J’accumule tellement d’histoires dedans ma tête depuis un bout que voilà ça prend un billet melting pot, un petit récit des dernières semaines.
À propos du #4:
Vous vous en doutez le #4 attire les commentaires, je me réserve un billet sur toutes les remarques reçues, mais pour vous donner une idée et pour illustrer combien mes hormones carburent dans le tapis
Quelque part dans le temps des fêtes, je croise une copine enceinte de son premier. On jase et elle me rapporte que son échographie est le lendemain.
-Ah c’est bien. Les échos c’est tellement agréable et rassurant. Que je dis.
-Oui et imagine MOI c’est mon premier, c’est comme encore plus spécial. Qu’elle me répond en insistant sur le MOI.
-Bien tu sais c’est tout le temps spécial, premier ou dernier. C’est vrai!
-Oui, oui, mais tu sais le PREMIER c’est comme magique après c’est plus pareil.
-Bien c’est certain qu’au PREMIER c’est tout nouveau, mais au QUATRIÈME ça reste spécial quand même. J’insiste là et mon ton monte un peu.
-Peut-être, mais au quatrième c’est comme pas aussi magique. Elle insiste elle aussi… après tout elle connaît ça avoir quatre enfants elle…
-Bien c’est ça, moi j’attends une crotte de chien. Je me demande pourquoi j’en ai un quatrième, je l’aimerai même pas, tu sais c’est juste le QUATRIÈME. Et je pète ma coche…
Non mais tu sais c’est certain qu’au premier il y a un petit quelque chose de nouveau, mais bon ce n’est pas comme si on magasinait du papier cul. C’est un bébé!!!
À propos de son prénom:
Ok on va commencer par s’entendre que personne n’est obligé de trouver le prénom d’Ecto mignon, joli ou même pas pire. Tout le monde a le droit de trouver ça laid, horrible, à vomir, mais un peu de retenu quand même. Crime moi je ne l’aime peut-être pas le nom de votre rejeton, mais je me retiens un peu. Et si moi je me retiens… Je ne dis pas de faire l’hypocrite, c’est même possible de dire qu’on n’aime pas sans pour autant se lever le coeur… Illustrations:
-Clément? Ah bien… Ça sonne comme Clémentine… Comme dans Caillou… Bien coudonc Caillou ça pogne chez les jeunes, ils vont le reconnaître comme un des leur. Caillou c’est pour les enfants de 4 ans… ils vont le reconnaître… Un des leur… N’importe quoi.
-Clément? Ah vous autres pis vos noms bizarres. Clément bizarre ???, sacrament ce n’est pas un nom inventé.
-Clément? Clément… Clément… Bien coudonc à force de le dire je vais peut-être trouver ça pas trop laid. Bien merci… pas TROP laid…
-Clément? C’est pas un nom de gai ça? Un nom de gai???? Pis quoi encore???
-Clément. Ah j’en connaissais un, un drogué. Et toutes les variantes du genre, un qui a fait de la prison, un maniaque… Pas encore eu de psychopathe par contre… Ça doit être bon signe.
-Clément. Ah bien c’est laid. Ce n’est pas délicat, mais ça a le mérite d’être honnête.
-Clément? Bien vous aimiez pas mieux plus… moins… tu sais comme Patrick genre? Non.
L’important évidemment c’est que nous on aime ça… Alors on aura un enfant super populaire à 4 ans, gai, drogué, ex prisonnier, maniaque… Ça aurait pu être pire, il aurait pu voter conservateur en plus.
À propos de la grossesse et du métro:
Prendre le transport en commun enceinte, c’est une expérience. Je dirais qu’à 90% les gens sont adorables, serviables, gentils, agréables… 90% du temps. Le 10% restant… des cons. Des vrais, pas des cons comme Pignon, des vrais de vrais. Quelques cas:
17h56 métro rempli au maximum, j’entre. Ma grossesse est évidente, je suis tout coincée dans la masse de monde. Personne n’est obligée de me donner sa place assisse, j’insiste… mais ce qui m’écoeure c’est les cons qui font semblant de ne pas me voir. Genre le jeune cadre dynamique qui joue au poker sur son blackberry, lève les yeux, voit la bedaine, baisse les yeux vitesse grand V et fait tout ensuite pour ne pas recroiser la balloune. Pour être bien certaine de ne pas la voir la grosse madame, il se tourne même un peu sur son banc de l’autre côté. Pas capable d’assumer qu’il ne donnera pas sa place, trop lâche…
Le métro est déjà plein, mais là lui il a décidé qu’il allait rentrer, il pousse donc. Bon on se tasse, mais ça ne rentre pas, on pousse encore. C’est connu à force de pousser ça va passer. Là il n’y a définitivement pas de place et il pousse sur Ecto, ça fera. Je lève les yeux et je lui demande de cesser de pousser. S’ensuit un “je vais rentrer quitte à tout bousiller”, ma pression monte, je lui signifie qu’il “écrapout” Ecto. La remarque finale: Tu avais rien qu’à pas te faire faire de bébés si tu es pas capable. Dans ces moments là je m’en veux d’avoir eu une maman qui m’a appris les bonnes manières…
Alors voilà… les joies de la maternité X 4. 