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Pas mort… mais pas fort

Je l’ai déjà dit, je n’ai aucun doute sur bébé #4, aucun, pantoute, quedalle… mais quand la gastro frappe chez nous, j’ai beau ne pas douter j’appréhende un peu ;) Et oui la sacrament, de cr**, de sale c’est pointé chez nous. Tout le monde sur le dos sauf (petite voix qui touche du bois) moi. J’aurais plein de choses que je trouve très drôle à vous raconter, mais je ne suis pas certaine que ça vous ferait rire. Je pense que les histoires de gastro vaut mieux que je les garde pour moi, vous ne pourrez pas dire que j’ai pas bon coeur. Alors je vais y aller pour un petit melting pot d’un peu de tout.

*J’aide une dame au catalogue. Celle-ci s’extasie de mon beau bedon rond et me demande toute guillerette en flattant le dit bedon (sans y avoir été invitée): “Mais c’est à qui ce beau bébé là? Hein c’est à qui?”. J’ai été trop bouchée pour répondre… au voisin tiens donc.

*Une dame me questionne sur le nom d’Ecto.

-Clément c’est quoi exactement?

-Bien un nom??? Je ne comprends pas trop la question.

-Non, je veux dire c’est de quel origine?

-Bien français. Ça vient du latin Clemens qui signifie doux et bon.

-Ah… latin? Donc c’est italien? Comme Clémente, genre la température est clémente?

-Oui c’est ça. À quoi ça sert de s’obstiner… Clémente italien???

*Puis pour conclure un petit épisode cucul.

J’écoute au grand dam du Geek un épisode de Quand passe la cigogne. Pas qu’il déteste complètement, mais ça le scie ce genre d’émission où le vrai monde se raconte. Il subit donc mon choix de femme enceinte hormonale. Le couple de l’épisode raconte son histoire et arrive au moment où ils racontent la mort de leur bébé à 20 semaines. Le Geek et moi on se tait, le silence s’alourdit, on se regarde.

- Elle me manque… encore… tellement. Que je dis.

- Oui… je sais… moi aussi tu sais.

- Elle va arrêter de me manquer un jour tu penses? Que je demande angoissée.
- … Non… jamais… jamais. Qu’il me répond doucement. J’entends la douceur du silence.

- Merci. Il a tout compris.

- De rien. Qu’il conclue en souriant, tout l’amour du monde dans un sourire.

Maudites hormones…

Ah les hormones enceintes… que de plaisir… demandez au Geek. Il n’en peut plus le pauvre. J’ai généralement un caractère correct, je me lève presque toujours de bonne humeur, je suis rarement bougonne, bref je suis plutôt facile à vivre. Mais enceinte… alors là… deux-trois fois (bon ok peut-être 4-5 fois) dans la grossesse je me tape des méchantes crises hormonales complètement zinzin. Je deviens une espèce de folle finie complètement maniaco malade. Vous voulez des exemples?

-Je regarde distraitement l’émission L’Épicerie et ils parlent des porcelets. C’est un reportage plutôt technique, ils parlent de détails techniques en nous montrant les petits cochonnets. Puis là, ils disent que les petits cochons, tous mignons, roses et sans défense sont abattus à 30 semaines après avoir été allaité 7 semaines. Je me mets à brailler, la grosse affaire, le Geek me regarde bouche bée et me demande plein d’incrédulité: “Non mais là tu brailles à cause du cochon?”.  Entre deux sanglots (oui oui sanglots là) je réussis à dire: “Mais le pauvre petit cochon il se fait tuer. Sa maman n’a plus son petit bébé…”. Le Geek qui n’en revient encore pas se fait pragmatique: “Bah la maman en fait une autre batch tu sais”. Mauvaise réponse… je braillais encore plus. Tout ça pour un reportage innocent à L’Épicerie (pas le film Bacon là, L’Épicerie…). Hormones…

-Je suis assisse sur le divan le chien réclame de la bouffe, je n’ai pas envie de me lever. Au même moment je m’aperçois que mon portable n’est pas branché et que ma batterie tire à sa fin, méga crise de larme. Le Geek encore retourné par l’épisode du petit jambon assassiné demande: “Hein tu brailles pas pour ça???”. Je scande entre deux bouhou sonores: “Bien le chien veut aussi de la bouffe… je ne peux pas tout faire”. Cette fois le Geek n’a rien dit, il s’est levé a donné de la bouffe au chien et a même branché mon portable. Au lieu de dire merci, je me suis remise à brailler: “Tu es fâchée, je suis bonne à rien”. Il a dit non, non et a soupiré le plus silencieusement possible. Hormones…

-Le téléphone sonne pour la xième fois de la soirée. Devinez??? Eh non je ne me mets pas à brailler, je gueule plutôt à plein poumon: “Ah maudit il a fini de sonner le maudit téléphone. Je suis tannée de l’entendre BON!!!”. Finalement c’était mon père, j’étais bien contente de lui parler, je ne voulais juste pas entendre le téléphone. Hormones…

-J’essaie de me lever du divan, ma symphyse pubienne agonise, mon tunnel carpien hurle, mes varices vulvaires crient et je rouspète: “j’ai mal partout, ça tire, je suis tannée d’avoir mal”. Le geek pensant sûrement bien faire (quoique…) réplique gentiment tout de même: “Bien c’est normal tu sais après 4, tu commences à avoir du millage.”. Du millage… Je vous laisse deviner la suite…

Hormones je vous dis… demain est un autre jour… Courage ça ira mieux.

Maternité X 4

J’accumule tellement d’histoires dedans ma tête depuis un bout que voilà ça prend un billet melting pot, un petit récit des dernières semaines.

À propos du #4:

Vous vous en doutez le #4 attire les commentaires, je me réserve un billet sur toutes les remarques reçues, mais pour vous donner une idée et pour illustrer combien mes hormones carburent dans le tapis ;)

Quelque part dans le temps des fêtes, je croise une copine enceinte de son premier. On jase et elle me rapporte que son échographie est le lendemain.

-Ah c’est bien. Les échos c’est tellement agréable et rassurant. Que je dis.

-Oui et imagine MOI c’est mon premier, c’est comme encore plus spécial. Qu’elle me répond en insistant sur le MOI.

-Bien tu sais c’est tout le temps spécial, premier ou dernier. C’est vrai!

-Oui, oui, mais tu sais le PREMIER c’est comme magique après c’est plus pareil.

-Bien c’est certain qu’au PREMIER c’est tout nouveau, mais au QUATRIÈME ça reste spécial quand même. J’insiste là et mon ton monte un peu.

-Peut-être, mais au quatrième c’est comme pas aussi magique. Elle insiste elle aussi… après tout elle connaît ça avoir quatre enfants elle…

-Bien c’est ça, moi j’attends une crotte de chien. Je me demande pourquoi j’en ai un quatrième, je l’aimerai même pas, tu sais c’est juste le QUATRIÈME. Et je pète ma coche…

Non mais tu sais c’est certain qu’au premier il y a un petit quelque chose de nouveau, mais bon ce n’est pas comme si on magasinait du papier cul. C’est un bébé!!!

À propos de son prénom:

Ok on va commencer par s’entendre que personne n’est obligé de trouver le prénom d’Ecto mignon, joli ou même pas pire. Tout le monde a le droit de trouver ça laid, horrible, à vomir, mais un peu de retenu quand même. Crime moi je ne l’aime peut-être pas le nom de votre rejeton, mais je me retiens un peu. Et si moi je me retiens… Je ne dis pas de faire l’hypocrite, c’est même possible de dire qu’on n’aime pas sans pour autant se lever le coeur… Illustrations:

-Clément? Ah bien… Ça sonne comme Clémentine… Comme dans Caillou… Bien coudonc Caillou ça pogne chez les jeunes, ils vont le reconnaître comme un des leur. Caillou c’est pour les enfants de 4 ans… ils vont le reconnaître… Un des leur… N’importe quoi.

-Clément? Ah vous autres pis vos noms bizarres. Clément bizarre ???, sacrament ce n’est pas un nom inventé.

-Clément? Clément… Clément… Bien coudonc à force de le dire je vais peut-être trouver ça pas trop laid. Bien merci… pas TROP laid…

-Clément? C’est pas un nom de gai ça? Un nom de gai???? Pis quoi encore???

-Clément. Ah j’en connaissais un, un drogué. Et toutes les variantes du genre, un qui a fait de la prison, un maniaque… Pas encore eu de psychopathe par contre… Ça doit être bon signe.

-Clément. Ah bien c’est laid. Ce n’est pas délicat, mais ça a le mérite d’être honnête.

-Clément? Bien vous aimiez pas mieux plus… moins… tu sais comme Patrick genre? Non.

L’important évidemment c’est que nous on aime ça… Alors on aura un enfant super populaire à 4 ans, gai, drogué, ex prisonnier, maniaque… Ça aurait pu être pire, il aurait pu voter conservateur en plus.

À propos de la grossesse et du métro:

Prendre le transport en commun enceinte, c’est une expérience. Je dirais qu’à 90% les gens sont adorables, serviables, gentils, agréables… 90% du temps. Le 10% restant… des cons. Des vrais, pas des cons comme Pignon, des vrais de vrais. Quelques cas:

17h56 métro rempli au maximum, j’entre. Ma grossesse est évidente, je suis tout coincée dans la masse de monde. Personne n’est obligée de me donner sa place assisse, j’insiste… mais ce qui m’écoeure c’est les cons qui font semblant de ne pas me voir. Genre le jeune cadre dynamique qui joue au poker sur son blackberry, lève les yeux, voit la bedaine, baisse les yeux vitesse grand V et fait tout ensuite pour ne pas recroiser la balloune. Pour être bien certaine de ne pas la voir la grosse madame, il se tourne même un peu sur son banc de l’autre côté. Pas capable d’assumer qu’il ne donnera pas sa place, trop lâche…

Le métro est déjà plein, mais là lui il a décidé qu’il allait rentrer, il pousse donc. Bon on se tasse, mais ça ne rentre pas, on pousse encore. C’est connu à force de pousser ça va passer. Là il n’y a définitivement pas de place et il pousse sur Ecto, ça fera. Je lève les yeux et je lui demande de cesser de pousser. S’ensuit un “je vais rentrer quitte à tout bousiller”, ma pression monte, je lui signifie qu’il “écrapout” Ecto. La remarque finale: Tu avais rien qu’à pas te faire faire de bébés si tu es pas capable. Dans ces moments là je m’en veux d’avoir eu une maman qui m’a appris les bonnes manières…

Alors voilà… les joies de la maternité X 4. :)

Les petites fiertés d’une maman

Être mère ça rend particulièrement humble et ça permet de se contenter de peu.  Voyez comme si peu me rend si fière et heureuse…

-Quand votre grand de six ans se réveille en pleurant aux petites heures et réussit avant que vous arriviez en courrant dans sa chambre à vomir dans le petit bol sur son lit plutôt que partout dans le dit lit. Vous vous exclamez comblée de bonheur : “Ah mon champion maman est si fière de toi”.

-Quand votre bébé de 15 mois se mouche à moitié dans le mouchoir plutôt que complètement dans vos mains. Vous vous mettez à taper des mains et à scander toute fière : “Ah chéri bravo! Bravo!”. Le tout accompagné d’une petite danse de bonheur.

-Quand vous regardez le cadran au premier bruit suspect et que vous constatez qu’il est 6h45 et que vous n’avez pas changé de drap gorgé de vomi de toute la nuit, que personne n’a fait de cauchemard et que “Ô grand miracle” vous vous êtes levé une seule fois pour soulager votre vessie de toute la nuit. À ce moment vous vous dites que finalement Dieu existe peut-être et que vous êtes bénies entre toutes les femmes.

Être mère c’est plein de ces moments de grande fierté.

Ma grosse langue sale

Hé oui ma vilaine langue plus vite que ma tête a fait des siennes. Et comme de raison c’est un parfait innocent (au propre comme au figuré) qui y a eu droit.

Chaque fois que je sors avec mes 3 petits cocos c’est immanquable j’ai droit à plusieurs commentaires (chaque fois, tout le temps, toujours). “Sont à vous? Les TROIS?”. “Vous avez TROIS enfants? Mes félicitations!” Il y a aussi la variante “Vous avez TROIS enfants? Mes condoléances!”. Mais ma préférée c’est une fois réglée le fait que les TROIS sont à moi le fameux “C’est pour quand le 4e?”.

Je fais donc des courses avec la marmaille et croise un charmant monsieur qui s’exclame face à mon grand courage d’avoir enfanter TROIS enfants et qui fait plein de guilis guilis à Mini. Charmant monsieur me lâche le fameux “C’est pour quand le 4e?”. Et moi bien je pète ma coche et je réponds: “Justement vous me faites penser je dois bien ovuler moi là aujourd’hui ou demain, je vous laisse faudrait pas manquer notre chance mon mari m’attend. Vite les petits maman s’en va repeupler le Québec, grouillez-vous.” Puis je suis partie… J’ai presque honte… surtout que Cocotte m’a demandé “C’est quoi ovulationner? Ça veut dire quoi repeupler? Pourquoi le monsieur avait l’air bizarre?”. Mais bon ça m’a fait du bien ;)

Ah et pour la postérité non je n’ovule pas aujourd’hui ou demain. Je n’ovule pas du tout, merci Alesse! Alors le 4e ce n’est pas pour tout de suite, mais…

Ça va faire!

Bon ça y est je suis tannée là, écoeurée. J’en peux plus des remarques sur ma césarienne. Chaque fois que je rencontre quelqu’un on regarde bébé, on jase 2-3 minutes et là les 2 questions à 1000 piasses allaites-tu et ton accouchement était comment. Pour l’allaitement on fait le tour de la question puis là on passe à l’accouchement et dès que je dis que Lou est né par césarienne 1 fois sur 2 j’ai une remarque poche genre “Ah moi je ne les aurais pas me laisser faire ça”, “Ils font bien trop de césariennes aujourd’hui” bla bla bla. Heille! C’est pas de vos affaires! On peut en parler, je peux vous expliquer, mais svp la paix avec les remarques cheapettes. Tout le monde a droit à ses opinions, mais quand on ne connaît pas les circonstances on se la ferme. Pensez-vous que j’ai vraiment apprécié être sciée en deux après 12 heures de travail sans épidural fonctionnel? Pensez-vous que j’ai apprécié les 6 semaines de repos après? Pour avoir vécu les deux une césarienne ça fait chier, ça fait vraiment plus mal qu’un accouchement naturel, la convalescence est beaucoup plus longue et douloureuse, mais dans mon cas (uniquement le mien) pour avoir vécu les deux je peux dire que la césarienne est la seule solution pour mes bébés. J’ai vu la différence, je sais maintenant que les deux premiers auraient dû naître par césarienne. C’est nettement plus chiant pour moi, mais mille fois mieux pour bébé. Ça ne me tente pas d’expliquer toute mon historique à des inconnus, ça ne me tente pas de me faire faire des gros yeux et de me faire lancer des remarques cheap genre “en maison de naissance ils auraient eu une solution naturelle”. Est-ce que c’est trop demander de ne pas juger? Je ne suis pas pour les accouchements à la maison, j’ai mes raisons personnelles, mais c’est mon opinion personnelle, je peux comprendre le désir des autres, et j’encourage même celles qui veulent le vivre.

Puis un coup parti c’est quoi la folie avec l’accouchement ces temps-ci? Ok, c’est beau, c’est merveilleux, c’est un grand moment, mais c’est comme-ci il n’y avait que ça. C’est parce que le mignon petit bébé va devenir un jour un grand ado boutonneux et que ça compte ça aussi. On peux-tu avoir une pause, on peux-tu focuser sur autre chose? Je ne sais pas si vous me suivez ou me comprenez, mais j’en ai comme marre là.

Excusez là, ça fait du bien quand ça sort.

Poitrine gonflable

Après les voisins gonflables, je vous présente la poitrine gonflable. Avant chaque boire de Mini Coco mon anatomie poitrinaire n’a plus rien à envier aux pin ups, Dolly Parton peut rentrer se coucher je prends le relais. J’ai des seins incroyables, ça te remplit le décolleté et le tout mesdames et messieurs sans bistouri. Le problème (fallait bien qu’il y en ait un) c’est qu’une fois Mini Coco rassassié le tout dégonfle joyeusement pour ne laisser que deux petites choses vidées et pendouillantes. Ramener au galop Dolly je ne fais plus le poids. On m’assure que le tout se stabilisera que je ne passerai plus du 36D au 36AAA en 20 minutes, mais je me demande quand même… Et ma grande question après tout ça il me restera quoi? Oui, je sais probablement le 36AAA… Bof, pas grave d’ici là avant chaque boire je pavane mon plongeant et j’en profite. Et je ne sais pas si les blondes ont plus de plaisir, mais les filles aux grosses boules non. Enfin, pas celles qui ont le téton gonflé de lait… parce que ça fait mal, mais bon au moins c’est esthétique ;) Allez je m’arrête ici, mini Coco n’a pas super bien dormi, sa maman non plus… ça paraît je pense dans le propos. Excusez là!

Échec? Pas pantoute

Bon tout d’abord je commence par m’excuser, je vais encore parler bébé, maternité, mais que voulez-vous ça colore un peu, beaucoup, intensément mon quotidien.

Mon entrée sur l’allaitement a touché et suscité plusieurs commentaires. J’en retiens en gros que la plupart des mères ont ressenti la même chose que moi face à l’allaitement, qu’on se faisait enrober un peu trop la chose. Et ça m’a encore frappé en pleine face combien ces sujets là vont chercher les gens dans leur plus profond. C’est comme pour l’accouchement. J’ai eu une césarienne, ma première en quatre accouchements. Je savais que c’était possible, ça m’a fait un peu chier sur le coup (surtout que je venais de me taper 12 heures de travail), mais après ça je m’en foutais. Je voulais juste que mini Coco sorte et qu’il sorte vivant. Je n’avais aucune attente cette fois-ci, si en fait une seule, qu’il soit vivant. C’est tout. Probable que la perte d’Angélique a changé les choses pour moi, je voulais juste un bébé qui pleure et qui bouge, un être vivant. À mes autres enfants j’avais plein d’attentes, de critères, je me mettais la pression au max. Depuis on me demande souvent si je suis déçue de ma césarienne, si je considère ça comme un échec. Non, pas du tout. Je comprends qu’on peut être déçue, mais ce que je réalise c’est à quel point on peut se faire des attentes incroyables nous les filles. Pourquoi on se fout autant de pression pour un accouchement, pour un allaitement? D’où ça vient ce besoin incroyable de vouloir tout réussir? De vouloir avoir une super carrière, une super famille, une super maison, un accouchement all natural, un allaitement de 14 mois sans aucun biberon? C’est quoi cette pression? Pourquoi on ne peut pas juste laisser aller, laisser la vie suivre son cours, faire son possible, de son mieux, mais pas se mettre autant de pression. La vie m’a rappelé l’an dernier qu’on ne contrôlait rien en fait, cette fois je n’avais donc aucune attente alors je ne suis pas déçue. Et vous savez quoi? C’était la première fois et c’est bon… vraiment bon… ça me donne le goût de recommencer pour autre chose. Je sens déjà les commentaires venir… il faut bien se faire des plans, avoir des buts et des idéaux… certain, mais je vous le répète c’était bon sans pression, c’était même très bon.

Pourquoi faire simple

Alors voilà je vous fait un petit récit de tout le tralala entourant la naissance du petit dernier. Je ferai au plus bref, en tentant de ne pas trop dérailler, c’est que certains moments sont plutôt flous dans ma tête et c’est probablement mieux ainsi.

Le matin de l’anniversaire du Geek nous nous sommes donc pointés à l’hôpital et après analyse de la situation, nous avons décidé que nous allions mettre la clé dans la porte et signer l’ordre d’éviction de bébé. La pression dans le tapis, les glycémies au diable, les céphalées incontrôlables, bref rendu où on en était valait mieux sortir mini coco. On m’avait prévenu que ce serait probablement plus long, une induction ça prend du temps à partir… Bien ils se trompaient, et royalement à part ça, 8 minutes après m’avoir branché le jus de l’enfer (pitossin pour les connaisseurs) les contractions partaient aux deux minutes pour une durée moyenne de 1 minute. Après quelques temps, un crevage des eaux et tout, j’ai demandé l’épidurale qui me fut accordé. Docteur Amour (l’anesthésiste) m’a donc soulagé, en passant on se serait cru dans un soap, l’anesthésiste était tellement beau j’avais peur qu’il n’ait pas son diplôme, en plus il était adorable. Inutile de dire que j’ai coopéré et qu’il aurait pu me piquer partout. J’ai donc changé son surnom pour docteur Pétard.

Malheureusement, pour des raisons inconnues et rares (selon docteur Pétard que je n’oserais remettre en doute) après une heure de nirvana, les contractions sont revenues en force… Pas grave, j’étais à 8cm,  je suis belle, je suis bonne et pour 2cm je suis capable. Une heure passe, 8cm, une autre heure, encore 8cm… On ramène docteur Pétard qui me shoote ce qu’il y a de mieux paraît-il… 15 minutes de répit et c’est reparti… une autre heure plus tard 8cm… Enfin, après quelques choses comme 6 heures à 8cm à surfer sur la douleur comme une vague, je voulais rendre mon tablier et bébé a décidé qu’il en avait assez lui aussi. Césarienne ce fut donc. Le tout a pris 30 minutes, bébé est sorti en hurlant sa joie de ne plus avoir la tête coincé. Le doc a dit qu’il ne serait finalement jamais sorti, qu’elle ne comprend pas trop comment j’ai pu sortir deux bébés de là naturellement… forceps et ventouse c’est pas trop naturel selon moi, mais bon ce qui compte c’est qu’ils soient sortis.

Le Geek a donc eu le privilège de tenir bébé en premier, après tout c’était sa fête. J’ai pleuré, le Geek a pleuré, mini Coco a pleuré. Il est vivant, il est beau et je l’ai attendu si longtemps que je me pince encore parfois quand je le vois.

On est rentré à la maison cinq petits coeurs à l’unisson, on apprend à se connaître, on défini nos rythmes. Tout va pour le mieux. J’ai le coeur fébrile d’émotions et plein d’anecdotes à vous farcir. Pour l’instant je m’arrête ici, je vous remercie pour vos bons voeux, je m’en vais nourrir l’affamé.

En passant, le Geek a fait ça comme un roi, il a tenu ma main, il m’a dit combien j’étais bonne, belle et capable même quand je le menaçais des pires sévices et il est resté debout tout du long. Na na ni nanère qu’il fait dire ;)

Le prochain qui…

…me dit de me reposer, je lui fais la peau. Tu as déjà essayé de te reposer avec un bedon géant qui en plus est affublé du complexe du retournement (activité qui consiste à se dandiner de droite à gauche question de voir de quel côté maman a les côtes les plus douces)? Tu as déjà essayé de te reposer avec des varices vaginales? Ah tu ne sais pas ce que c’est… Bien c’est des varices (pis ça fait mal) vaginales (me semble que c’est clair de où est-ce que ça se situe). Tu as déjà essayé de te reposer quand tu as déjà deux enfants… et qu’il y en a un qui passe une heure à chaque nuit à tousser à s’en cracher le poumon? (Juste un rhume, mais disons que côté timing…) Tu as déjà essayé de te reposer quand tu fait pipi aux 20 minutes? Bien c’est ça, j’essaie de me reposer, mais ça marche comme ça peut alors… Et le prochain qui ajoute après son “repose toi” un “tu as l’air fatigué, tu as pas l’air bien” et bien je lui fait non seulement la peau, mais je m’arrange pour que ça fasse mal. Je pense que la fin approche, du moins je commence à espérer qu’elle approche.

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