtre aussi heureuse… j’ai dit presque ;)

Passe-Partout

C’est aujourd’hui que le DVD de Passe-Partout se retrouve sur les tablettes. Et ça fait des vagues. De Hugo Dumas de la Presse qui en fait un brin trop (garde tes orgasmes pour ta blonde ou ton chum ou autres comme tu veux, mais svp garde les pour une meilleure cause) à Michel Dumais qui veut qu’on “Get a life” tout le monde a son idée sur la pertinence de l’émission, l’utilité d’un DVD et le reste.

Pour ma part, une partie de moi tend vers le point de vue de Michel Dumais, mais l’autre partie elle, ne réfléchit pas elle veut le DVD. Pas pour le montrer à ses enfants (ils regarderont s’ils veulent), pas pour l’aspect éducatif, pas parce que c’était meilleur dans le temps, non juste parce que ça me rappelle des souvenirs, des bons souvenirs. Juste pour la nostalgie. Le souvenirs des déjeuners devant la télé à délirer avec Passe-Montagne habillé en lapin qui est trop fatigué pour prendre sa cuillère. Pour le souvenir des trèves de paix avec mon frère, on ne se chicane pas devant Passe-Partout. Pour me rappeller. Mais je sais bien que ce n’est pas meilleur, c’est juste plus doux parce que ça goûte l’enfance et les souvenirs à la pelle. Et je pense que ma mère aimerait bien les voir aussi parce que ça lui rappellerait le temps où nous étions tout petit, tout à elle. Pas parce qu’elle en a ciré de Passe-Partout et des bons bons légumes, mais parce que ça goûte ses enfants et le temps où elle était jeune.

Passe-Partout ce n’était pas le meilleur, mais ça colore ce que j’étais, et ce que je suis devenue. C’est un flashback dans le passé, un petit coup d’oeil derrière, et tout le monde sait que le passé est toujours plus beau qu’il ne l’était vraiment. Tous les psys vous le diront, il faut vivre dans le présent, c’est l’avenir qui compte. Le passé faut le laisser aux oubliettes, faire la paix et passer à autre chose. Mais là juste pour quelques temps j’ai envie de remettre mes pyjamas à pattes, j’ai envie d’avoir 4 ans. C’est pour ça que j’acheterai le DVD, juste pour ça. Je me paierai une thérapie pour retourner dans le présent après ;)

Un autre petit tour…

J’en ai trop oublié des livres que j’ai aimé, je m’en veux quasiment. Alors je fais un autre petit tour question de remettre sur le tapis quelques incontournables de mon petit monde. Merci à vous pour vos expériences et vos coups de coeur. J’ai soudain une envie dévorrante de livres. Je lis comme plusieurs d’entre vous beaucoup moins depuis l’arrivée de mes cocos, mais chaque fois que je m’y remets je me dis que je n’aurais pas dû négliger ma lecture autant. Je suis toujours de meilleures humeurs après un bon (de préférence) livre.

L’odeur du café de Dany Laferrière: J’aime Dany Laferrière d’amour. J’adore sa façon directe et sans faux semblant de donner son opinion. J’aime sa profondeur toute en nuance et j’adore ses livres. Je n’ai jamais mis les pieds en Haïti, mais mon petit doigt me dit que ça doit ressembler à ce que Dany en dit. Un grand merci à ma copine Véro qui m’a fait découvrir l’odeur du café, un roman d’une sensualité incroyable.

Michel Tremblay: Tout de lui, oui même le supposé moins bon. J’en ai parlé dans les commentaires de mon précédent billet, mais je me devais d’en reparler. Michel Tremblay c’est pour moi une porte d’entrée sur le monde de ma grand-mère et de ma mère. Une manière pour moi de mieux les comprendre et de sourire à leur “chéseuse” et “carenas”. Une façon aussi de ramener le Plateau sur terre ;)

The Hours de Michael Cunningham: J’ai lu le livre avant d’avoir vu le film qui était aussi fort bon, mais le livre lui était plus que bon, il était divin.
Je l’ai lu en version originale et j’ai craqué. Du coup, j’ai découvert Virginia Woolf.

Gaston Miron: Découvert grâce à une exposition à mon ancien lieu de travail. J’y suis allée sur l’heure du dîner, juste comme ça. Ah le pouvoir des mots. La marche à l’amour c’est d’une puissance et d’une justesse incroyable. Je ne suis pas une super amoureuse de poésie, mais là c’est impossible de résister.

Je n’ai pas lu tous les grands classiques. J’en ai lu certains. J’en ai aimé plusieurs et j’en ai détesté d’autres. Le père Goriot de Balzac, pas capable, mais Victor Hugo par exemple plus d’une fois. Il me reste tant de livres à découvrir et si peu de temps… quand bien même je vivrais 100 ans ce ne serait jamais assez.

Et contrairement à ce que disent plusieurs bibliothécaires, j’ai choisi la profession aussi parce que j’aime les livres, pas uniquement pour ça, mais en partie. En fait, un bibliothécaire se doit d’aimer les livres selon moi, sinon ce serait comme un cordonnier qui a une sainte horreur des pieds. On s’entend il travaille pour les souliers, mais le pied reste sa base. Moi et mes métaphores à dix cennes, je vous laisse là-dessus je m’en vais me soigner le pied d’athlète.

3 ou 328 du pareil au même

Vous savez c’est quoi le plus drôle quand tu as un troisième bébé? C’est qu’une fois passée le choc initial et les commentaires stupides, les gens nous demandent (et ça très souvent) c’est pour quand le prochain. Bon ok je veux bien croire qu’on est hors norme, mais est-ce qu’on peut respirer un peu svp. Heille ma cicatrice de césarienne n’est pas encore guérie complètement. Avant de penser à un autre je vais attendre d’avoir oublié un peu. Je fais donc toujours une réponse un peu vague du genre “On verra, on ne pense pas encore à ça, c’est possible, dans le temps comme dans le temps”, vous voyez le genre. Et là devinez ce qu’on me dit. Et bien on me répond souvent: “Ah bien trois je trouve que c’est un chiffre platte, moi je laisserais pas ça là, faut avoir un chiffre paire.” Ah bien excusez moi madame monsieur qui n’ont souvent même pas UN enfant.
C’est comme si une fois dépassé trois, il n’y a plus de limite, envoye quatre pis pourquoi pas cinq. C’est drôle parce qu’au fond c’est innocent ces remarques là, mais ça vient me chercher. Ça et lorsque les gens me disent que j’ai trop d’écart entre mes enfants. Qu’est-ce qu’ils connaissent à ma vie? On ne choisit pas toujours et même si c’était ainsi ça regarde qui? Que mes amis ou même des connaissances me le demande je veux bien, mais des inconnus à l’épicerie, sur la rue? Quand même…

Pour étancher votre curiosité je ne sais pas s’il y aura un 4e. Au début, dans les premières semaines, j’aurais dit non, on pensait même passer le Geek à la tronçonneuse (mais non mon amour il paraît que ça ne fait pas si mal ;) ), mais le temps passant, je ne suis plus certaine. Je n’ai pas encore fait une croix complète sur la maternité même si je suis loin d’être certaine de pouvoir refaire tout ça. Enfin, on verra et d’ici là svp ne demandez pas aux femmes de trois enfants avec un mini bébé que vous ne connaissez pas c’est pour quand le prochain. Pour ma part, je réponds souvent en demandant combien ils ont d’enfants et s’ils répondent moins de 3, je dis que j’en aurai un autre quand eux en auront 3. Généralement, ça marche plutôt bien.

Les femmes des fois…

Moi en particulier… et ce que je peux être compliquée des fois. Mère indigne a fait un excellent billet sur la propension des hommes à s’amuser un brin plus que nous et à être plus détendu dans la vie surtout avec les marmots. Je ne peux que la seconder je vous explique.

Ce soir le Geek a un 5 à 7. Tu comprends “ça va me faire du bien”. J’aime mieux m’arrêter là, disons que le choix de mot n’était pas judicieux. Comprenez moi bien par exemple, je n’ai rien contre que le Geek sorte, il ne le fait presque jamais (4-5 fois par an), il est très raisonnable là-dessus alors ça ne me dérange pas. Ça ne m’empêche pas d’être un peu jalouse, pas jalouse qu’il sorte, là encore si je lui demande il va accepter sans hésiter que je m’aère. Non, je suis plutôt jalouse de sa désinvolture.

Il sort et il ne pense pas à nous deux secondes (il va peut-être dire le contraire, mais s’il y pense c’est justement 2 secondes), zéro culpabilité. Si je sors alors là attention “guilt attack” de ma part. Je me sens mal juste d’y penser. Encore là pas que je n’ai pas confiance au Geek loin de là, c’est juste que je me sens mal d’abandonner (oui, abandonner pas laisser) mon bébé. Quelle mauvaise mère laisse ainsi son tout précieux? Une mère s’est supposée ne vivre que pour sa marmaille, ne pas avoir envie d’autre chose, non? Alors je culpabilise, j’angoisse. Et le pire c’est que j’en ai moyennement envie, je suis bien avec mon tout petit, mais en même temps ça me ferait du bien c’est indéniable… Ah les contradictions.

Je vous donne un autre exemple. La sortie du Geek fait que je suis seule avec les trois enfants ce soir. Pas grave, je suis capable, mais au lieu de me dire “super une soirée avec mes cocos” voilà tu pas que je me fais tout un scénario et que je stresse à l’avance en plus sur ce que je dois faire. Bon je dois planifier le souper (pourvu que mini Coco ne boive pas à cette heure là), les devoirs de la petite (il faut tout réviser c’est le contrôle demain), il faut que je vide le lave-vaiselle (sinon je ne pourrai pas mettre la vaiselle sale dedans ça va traîner dans le lavabo et ça va me déprimer), il faut faire des biberons (ça je n’y échappe pas… mon doux est-ce que j’en ai encore assez là?), Il faut que je m’habille et que je prenne ma douche (bon on peut passer la douche, mais pas l’habillage je dois aller chercher Cocotte à l’école quand même), le dîner aussi de Coco et accessoirement de moi (faut que ce soit santé et équilibré en plus), et il faudrait bien que je fasse un peu de ménage (la belle-mère et le beau-père débarque pour le week-end). Alors voilà je m’en mets trop évidemment. Alors que le Geek lui dans la même situation s’en ferait beaucoup moins, les enfants auraient mangé (peut-être à des heures bizarres, peut-être moins santé, mais ils seraient nourris), les devoirs seraient faits (probablement moins en profondeur, mais Cocotte aurait la même note c’est déjà prouvé), bon le lave-vaisselle ne serait pas vidé et il n’y aurait pas de ménage de fait, mais le Geek aurait eu le temps de lire le journal, regarder ses courriels et bu trois cafés… Les femmes des fois. Bon je vous laisse, au lieu de faire du ménage pendant que Cocotte révise les additions, Coco joue avec son train et mini Coco sieste, je blogue. Bad, bad, bad woman!

Le féminisme

Comme plusieurs milliers d’entre vous j’ai regardé Tout le monde en parle dimanche et j’ai vu le passage de Benoîte Groult cette pionnière du féminisme. Depuis je lis un peu partout des réactions à son passage, sur des blogues, dans le journal, même le Geek commentait live lors de l’émission. J’ai tout entendu, mais surtout des gens qui réagissaient assez fortement à son discours. Certains la trouvent radicale de dire que de rester à la maison c’est renier son féminisme, que d’être fidèle c’est impossible, que le droit à l’avortement c’est essentiel, etc.

Moi aussi j’ai réagi sur certaines choses. En gros, je suis d’accord avec plusieurs points de vue notamment que le féminisme c’est de pouvoir faire des choix. Ce n’est pas de travailler à tout prix, mais de choisir ce que l’on veut. Mais en même temps je la comprends moi Benoîte Groult. Je la comprends de ressentir de l’amertume face à notre désinvolture alors que cette femme c’est tellement battue pour des choses qui nous semblent acquises aujourd’hui. Alors que sa génération devait se battre comme des forcenées pour avoir le droit de travailler, nous voilà à choisir de rester à la maison.

Je vais faire un parallèle pour illustrer ce que je veux dire, un gros parallèle, mais ça vous donnera l’idée de ce que je veux dire. Disons que vous passez votre vie à crever de faim, à ne rien avoir à bouffer parce que rien ne pousse sur vos terres. Après des années de recherches et d’essais vous finissez par découvrir une sorte de céréale qui pousse et qui pousse bien. Tout à coup, vous mangez, et à votre faim en plus. Vous réussissez même à produire des surplus que vous vendez pour acheter d’autres variétés de produits à manger. Après tout ce travail, vous récoltez. Puis 2 générations plus tard, vos petits enfants vous disent qu’ils ont décidé d’arrêter de récolter la fameuse céréale, qu’elle n’est pas très bonne et que de toute façon vous n’avez plus besoin de produire, vous êtes assez riches maintenant pour vivre de vos réserves. Ça vous fait chier… ces petits blancs becs ne comprennent rien… Une autre image ce pourrait être d’avoir souffert de malnutrition toute votre vie jusqu’à la découverte de la fameuse sorte de céréale pour avoir une petite fille annorexique 50 ans plus tard… Gros comme exemple, mais vous voyez l’idée. Je pense que c’est ce que Benoîte Groult ressent… On prend les choses pour acquis, on veut choisir, ce qui est bien, mais pour ceux qui se sont battues le choix leur semble aberrant. Quand tu te bas corps et âmes pour quelque chose ça doit sembler plutôt incroyable de voir ceux pour qui tu t’es battu ne pas en profiter quelques générations plus tard.

Cela étant dit je pense que le féminisme c’est en effet d’avoir le choix… mais pas le choix de seulement quelques aspects, le choix de tout. Le choix de travailler ou rester à la maison, d’allaiter ou non, d’accoucher sous épidurale ou naturel, de faire ou de ne pas faire d’enfant, d’avorter, etc. Être féministe ça ne veut pas dire d’être en accord avec tout ça, de ne pas avoir de préférence, mais ça veut certainement dire de respecter les choix de chacun et de ne pas oublier qu’il y a de cela pas si longtemps des femmes comme Benoîte se sont battues pour ce choix. Et aussi de ne pas oublier que d’autres ne se gênent pas pour retirer cette possibilité de choisir… Être féministe c’est être libre… libre de choisir.

Le printemps est fini…

Et bien le printemps achève, je dirais même qu’il agonise. Je sais vous allez me dire que ce n’est pas le printemps, qu’on est à la fin septembre que c’est plutôt l’automne, mais je ne vous parle pas de ce printemps là. Non, je vous parle plutôt de mon printemps à moi, le printemps de ma vie. C’est qu’à 31, je pense qu’on ne parle plus de printemps, non c’est maintenant l’été. Sortez les maillots de bain, la crème solaire, les ballons de plage, on change de saison.

Je demandais au Geek si l’été le tentait et il me disait qu’il adore avoir chaud, que ça l’inspire. Ça m’a fait un peu peur pour l’automne et l’hiver, mais puisqu’il a réponse à tout il m’a dit que l’automne c’est visuellement la plus belle saison et que les meilleurs séances de collage sont celles de l’hiver.

Alors voilà allons-y pour la chaleur… Ça me fait donc 30 printemps + 1 été aujourd’hui.

Je lui en bouché un coin…

Ma langue a encore faire des siennes, ma langue plus rapide que ma tête.

Je suis à l’épicerie à 20h00 pour m’acheter un chou. Le chou a des vertus incroyables pour les seins engorgés. Oui, oui, je vous le dit, je vous le jure, ça marche. Vous mettez les feuilles de chou (vert) sur le sein et hop l’engorgement diminue. Bon ce n’est pas miraculeux, mais ça marche bien et ça soulage vachement. Vous ne me croyez pas, ça vous bidonne l’idée du chou sur le téton, je m’en fous vous n’avez pas le sein qui va exploser, vous n’êtes pas désespérée, une femme en post-partum me comprendrait. Bref, on n’a plus de chou et j’ai le sein bien engorgé, je pars donc m’acheter un chou question de dégorger la chose.

Pour bien comprendre mon état d’esprit disons que je suis fatiguée (je me demande pourquoi… parce que je me lève toutes les nuits plein de fois? parce que je ne dors pas plus de 2 heures d’affilées? peut-être bien…). Enfin, je suis fatiguée et j’ai le cerveau un peu mou donc je parle avant de penser.

Je me retrouve donc à l’épicerie en file avec mon chou dans les mains. Évidemment, je me retrouve dans la file la plus lente même si c’est la supposée file express. Derrière moi un gentil monsieur au cheveu blanc, ses billets de loto en main, il me regarde et je sais que je vais y avoir droit. Il a envie de jaser, de connecter, je le sens et j’ai raison parce que même si je ne le regarde pas il s’empresse d’amorcer la conversation.

-”Ah bien, c’est spécial ça un chou. Acheter juste un chou.” De me dire gentil monsieur.

Quelqu’un peut-il me dire pourquoi je tombe toujours sur les gens qui posent des questions sur mes achats? Bon c’est certain qu’un chou c’est plus inoffensif que des serviettes sanitaires, mais la réponse elle…

-”Ah oui un chou c’est spécial, mais vous savez ce qui est spécial c’est ce que je vais en faire du chou.” Que je lui dis.

-”Ah oui des cigares au chou?” De demander monsieur bien intrigué.

-”Non monsieur, je vais les mettres sur mes seins. Vous voyez je viens d’accoucher et le chou ça dégorge les seins. Ça marche bien.” Que je lui sors.

-”Ah… bien… eh… ok.” De dire gentil monsieur complètement bouché.

Là je réalise ce que je viens de dire, mais au lieu de me sentir un peu mal, je suis crampée. J’ai payé mon chou, j’ai souhaité une bonne soirée à gentil monsieur et je lui ai fait mon plus beau sourire. Il n’a rien dit, mais je sens qu’il en a eu pour son argent.

Trop…

Il est trop, trop… trop tout. Je ne suis pas groupie pour cinq cennes, j’admire de façon intense peu d’artistes, vedettes, chanteurs, etc. Il y a bien ceux que j’aime, mais ça se limite à de l’admiration pour leur boulot. Il y a une seule exception, le beau grand blond, Marc Labrèche. On s’entend il n’est pas un dieu du corps, mais il a ce quelque chose pour lequel je craque. Il respire le sexe ce mec… J’ai fait la gaffe de le dire au Geek… Vous auriez dû y voir la face… et les commentaires qu’il m’a sorti… “pas si beau que ça”, “l’air un peu fif”… Du commentaire de mâle en péril. Enfin pourquoi parler de Marc Labrèche me direz-vous, et bien pour deux choses.

D’abord, procurez-vous le dernier Elle Québec. En plus, de vous foutre mille complexes en regardant les filles aux pas vrais seins et pas vraies fesses le rédacteur en chef invité est Marc Labrèche. Son texte sur son désir de comprendre la femme dans son plus profond est savoureux et dénote un talent plutôt certain pour la prose. Ah… En plus d’être beau, sexuel et intelligent, il écrit bien ;) Enfin, ça vaut la lecture… même le Geek l’a lu… et a aimé ;)

Deuxièmement, je vous parle de Marc Labrèche pour vous donner mon truc ultime contre le blues… Un petit coup de vidéo, un Brenda téléphone Becky. Une collègue m’a envoyé le vidéo la première fois et depuis ce temps à chaque moment un peu down je me le repasse et je me marre tellement. Je me le suis jouée dernièrement et j’ai retrouvé mon sourire. Pour ceux qui se demandent, le téton ne va pas mieux, je dirais que c’est pire. Je persiste encore un peu, mais la capitulation approche et je me sens bien par rapport à ça. J’ai fait ce que je pouvais pour mini Coco et advienne que pourra. D’ici là je me passe Becky téléphone Brenda et je fais l’étoile. Merci Marc.

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