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Je ne comprends pas

Il faut que vous m’aidiez à comprendre quelque chose. Il m’arrive souvent de me sentir off par rapport aux autres, mais là je ne comprends tout simplement pas. Ma belle-soeur a su lundi que le petit bébé de son bedon serait un garçon (oui, il y a du bébé dans l’air), son deuxième. Depuis ce temps tout le monde n’arrête pas de dire qu’il y aura donc un troisième puisqu’elle n’a pas sa fille. J’ai beau raisonner de toutes les façons je ne comprends pas.

Je ne dis pas que je ne comprends pas qu’elle aurait aimé une fille, l’autre sexe. Je ne dis pas que même à la rigueur elle ne peut pas être un peu déçu (là faut que je me force, mais je sais que ce que j’ai vécu colore un peu trop ma vision). Mais faire un autre enfant pour avoir une fille? Comprends pas. Ok, j’ai les deux sexes, je suis gâtée, mais c’est quoi la garantie d’avoir une fille au troisième? Puis si c’est un garçon, oups désolé petit mec on voulait une vulve, mais on va se contenter d’un pénis? Je ne sais pas peut-être que je suis de mauvaise foi, mais ça ne rentre pas. Et sincèrement fille ou garçon je m’en foutais royalement, et maintenant après toute ma saga je ne vous dit même pas à quel point.
Ma belle-soeur de son côté dit cela aussi, même si elle mesure sa chance d’avoir un enfant en santé. D’ailleurs, à son retour d’écho elle m’a serré et elle m’a dit qu’elle avait pensé tellement à moi. Ça m’a touché et je sais que ça relativise sa “déception”. Sauf que j’ai de la misère à rester neutre. Avec elle ça va bien, je vous dis elle est plutôt zen, mais les autres… Bordel quelqu’un a dit: On aurait aimé mieux une fille, mais c’est correct quand même…”. Yurk!

Alors expliquez moi que je comprenne.

Ps. Mon futur neveu est magnifique et en parfaite santé. Il est tout vivant. Je serai à nouveau Tatie et j’adore ça.

Vieille

Se sentir vieille: Quand tu dois te lever avec les enfants un lendemain de party. Tout à coup tu réalises que tu n’as plus 18 ans et que le matin vient trop vite. Et que les nuits courtes, l’abondance de vin ne sont définitivement plus en accord avec ta vie.

Se voir vieille: Quand tu vois dans le détour du miroir ta première ride, là juste au coin de la bouche. Mais au fond elle te fait plaisir cette petite ridule parce que c’est une ride de sourire. Tant qu’à vieillir aussi bien vieillir dans le bonheur.

Savoir que tu es vieilles: Quand ton bébé soeur, la petite choupette que tu as bercé, celle là qui t’appelait nana, porte la vie en elle.

Ma petite soeur est enceinte, mon bébé soeur attend un enfant. C’est merveilleux, je suis vieille et je suis heureuse. Amenez les rides de sourire.

Des cocos

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Les deux passions de mon Charlo, les trains et les bagnoles.

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Le beau sourire de mon bébé de 3 mois

Ah la bitch…

Mon fils dont c’est l’anniversaire aujourd’hui: “Maman j’ai eu plein de bisous”.

Moi - Ah oui, c’est bien de qui?

Fils - Bof de tout le monde et de mon amoureuse.

Moi -Ton amoureuse? C’est qui ça? Ah bien maudit…

Fils -Valentina.

Moi -Ah pis elle te donne des bisous où? Ton pas trop innocent, les mains qui tiennent bien serrés le bord de la table.

Fils -Bien à la garderie. Ton comme sa grande soeur, ils sont bien épais les parents des fois.

Moi -Eh non je veux dire, sur le front, sur la joue… No way je ne parle même pas de bouche et je serre la table un peu plus.

Fils -Bien sur le joue puis…

Moi -Puis quoi? J’ai les jointures blanches.

Fils -Des fois sur le nez, mais c’est un peu dégueux parce que des fois il y a de la morve. Dit avec beaucoup de joie, il n’a pas l’air de trouver ça si dégueux.

Moi -Ah bien… c’est bien. Je le dis mais je ne le pense pas pantoute.

Fils -Ah oui pis elle embrasse le plus mieux du monde. Ton de soupirant qui soupire.

Moi -Silence je préfère changer de sujet… la mausus de…

5 ans

Il a 5 ans aujourd’hui mon premier fils, mon petit bout d’homme. Le temps passe et je découvre un petit garçon d’une sensibilité à fleur de peau et d’une générosité incroyable. Mon adorable petit colleux a 5 ans. Celui qui m’a appris que l’amour se multiplie, que je peux aimer plus que je ne pouvais même l’imaginer puisque je l’aime autant que sa soeur. Mon grand qui me dit avec ses yeux de biche “je t’aime pour toujours maman”, mais qui commence résolument à me faire des câlins un peu moins souvent, mon petit homme qui grandit si vite.
Bon anniversaire mon bel amour!

Mon drame en 3 actes

Ça fait longtemps que je jongle avec l’idée, que je la brasse et rebrasse et là je me suis décidée, je dois l’écrire. J’ai besoin de le faire, de raconter l’histoire d’Angélique, au complet, de clore le chapître si on veut. Pas pour oublier, même si je voulais je ne pourrais pas, parce que c’est le temps, là, maintenant. Ça doit être une étape nécessaire de mon deuil, je ne sais pas, je sais juste que depuis quelques temps j’ai ce billet en arrière pensée chaque fois que j’écris. Alors je le fais. Il y a plusieurs étapes dans l’acceptation et la réalisation de la mort, jusqu’à récemment je ne voulais pas trop dévoiler, je ne voulais pas donner ma fille à tous, j’avais besoin de la garder juste pour moi, comme si de ne rien dire allait me la faire mienne un peu plus. Là je veux raconter. Pour plusieurs ce sera de l’histoire ancienne, vous connaissez l’histoire, pour d’autres ce sera nouveau. Vous pouvez ne pas lire, je ne le fais pas pour ça, je le fais pas pure égoïsme pour moi et peut-être aussi dans l’espoir que de la raconter contribuera à l’exorciser. Alors voilà donc toute l’histoire de ma petite troisième, morte dans le bedon de sa maman quelque part en juin 2005. Je ne sais pas si j’écrirai tout d’un seul coup, on verra. Vous pouvez commenter si vous le voulez, si vous le sentez, j’ai beau l’écrire pour moi, je ne mentirai pas en disant que de savoir que d’autres savent me fait du bien. J’ai maintenant besoin qu’elle existe au delà de moi faut croire.

Premier acte (où la vie triomphe sur la mort)
J’ai appris que j’étais enceinte au premier jour de mars 2005, un troisième bébé pour la fin octobre. Pour la première fois j’ai fait l’annonce au Geek de façon surprenante et bien organisée. On a pris les premières semaines avec précaution, j’ai fais une fausse-couche entre Cocotte et Coco à 7 semaines de grossesse donc on restait prudent au début. Puis on s’est laissé emporter par la joie et on a commencé les plans. La logistique des chambres prenaient forme, les deux plus vieux commençaient à parler bébé. Bref, tout allait pour le mieux.

Puis à 12 semaines et quelques jours, saignements. Bien que ça m’inquiète sérieusement, je reste calme quand même. J’ai eu ce genre de choses à chaque grossesse donc je respire et on part pour l’hôpital le Geek et moi. C’est là que ça se gâte. Après de longues heures d’attente à l’urgence, on voit un urgentologue qui m’explique la procédure. On va me faire un examen gynéco, une échographie et une prise de sang et on verra. Même procédure que les autres fois, sauf que cette fois l’écho se fait à l’urgence.

L’examen gynéco est beau, mon col est fermé, ça regarde bien. Puis vient l’écho, le doc me prévient qu’il n’est pas un pro, qu’il n’est pas certain de voir un coeur, mais bon on essaie. Et là drame, le doc ne voit rien, pas juste pas de coeur, rien, pas de bébé. Pourtant je suis enceinte, on a vu mon doc la semaine d’avant. Il ne sait pas, ne peut pas expliquer, mais il ne voit rien. Ça regarde mal, je pleure, il me frotte le dos, me parle doucement. Dans toute cette folie, le plus ironique est que ce doc était d’une gentillesse incroyable, incompétent certes, mais gentil et beau comme un Dieu… C’est l’histoire de ma vie, tomber sur des docs sortis de magazines.
Avant de parler du reste le doc m’envoit passer une prise de sang qui va confirmer son diagnostique. Les résultats arrivent après deux heures à pleurer sur une petite chaise droite et froide. Mon taux d’hormones de grossesse est celui d’une femme enceinte de 4 semaines, le bébé n’est plus. Il me donne un rendez-vous en radiologie pour une écho détaillée le lendemain afin de voir si j’aurai besoin d’un curetage et me réfère ensuite en gynécologie. Il me remet le papier, c’est écrit avortement…
Je passe une nuit horrible à pleurer mon bébé. Les enfants sont tristes, mon Geek pleure aussi. Je préviens le travail, ma famille, mes amis, notre bébé n’est plus. Le lendemain j’ai les yeux enflés, la gorge nouée et la peur au ventre.

La technicienne en radiologie est douce et rassurante. Elle commence l’écho sans bruit puis me demande qui m’a affirmé que j’avais fait une fausse-couche. Je lui réponds le doc de l’urgence et là l’impossible se produit, elle nous montre un petit bébé tout vivant. Il est là qui gigote, innocent de tout le tourment, bien câlé dans mon bedon. Je ne comprends pas, mais je suis heureuse au delà des mots. Le radiologue s’amène confirme non seulement que bébé est vivant, mais qu’échographiquement il est parfait et qu’il n’y a pas de site de saignement important. On pleure encore et on cherche à comprendre. Le radiologue affirme que le problème se situe dans la compétence, que les machines à écho sont complexes et qu’ils ne savent pas les utiliser à l’urgence. Je viens ajouter de l’eau à son moulin parce que les radiologues s’opposaient à des échos à l’urgence, ils avaient visiblement raison. Mais pour l’instant c’est oublié, je ne pense qu’à mon bébé vivant. On voit le gynéco qui ne comprend pas non plus, ma prise de sang est normal selon lui puisqu’à partir de 12 semaines l’hormone de grossesse diminue dans le sang. On repart donc avec des photos de bébé, le coeur allégé et une histoire incroyable à raconter. Je passe la journée au téléphone à expliquer à des gens incrédules mon incroyable épopée. Mon bébé est vivant…

Fin du premier acte
Deuxième acte (La mort reprend ses droits)
Dans toute cette histoire, je pense que le pire c’est d’avoir cru perdre le bébé puis de le voir revivre pour le reperdre à nouveau. Quelle ironie, quelle malchance aussi, perdre deux fois le même bébé.

Les semaines qui suivent cette aventure sont pleine de fébrilité et de joie. On a l’impression d’avoir défier la mort et d’avoir triompher. Mon bedon pousse, j’ai maintenant l’air enceinte et de temps à autres je sens bébé qui bouge lentement dans sa maison. Je raconte l’histoire à mon doc qui n’en revient pas, on écoute le coeur de bébé et on rit. Il me dit combien ça fera une belle histoire à lui raconter plus tard. Les semaines passent et je me sens bien. Je ne me doute pas du drame qui se joue. D’ailleurs il me faudra accepter plus tard que je n’ai rien vu venir, que je n’ai rien senti, que je n’ai pas su. Les deux dernières semaines je ne sentais pas vraiment bébé bouger, mais le doc m’avait dit de ne pas m’en faire pour le mouvement. Après tout j’avais senti Cocotte seulement à 21 semaines et Coco à 20.

On se prépare donc pour l’écho de mi-parcours, l’écho de routine. On va demander le sexe, on passe le week-end à faires des pronostics avec notre famille, on me flatte la bedaine en affirmant qu’elle est ronde se sera une fille, non qu’elle est pointue se sera un garçon.

Le grand jour arrive et pour la deuxième fois on perd notre bébé sauf que cette fois c’est vrai. Ce sera moi qui rendrai le verdict, je vois bien qu’il se passe quelque chose, je vois que mon bébé ne bouge pas. Je serai celle qui dira le mot en premier “mort” et à mon grand désespoir j’avais raison.

Le reste je le garde pour moi, l’hôpital, sa naissance, le vide, le manque et la douleur. Dans tout ça le Geek avec moi, qui ne m’a pas laissé une seule seconde, qui a tenu ma main sans arrêt, qui a pleuré, crié et repleuré avec moi. Elle est née le soir. Nous sommes partis le lendemain en la laissant derrière avec comme unique paquet une petite boîte. Après sa naissance j’ai demandé le sexe, le docteur a dit après une brève hésitation garçon, notre bébé était décédé depuis deux semaines, il devenait plus difficile de déterminer certaines choses, mais c’était plutôt certain. Nous sommes donc parti de l’hôpital en laissant Grégoire derrière, ça et une partie, une grosse partie de nos coeurs.

Fin du deuxième acte

Troisième acte (La vie triomphe et changement de sexe)
La minute où notre bébé est né je savais que je voulais retenter ma chance et le Geek aussi. On a donc attendu que mon corps soit prêt et on s’est remis aux essais bébé. Le 11 janvier 2006, la nouvelle année nous amenait des promesses d’espoir, mais aussi une grande peur, j’étais à nouveau enceinte. On a gardé la nouvelle pour nous quelques temps et malgré toute la prudence que je m’imposais j’avais le sourire facile.

Le lendemain du 11 janvier la grande saga de notre troisième enfant allait connaître son dernier drame. Dans tout l’énervement de la nouvelle j’avais oublié le courrier de la veille, c’est donc aux aurores que j’ai ouvert une lettre de l’hôpital pour découvrir avec stupéfaction et horreur le rapport d’autopsie de notre bébé.

Ce genre de rapport n’est pas supposé être envoyé aux parents comme ça, le médecin en principe contacte les parents et en fait la lecture avec eux. Cela apporte un peu d’humanité à quelque chose de froid, de totalement glacial. L’hôpital, ou le bureau du médecin, ou on ne sait trop qui, s’est trompé et c’est pour ça que j’ai reçu le rapport. Au delà du fait que cela ravivait de gros feux, lire la description clinique du charcutage de son enfant n’est pas une sinécure. On a appris que notre bébé n’avait rien, du moins rien d’identifiable (la cause de sa mort restera donc un mystère) et que celui qu’on appelait Grégoire depuis plus de 6 mois était en fait une fille. Et oui notre bébé garçon n’en était pas un, elle avait plutôt un utérus minuscule.

Le Geek et moi on a cuvé la nouvelle puis on a choisi de rebaptiser bébé, impossible de continuer à l’appeler Grégoire en sachant qu’il était une elle. On a choisi Angélique. C’est le dernier acte du drame. Le Geek dit que la boucle a été bouclé à ce moment puisque le rapport d’autopsie est arrivé le jour où j’ai appris que j’avais à nouveau la vie en moi. Comme si Angélique nous donnait son accord si on veut. Et c’est ça l’histoire, incroyable par moment mais 100% véridique. Comment notre troisième enfant est mort deux fois et est passé de garçon à fille. Les semaines qui ont suivi ont été intenses, mais finalement la vie a su trouver son chemin et elle est là maintenant à côté de moi la vie, toute concentrée dans un petit bout d’homme de deux pieds.
Fin du troisième acte

En vrac

Visite de suivi hier chez le pédiatre pour Mini Coco, il est parfait, tout est impeccable. J’avais Cocotte avec moi. La pédiatre regarde ma grande et commente ses organes “ophtalmologiques”.

The ped -Wow elle a vraiment des beaux yeux ta grande. Tellement bleus et grands, c’est incroyable. De qui elle tient ça des beaux yeux comme ça.

Moi -Le bleu c’est moi.

The ped qui me regarde les yeux -Eh non pas le bleu, je veux dire des grands yeux, tout allumé, plein de vie et de brillance. Ça doit venir du père.

Ça doit être ça… ah pis merci!

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On parle beaucoup des nouvelles consoles de jeux ces temps-ci, j’attrape un reportage où on commente les dites machines et je trouve la nouvelle Wii de Nintendo intéressante. Pas trop cher, ça a l’air agréable et puis on peut se le permettre. Je devrais sûrement mettre l’argent de côté pour cet été où je serai à une petite fraction de mon salaire, mais bof on a juste une vie à vivre. Je propose donc au Geek qui me cille depuis qu’on se connaît pour avoir une console d’acheter une Wii.

Le Geek -Acheter une Wii? Une console là?

Moi -La console de Nintendo oui.

Le Geek -Tu veux en acheter une?

Moi -Oui.

Le Geek -Bien là je ne t’ai même pas achaler avec ça.

Moi -Je le sais c’est juste que ça semble le fun et puis on peut se le permettre aussi bien en profiter.

Le Geek totalement soufflé -Une console? Tu veux en acheter une. Eh… Bien eh… Bien oui c’est sûr, mais…

Moi -Mais quoi?

Le Geek dubitatif -Tu as quelque chose à te faire pardonner?

Moi un peu excédé -Franchement!

Le Geek alarmé -Tu me trompes?

J’ai préféré ne pas répondre… Un peu plus puis je me sentais cheap, comme si je refusais toujours tous ses petits caprices…

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Le lendemain de l’épisode d’incrédulité “Tu veux acheter une console?”

Le Geek -J’ai dit aux gars au bureau que tu voulais acheter une console. En fait, que tu l’avais toi même proposé.

Moi -Qu’est-ce qu’ils ont dit?

Le Geek -Tu es cocu.

Décidemment…

Moi -Tu as répondu quoi?

Le Geek -Que je ne pensais pas, mais…

Ça m’apprendra à vouloir faire plaisir…

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L’ironie c’est un peu notre carburant au Geek et moi. Ça fait que nos enfants sont très difficiles à rouler. Le nombre de fois où nos cocos nous répondent d’un long “pffffff, même pas vrai”. Bref, on ne leur en passe pas ou si peu…

Cocotte qui me régarde éplucher les carottes l’autre jour: Wow on en a un.

Moi perplexe: Un quoi.

Cocotte du ton faut tout expliquer: Ben un Willi Waller 2006.

Moi bien crampée: Chérie c’est une blague le Willi Waller, ce n’est pas vrai.

Cocotte un brin offusquée de mon rire: Bien pourquoi tu en as un si c’est pas vrai, c’est pareil comme le vidéo, c’est un Willi Waller 2006.

Moi encore plus morte de rire et s’étouffant aux deux mots: C’est juste une blague le vidéo.

Cocotte qui elle ne la trouve pas drôle: Bien moi je trouve que ça ressemble au Willi Waller. Est-ce qu’ils t’ont pitché la poignée de plus?

Je riais trop pour continuer à expliquer. Je me suis réessayée plus tard, mais Cocotte doute encore. Tout à coup c’est vrai le Willi Waller? Hein?

Un matin ou peut-être une nuit

Un matin tu te lèves (à 4h00 on dit matin ou nuit? On va dire matin c’est moins déprimant), alors tu te lèves et tu prends ton fils de 3 semaines 1/2 qui réclame son dû. Tu le regardes et tu te dis qu’au fond ce n’est pas si compliqué, que la vie est simple, que lui a tout compris, un bedon bien remplit, pas de pipi aux fesses, la chaleur des bras, le bonheur. Tu lui donnes à boire et tout à coup tu te sens fondre, l’amour te submerge et tu te dis que tu dois être hormonale, que ça va faire de brailler de même, mais il est si beau. Tu le regardes et tu vois tes autres enfants, tu vois ton chum aussi et tu te demandes tout à coup à quoi ta petite puce aurait ressemblé. Tu réalises aussi que si elle était là, ce petit coco lui n’y serait pas. Et c’est comme si tout prenait un sens, les choses trouvent leur place, tu comprends pourquoi tout ça est arrivé. Tu ne pourrais pas l’expliquer, mais tu comprends. Tu sais que dans la mort on trouve aussi la vie et ça te rassure. Ça te rassure de comprendre que la fin c’est aussi le début. Un matin ou peut-être une nuit tu te lèves et tu te dis que tu en as de la chance, que ce bébé, ces deux grands enfants, ce chum, tout ça, c’est beaucoup pour une aussi petite personne. Tu regardes ton fils et pour la première fois tu as hâtes de le voir grandir, tu ne veux pas qu’il reste petit toujours, tu ne crains pas de le voir vieillir. Pour la première fois, tu trouves que ça va vite, mais tu ne changerais rien, parce qu’un bébé qui reste toujours petit tu en as et qu’un ça te suffit. Un matin ou peut-être une nuit tu trouves enfin la paix avec la mort et paradoxalement avec la vie. Tu berces ton fils en pensant à ta puce qui n’est plus et tu ne pleures pas, tu souris.

Parce que parfois je ne trouve pas les mots…

Louis-Philippe

Né le 2 septembre 2006 à 21h06

7 livres et 4 onces (3 kilos 290)

19 pouces 3/4 (50 cm)

Je vous reviens bientôt avec le récit complet de la saga épique… pour l’instant je retourne à mon homme.

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