Archives de la categorie 'Parler pour parler'

Question de perception

On dit de nos jours que le poids obsède les gens, que l’obésité est le nouveau fléau, que nos jeunes focusent trop sur la grosseur et bien je dirais que notre société est en effet un peu malade. Je vous explique.

Mon Coco de cinq ans c’est un petit format, un pas de courbe comme on dit en souriant. Il est mince, en fait pour être honnête on peut même dire qu’il est maigre, pas une once de gras sur petit monsieur, un vrai “rack à chip”. Il a d’ailleurs droit à son lot de remarques du type “C’est pas gros ça mon ami”, “rack à chip”, “la peau pis les os”, bref vous voyez le genre. Malgré sa “maigreur” pas une seule fois je n’ai entendu de commentaire sur ce qu’il bouffait, on ne m’a jamais dit de le faire manger, de le nourrir le pauvre petit. Avant que vous vous inquiétez puisque j’ai soulevé la chose, sachez que Coco mange à sa faim et que sa faim est grande, très grande. Il lui arrive de manger plus que le Geek qui ne donne pas sa place non plus. C’est plutôt fascinant de voir un si petit bonhomme manger autant. Coco est maigre, il est ainsi tout simplement, on le remarque, mais ça s’arrête là.

Mini Coco maintenant…

Mini Coco est un haut de courbe. Proportionné poids grandeur, mais beaucoup plus grand et gros qu’un bébé de 8 mois moyen. C’est un beau bébé en parfaite santé avec des courbes incroyables. Disons qu’il y a du gras après ce bébé là. De belles joues rondes, un gros bide, des cuisses pleines de plis, un beau gros bébé. On le remarque, il a son lot de commentaires du type “Méchant gros bébé”, “wow le tocson”, “Il est plein de lait ce bébé là”, “un petit obèse”, et ça continue dans ce registre. Ça ne me dérange pas plus qu’il faut, la majorité des gens le disent en souriant, en signe de gros bébé égal bébé en santé. Là où ça ne marche plus pour moi ou je décroche c’est lorsqu’on me parle de régimes, de diètes. Oui, de diètes! Et pas que rarement, souvent. On me lâche un “va falloir le rationner ce petit là, il va être gros plus tard”, “faudrait pas lui donner à manger autant, c’est pas bon ça”. C’est parce qu’on parle d’un bébé de 8 mois, 8 petits mois. On ne met pas un bébé de 8 mois à la diète, on ne rationne pas un bébé, un bébé n’est pas obèse. Ça me scie à chaque fois.

Mais ce qui me trouble le plus c’est qu’on ne s’inquiète pas de l’alimentation de mon petit maigre alors qu’on s’en fait pour mon petit gros… Il me semble que cela en dit quand même long. Bref, tout est toujours question de perception.

Ayoye

Qui est-ce qui n’a pas fait de vélo depuis 3 étés? Moi

Qui est-ce qui s’est pris pour une pseudo Lance Armstrong en fin de semaine? Moi (pseudo j’ai dit)

Qui est-ce qui marche les jambes écartées aujourd’hui et qui souffre de partout? Moi

Mais c’était bon… Faut vraiment que je change ma selle par exemple parce que j’en ai de la difficulté à m’asseoir. C’était toutefois quelque chose à voir, le Geek qui traîne la remorque avec Lou, Moi qui traîne Coco avec sa girafe et Cocotte qui se traîne tout seule (heureusement). On faisait grosse famille. Vive le printemps!

N’importe quoi…

Cette semaine avant que le soleil ne se décide enfin à nous honorer de sa présence, j’ai fait une petite excursion livresque. Près de chez moi il n’y a que le Archambault qui vaut le détour en matière de choix et de sélection. Le Renaud-Bray est gros comme ma main et ne tient que les “best-sellers”. On aurait pu s’attendre au contraire, mais parfois la vie nous fait des surprises (bon c’est pas si intense que ça, on parle de choix de livres quand même).

Enfin tout ça pour dire que je me pointe chez Archambault. Premier constat, on ne te veut pas là avec une poussette. J’ai fait tomber deux présentoirs, écrasés quelques orteils et sacrées un coup en tentant d’atteindre mon but. Mais le summum, la cerise sur le sundae c’est à la caisse que je l’ai eu. J’ai finalement acheté quelque chose (dah… moi dans magasin de livre, moi faible, moi résistée, moi pas capable, moi achetée) et là je vois l’impensable. Des gratteux et des machines de loto-québec… De la loterie! Chez Archambault! Je vous le jure. Bien j’en reviens pas. J’ai même demander à la caissière, mais bon j’ai passé pour une demeurée parce que c’est écrit en lettre de 10 pieds, il y a plein de pub de mauvais goût (genre un bon livre est bien meilleur sur une plage - Gagnant à vie, 1000$ par semaine à vie). De la loterie dans un magasin de disque, de livres, d’instruments de musique et de revues. On aura tout vu. C’est peut-être snob de ma part, mais ça n’a pas sa place. Déjà qu’il faut se tapper la loterie à l’épicerie et au dépanneur, maintenant chez Archambault.

Vous en pensez quoi vous?

Ah et en pensant finito Archambault, je suis pas d’accord alors j’exprime à ma façon, avec mon $ que je ne mettrai plus là.

Alléluia

Mario Dumont est chef de l’opposition. Praise the Lord! Le sauveur est arrivé. (Afin que ce soit clair à 100% - Ironie ici!). Non mais on se calme svp, les nerfs pompons. Je me méfie toujours comme de la peste des sauveurs, des messies. Si en plus le sauveur c’est Mario Dumont… mais ça c’est un parti pris. Ok, à quelque part je peux comprendre, car en lisant les différents programmes je dois avouer que celui de l’ADQ était le plus clair et direct. Toutefois, il ne suffit pas de promettre, il faut pouvoir faire. Ce que je veux dire, c’est que Mario ne changera pas le monde en deux coups de cuillères à pot. On parle de politique ici, ça ne bouge jamais vite.
Je ne suis plus capable d’entendre dire: “Mario va arranger ça, il va régler tous les problèmes”. Ouin me semble. Enfin on verra. Sauf que “slaquer” le sauveur et attendons voir.

Les profs

Rencontre de parents hier avec l’enseignante de Cocotte. Une vraie bonne prof, qui a toute les qualités. Pas de surprise non plus, Cocotte a un potentiel démentiel, un coeur grand comme une montagne, mais l’esprit lunatique et l’effort quelque peu chambranlant. On va travailler ça (bien que le “on” exclue généralement la personne qui parle laisser moi vous dire que dans ce cas-ci la personne qui parle est plus qu’inclue ;) )

Bref, petite rencontre intéressante, parle parle jase jase, règle des détails et hop de retour chez nous. Chaque fois que je mets les pieds à l’école primaire je dois m’attacher pour ne pas hurler ou frapper quelqu’un. De kossé me direz-vous? De cette incroyable faculté qu’ont plusieurs professeurs à s’autoflageller. Autoflageller? Oui, vous savez le “on fait ce qu’on peut avec 23 élèves dans la classe”, “y a personne pour nous soutenir avec les cas problèmes”, “c’est rendu difficile, on a pas de soutien”. Comprenez moi bien je suis tout à fait d’accord avec le fait que les profs souffrent et sont plutôt mal encadrés. Je viens d’une famille où il y a du prof de primaire au pouce carré (soeur, belle-soeur, alouette) et combien de discussions avons-nous par année sur les pôvres professeurs? 200 000 minimums. Je louange leur travail, je leur accorde toute l’importance qu’ils ont (formateur de notre merveilleuse marmaille), mais on s’entend qu’il y a aussi des bons côtés à être prof et qu’on pourrait en parler des fois non?

Bon là les profs qui me lisent vont dire “check bien ça elle va nous sortir l’été de vacances”. Oui pourquoi pas. C’est un avantage l’été de vacances. Ils en ont besoin, certain, mais il y a plein de monde qui en aurait besoin et qui ne l’ont pas (les infirmier(e)s par exemple) alors c’est un avantage. Les horaires plus flexibles, les congés, les fériés, etc. Mais au delà de ça le plaisir d’enseigner peut-être? Ça ne compte pas ça? À entendre certains profs parfois on croirait qu’il n’y a aucun plaisir. (J’ai dit certains).

Hier, je me suis tappée les doléances de toute une série de gens. Et vous savez ce qui m’a réconcilié? Quand la prof de ma fille après que je lui ai dit que ça ne devait pas être évident d’enseigner la syntaxe à des enfants de 9 ans m’a répondu “Leur apprendre quelque chose et voir dans leurs yeux qu’ils ont compris juste un peu c’est le plus grand bonheur. Presque un orgasme”. Ça m’a fait du bien à entendre.

Je le sais que je touche à l’intouchable, mais j’avais envie (lire besoin) de le sortir. J’attends vos commentaires.

Reconnaissance

Le dernier billet d’Aline m’a donné envie de faire ma propre chronique “je suis reconnaissante”. On met tellement l’accent sur ce qui va mal parfois qu’on en oublie tout le beau. Alors allons-y je suis reconnaissante de…

-D’avoir une famille à moi aussi satisfaisante. Mes enfants et mon amoureux sont géniaux. Ils me comblent au delà des mots. Il n’y a pas une journée où je ne m’épate pas devant un de mes cocos. J’aime mon Geek comme au premier jour. C’est “full quétaine” comme dirait ma grande, mais c’est bon, vraiment bon.

-De mon confort. J’ai une maison, de la bouffe en quantité, de quoi me vêtir, assez d’argent pour des loisirs. Je ne manque de rien et je sais que c’est une chance pas possible. La misère, le manque c’est affreux. Je suis reconnaissante de pouvoir vivre dans un certain confort, on n’est pas riche, mais on est loin d’être pauvre.

-D’avoir trouvé ma voie professionnelle. Je dois travailler et je suis reconnaissante de pouvoir faire quelque chose que j’aime.

-De mon entourage, ma famille, mes amis. J’ai la chance d’être bien entourée, soutenue et ça compte.

La liste pourrait s’allonger, mais je n’ajouterai qu’une chose. Je suis reconnaissante d’avoir vécu une épreuve importante, celle-ci m’a permis de beaucoup mieux voir tout ce dont j’avais à être reconnaissante pour.

La musique

Je vous ai déjà parlé de mon amour inconditionnel pour les livres, de mon lien quasi charnel avec eux, ma relation avec la musique est différente. Je n’ai pas d’oreille ou si peu. Et je ne vous parle pas de mes talents de chant… talents… Hahahhahaha…. À go on se roule à terre. Je n’exagère même pas malheureusement. J’ai joué de la clarinette quelques années, je me débrouillais correctement, mais disons que la seule orchestre auquel je risque de participer c’est celle de ma chambre. Ce qui fait que je n’ai pas de relation aussi intense et intime avec la musique qu’avec les livres, mais j’ai quand même mes chansons de coeur, mes tounes quoi. Je vous donne un aperçu, en échange vous me faites part des vôtres. Deal? Deal!

- Au sommet il y a Richard Desjardins dans toute son entièreté. Je ne peux pas choisir une pièce, c’est la totale avec lui. Le pouvoir des mots dans toute sa plus belle splendeur. Qu’est-ce que je donnerais pour avoir écrit des choses aussi intense que : “j’avancerai vers toi avec les yeux d’un sourd”, “je suis l’océan qui veut toucher ton pied”. Quand il chantonne “je veux toucher du doigt la peau de tambour”, je craque. C’est pour moi le summum de l’érotisme. Et tout ça de la tête d’un bonhomme qui drague des minettes autour d’une grosse dans un bar de Rouyn. J’ai vu l’homme dans son élément naturel, disons que c’est un authentique ;) Mais ça n’a pas fait baisser mon admiration d’un iota.

Silence de Taïma: J’ai découvert le groupe par hasard au détour d’une borne d’écoute chez Archambault et je suis tombée sous le charme immédiatement. Une musique splendide, de beaux textes et un quelque chose d’exotique. La pièce Silence m’a touché. “Je vais t’emmener devant la mort, quand la vie part voir si ton coeur battera d’amour encore…”, le tout chanté avec la magnifique voix d’Elisapie Isaac. Magique.

Dis tout sans rien dire de Daniel Bélanger: Je suis un peu groupie de Daniel Bélanger, j’aime ce qu’il fait, mais j’ai un faible prononcé pour cette chanson en particulier. Quelque chose dans le ton, dans la façon de chanter.

One de U2: Toute ma jeunesse dans 3 minutes et demi. Bono beau comme un Dieu, des paroles touchantes et la fabuleuse guitare de The Edge.

La bohème de Charles Aznavour: Mon vieux papi adorait la grande chanson française. Chaque fois que j’entends Aznavour je sens la main de mon grand-père dans la mienne.

L’album Little earthquakes de Tori Amos: en plus d’être un excellent album, ce dernier goûte l’amour naissant entre le Geek et moi. Un futon défraîchi, un appartement trop froid, Tori en bruit de fond, le plus beau des ténébreux et c’est moi dans ses bras. Nous sommes allées la voir en spectacle un an plus tard… déception… Une rousse qui n’est pas rousse, une fille de pasteur dont le père n’est pas pasteur… bref un mensonge, mais l’album sonne toujours aussi doux à mes oreilles.

Et il y en a des tonnes d’autres, la toune qui jouait le soir où notre Cocotte a été conçu, celle de notre mariage, celle sur laquelle j’ai poussé mon Coco hors de moi. Bref, mes chansons sont souvent associées à des moments spéciaux.

Alors maintenant votre part du deal, vos chansons! Go!

Saint-Valentin

Depuis hier je pense à ce que je vais écrire pour la St-Valentin et je ne trouve pas… Je pourrais évidemment vous parler de mon Geek, mais pour dire quoi exactement? Que je l’aime? C’est l’évidence, le Geek c’était mon mec avant de l’être, je l’aimais avant de le connaître, c’est simple comme ça. Je pourrais vous parler de la première fois que je l’ai vu, de combien je le trouvais beau, de ses jolies fesses dans son jean. Je pourrais vous parler de la première fois que je l’ai embrassé, du goût de ses lèvres que je retrouve encore 12 ans plus tard en fermant les yeux. Je pourrais vous parler de la première fois où je suis devenue sa femme, mais tout ça n’a de sens que pour moi. Alors quoi dire?

Je ne suis pas une romantique, je n’aime  pas particulièrement recevoir des fleurs (ce qui est fort heureux, le Geek n’étant pas un donneur de fleurs ;) ), j’aime trop le chocolat pour le réserver à une seule fête et il y a longtemps avec les enfants que j’ai dit adieu au souper romantique et au séance intense de colle-colle sur la table de cuisine… Je pourrais vous avouer mon faible quétaine alors, ce que je trouve le plus romantique. Mon côté rose, cucu? Oui pourquoi pas.

Alors voilà je suis une finie du country… Oui, oui du country. Richard Desjardins qui gratte sa guitare dans J’aime une fois j’aime pour toujours, Patrick Normand, Dolly Parton, Johnny Cash, tout. Le quétaine, le hot, tout, tout, tout. Willie Lamothe que je sérénade à mon Lou tous les jours. Un petit coup de country et je deviens toute chose, je fonds. C’est le summum du “romantik”. Je vous l’avais dit que j’étais cucul finie ;)

Bonne St-Valentin mes petits coeurs et tiens je vais vous souhaiter une journée ordinaire et 364 autres de pure passion parce qu’à choisir on en veut plus qu’une non?

Je le savais

Je le savais que je me ferais avoir avec ces maudits chèques de pseudo frais de garde (crédit pour frais de garde pour enfants de moins de 6 ans du fédéral - 100$ par tête de pipe). J’ai demandé à “notre” comptable (le chum de ma meilleure amie, pratique ;) ) de me faire des projections pour nos impôts. Je m’attendais à devoir quelque chose puisque le RQAP retient pas assez… mais j’avais momentanément oublié le putain de chèque du fédéral… imposable… Quel beau cadeau, on te donne un beau chèque, mais on te l’impose…

Et bien devinez quoi? Grosso modo je dois l’impôt des chèques… Et oui… Merci monsieur Harper. Alors pensez-y si vous recevez ce cadeau, on vous attendra dans le tournant. Me voilà donc obliger de mettre les prochains chèques de côté pour payer l’impôt… Je le sais, il y a pire, c’est quand même de l’argent qu’on nous donne… Oui, mais pareil, pour nous ça va, mais je ne peux pas m’empêcher de penser aux familles très serrés (et je vous parle même pas des pauvres…). Merci gouvernement fédéral que c’est bon être canadienne ;)

Faut que ça sorte

Bon j’avais dit pause, mais là il faut que ça sorte. Il y a des journées comme ça où les choses ne vont pas mal, mais elles ne vont pas bien non plus. Hier, était une journée comme ça.

Je me retrouve avec les trois enfants, le Geek ayant décidé d’aller faire le brave et le cave (ça rime) en allant travailler entre Noël et le jour de l’an (je prends des vacances après qu’il me dit, quelqu’un peut m’expliquer le lien?). M’enfin… Bref, je suis seule avec les petits et c’est une journée de c… Les enfants sont fatigués de Noël, les deux grands se chicanent sur tout et pour tout, et Lou boit aux deux heures des 8 onces, il chiale sans arrêt et ne veut que se faire bercer en position face vers l’avant incliné à 38 degré sud (pas 39 là et plein sud).

Je me décide donc à amener la marmaille dehors, ça va faire du bien et il n’y a rien comme la neige pour faire régner l’harmonie… Oh boy que j’y ai eu droit.

J’habille donc tout le monde entre deux “j’ai pas mes mitaines”, “mon frère me regarde”, “elle dit des menteries”, et gnan gnan gnan. Je garde Lou pour la fin, après avoir mis moi-même mon manteau. Une fois bébé habillé, monsieur décide de remplir sa couche. Maudite marde (c’est le cas de le dire). Déshabille bébé après avoir mis les deux grands dehors pour les empêcher de cuire en espérant qu’il ne s’entre-tue pas et là évidemment mon petit monsieur m’a fait le paquet de l’année, ça déborde (heureusement pas dans l’habit de neige, il y a toujours bien ça de pris). Change donc complètement tit-homme, toujours avec mon manteau sur le dos puis rhabille et sors enfin.

Là bien je constate que le traîneau est dans le cabanon et qu’il y a trop de neige pour la poussette. Traverse donc la cour et les escaliers glacés avec bébé dans les bras et les deux grands à un pouce et quart chacun de mes jambes, arrive au cabanon, ciboire c’est barré. Il y a juste notre tondeuse, des pelles, le traineau pis la balayeuse de piscine dans le cabanon. J’ai beau expliquer au Geek que ça sert à rien de le barrer, monsieur insiste pour mettre un cadenas master. Ça sert à rien de dire qu’en tirant un grand coup le voleur de tondeuse en décembre arriverait à arracher toute la serrure au complet, il y tient. Je refais donc le chemin à l’envers pour aller chercher la clé dans l’armoire de la cuisine, du coup je mets de la neige à la grandeur de mon plancher frais lavé (non mais réalisez-vous la valeur d’un plancher frais lavé pour une mère de trois enfants?). Refais le même trajet, sors le traîneau et hop on est parti. Heille j’y pense j’aurais dû le donner le grand coup sur le cadenas moi… Next time.

Une maison plus loin (pas un coin de rue, une maison) Coco a envie de pipi (évidemment). Là j’ai sérieusement pensé revirer de bord, rentrer tout le monde, les plugger devant la télé et me faire un café rehaussé, mais bon j’ai gardé mon calme et j’ai ramené monsieur à la maison. Un pipi plus tard et on repart. Sur le chemin et durant notre escapade on se sera battu avec un tracteur à trottoir (des malades ceux là), Lou aura failli être écrasé dans son traîneau par un chauffeur de taxi (il n’a même pas vu ce qui lui tombait dessus celui-là tellement je lui ai pété une coche de compétition), Coco se sera pété la gueule sur la glissade glacé du parc, Cocotte aura marché dans de la crotte (comment elle arrive à marcher dans de la crotte sur un trottoir enneigé (c’est blanc la neige, brun la crotte, me semble c’est visible) ça me dépasse) et j’aurai croisé une des voisines (c’est tu pas beau).

Je suis rentrée à la maison crevée comme si j’avais passé trois semaines à courir sans m’arrêter. Pas besoin de dire que j’attendais le Geek… de pied ferme :)

Ah!!!! Ça fait du bien d’en parler!

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