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Engagez-vous qu’ils disaient…

Partout on nous dit à grands cris “Faites des bébés”, “Reproduisez-vous”, on nous promet monts et vallées et finalement on a quoi? Pas grand chose. Des chèques imposables, des garderies à 7$ pas trouvables et des maux de tête. Ah oui on a des beaux enfants, ils sont merveilleux, ce n’est pas ça, mais un peu de facilité c’est trop demander? Faut croire que oui.

Je vais avoir l’air de me plaindre et en fait c’est tout à fait ça. Ce n’est rien de tragique, ce n’est pas si grave, mais faut que ça sorte.

Premièrement, le CPE où va mon Coco ne peut pas encore me garantir une place pour Mini en septembre. La directrice doit faire ses groupes, structurer ces choses et me répondre… un jour. Elle ne sait même pas si elle saura avant juillet. Eh c’est parce que je n’ai pas de plan B moi là, ça semblait claire que Mini aurait une place. Pis là bien ce n’est plus certain. Maudite m… Alors je dois me trouver une garderie au cas où… Ça me fait chier royalement (excusez le langage mais je ne sais pas comment le dire autrement)! Moi qui pensait que je n’aurais pas à me casser la tête pour cette fois, mais non on recommence.

Et cerise sur le sundae Cocotte doit changer d’école. Je vous explique, mais préparez-vous c’est long, complexe et surtout très con. Quand nous sommes déménagés il y a deux ans on inscrit Cocotte à sa nouvelle école. Pas de problème l’école de notre aire de desserte (terme officiel) est plus loin (on a une école sur notre rue, mais ce n’est pas “notre” école), mais on fait tout dans les règles de l’art. Finalement, le 26 juin on reçoit les papiers de l’autre école (la plus proche). Essaie tant bien que mal de rejoindre quelqu’un, mais tout est déjà fermé. En septembre Cocotte commence à l’école plus près qui n’est pas “notre” école, mais qui sera la sienne pour une raison obscure (pas le manque de place). Je jase avec la directrice parce que Coco un moment donné ira à l’école lui aussi et je ne veux pas des enfants dans deux écoles. Non, non pas de problème, on me baragouine du langage de fonctionnariat, transfert obligatoire, prioritaire, aire de desserte, regroupement familial, bla bla bla. En février je remplis le formulaire d’inscription de Coco pour la maternelle, je dois faire une demande de changement d’école pour lui, parle avec la directrice, on me dit que ce ne sera peut-être pas si simple. C’est parce que ce n’est pas ce qu’on avait discuté. Parle parle, jase jase, ça devrait aller, pas de problème. Bien calvaire de ciboire, ils ne peuvent pas prendre Coco qui doit aller à l’autre école, “notre” école. Qu’est-ce qu’on fait? Discute, étudie la problématique, finalement change Cocotte aussi, on ne peut juste pas courrir trois places dont deux écoles avec des horaires différents, des congés différents. J’ai chialé, moi qui généralement est tolérante là-dessus (je le sais bien que ce n’est pas sa faute à elle), j’ai chialé. Elle a déguisé la vérité et en plus le système est poche, poche, poche.

Là c’est quoi la prochaine affaire! Mais je vous averti soyez prêt je suis méga “crinquée”!

Ah mais faites des bébés pareil, soyez juste prêt, le plus dure ce n’est pas les nuits, les dents, les petits bobos, c’est les cr… de systèmes de m…

Le poids du passé

Quand j’étais jeune mes grands-parents habitaient avec nous. De l’extérieur on formait une belle petite famille parfaite, mais de l’intérieur comme toutes les familles ça craquaient un peu. En fait, la grosse craque c’était un secret, un tabou, un “faut pas que personne sache”. Et aujourd’hui ce secret, pourtant mort avec celui qui l’a porté, m’empoisonne encore la vie.

Je vous explique…

Le Geek rentre hier d’un 5 à 7 (plutôt un 5h à 11h) un peu (pas mal) pompette. Pas grave, il rentre pompette une-deux fois par année, ça ne me dérange pas, mais… Et s’il ne pouvait plus s’amuser sans boire, s’il en avait besoin tout le temps, s’il était alcoolique? Les nerfs me direz-vous et vous avez raison sauf que quand l’alcoolisme t’a touché de près, on ne s’en débarasse pas comme ça. J’ai donc du refaire encore une fois une petite thérapie interne pour m’apercevoir que ça fait partie de moi, que c’est ça, que je le porte, que ça me rend plus intense, mais que de le savoir c’est déjà ça de pris. Le Geek le sait, il me connaît, il a cuvé sa bière en silence (pas trop difficile, il s’est écroulé dans le lit en arrivant ;) ) et il a laissé aller.

Mon grand-père buvait. Un alcoolique social, jamais déplacé, toujours de bonne humeur, pour l’enfant que j’étais son problème de boisson ne me semblait pas un problème. Mais pour les grands autour de moi c’était l’enfer. Les secrets, les larmes, les cris, les “chut, chut, chut”. Je ne comprenais rien, sauf que ça n’allait pas. Toutes les cachettes, couper le gros gin avec de l’eau en cachette, cacher le 6 packs de bière, cacher et encore cacher. Mon grand-père que j’ai aimé de tout mon coeur a finalement arrêté de boire, complètement. Le secret en est resté un, chut chut chut encore. On oublie tout, on fait comme si ça n’avait jamais été. Si ça n’était pas. Pas d’alcoolique chez nous, non voyons, jamais.

Aujourd’hui j’en ai assez du secret. Son honneur est sauf, il est mort depuis bientôt dix ans et aujourd’hui c’est ceux qui restent qui portent le fardeau et je refuse de le porter en secret. L’alcoolisme de mon grand-père a créer en moi une brèche. Je ne pourrai jamais savourer pleinement un verre de rouge, je craindrai toujours de porter ce vice en moi. C’est comme ça. Mais je refuse de faire comme si ça n’existait pas, je refuse de taire quelque chose qui m’empoisonne. L’alcoolisme est une maladie, la cacher n’aide personne. Pour “guérir” l’alcoolique doit reconnaître son problème, encore faut-il qu’autour de lui on reconnaisse qu’il y a effectivement problème.

Alors voilà je me suis excusée au Geek (pour rien il se rappelait à peine ce que j’avais dit ;) ) et j’accepte de porter ça et de vivre avec. Vivre avec un alcoolique n’est pas simple et vivre avec un alcoolique un jour c’est vivre avec un alcoolique toujours.

Le troisième c’est du bonbon

Le Geek et moi on en a entendu des choses sur un troisième enfant, des vertes et des pas mûres. J’avais même écrit sur le sujet. Je me suis donc dit que je devais revenir là-dessus, faire un bilan de “et pis c’est comment trois enfants”.

Et bien mis à part les forfaits dans le sud plus cher (quoique avant deux ans Lou est gratuit…), le fait qu’on conduit maintenant une mini-van (trois sièges d’auto ça ne fait dans aucune voiture), pour tout le reste c’est du bonbon.

On connaît la chanson, l’air, les paroles et la musique au complet, on sait quoi faire, on se sent en confiance. On a tout ce qu’il faut, ce qu’on achète c’est du luxe. Et ça roule comme sur des roulettes. On va être honnête, on ne s’ennuyait pas particulièrement des couches, des nuits entrecoupées, des dents qui percent pas, mais le reste… tout le reste. Les colle-colle dans le lit de papa et maman, les grands qui s’occupent de bébé, les sourires édentés, les premiers mots baragouinés, et l’amour, l’immense amour… Tout cet amour qu’on ne soupçonnait pas, un si petit bébé capable de susciter de si grandes émotions.

Le troisième je vous le dis c’est du bonbon.

Pffff même pas capable de reconnaître le vrai talent…

Ce soir je chantonne doucement à mon petit Lou “mille après mille je suis triste…” (bien oui du Willie Lamothe, je vous l’ai dit une finie de country). Chaque fois que je m’arrête Lou ouvre les yeux et se met à hurler, je recommence il se calme, se blottit contre moi et ferme les yeux. Je regarde amoureusement mon bébé et lui dit:

-Ah mon chéri d’amour tu es probablement le seul qui pleure quand j’arrête de chanter, pour les autres c’est le contraire.

Le Geek et Cocotte lèvent la tête au même instant et hurlent presque.

-Ah oui!

Lou s’est remis à pleurer j’avais arrêté trop longtemps, je m’y suis donc remis… encore plus fort. Ça leur apprendra.

Mon boss

Ma Cocotte c’est l’aînée et puisque je suis une aînée moi-même je peux me permettre de le dire, c’est un vrai tyran. Elle adore régimenter ses frères, même le petit, même s’il ne comprend pas. Aujourd’hui après l’école je la traîne (notez ici le verbe traîner… un peu à l’image de son humeur) faire des courses. Après quelques arrêts qu’elle juge tous aussi insignifiants les uns que les autres Cocotte en à marre.

Cocotte -Là ça va faire, après ça on prend une collation, j’ai faim moi. Alors on fait ça vite, tu mets Lou dans l’auto, la poussette aussi et pendant ce temps là je ramasse les affaires. Allez dépêche.

Moi -Oui boss.

Cocotte -Ah non je suis pas ton boss. Si j’étais ton boss je pourrais te renvoyer, là je peux pas.

Encore heureux pour moi…

La belle, le maigre et le gros

Voilà à quoi ressemble ma trilogie d’enfants. De retour de chez le pédiatre pour le suivi annuel de la triade et tout le monde va bien. Cocotte est “dont bin belle” (dixit madame la réceptionniste) mesure un petit mètre 22 et pèse 54 livres (26 kilos). Coco fait le pied de nez aux courbes de croissance et flirte avec le pas de courbe (3e percentile) avec son petit mètre 4 et ses petites 34 livres (16 kilos et des poussières). On fait des petits modèles, des petits “racks à chips” (dixit madame qui mesure et pèse les enfants). Puis tout à coup voilà tu pas que l’impossible se produit, je sors de sa poussette un gros bébé tout joufflu (18 livres, 25 pouces 3/4), un très haut de courbe. On me demande de déposer le “gros tocson” (dixit toute la réception) sur la balance.

Madame qui pèse -Asseoit le svp c’est plus facile.

Moi -Je ne peux pas, il ne se tient pas assis.

Madame qui pèse -Hein, bien là il est pas vite vite.

Moi insultée -Il a juste 4 mois et demi.

Madame insignifiante eh qui pèse -Ah bien y est gros en svp.

Pffffiiiii Il est même pas gros, il est dodu.

Moi -Bien il est comme ça.

Madame qui pèse -Les deux maigres c’est à vous?

Moi -Bien d’après vous? C’est pas au voisin certain, ils ont tous le même nom de famille.

Madame qui pèse -Ah bien ça fait la belle, le maigre et le gros. Sont-tu du même père?

De la marde je réponds pas!!!

Des promesses

Voilà ce que le Geek me promet… Comme quoi toutes ces heures de Wii vont payer… Attendez de me voir en Wii bikini cet été ;) N’empêche que c’est vrai que ça fait dépenser du jus cette bébelle là.

Pour les photos, ça s’en vient :)

Qui est-ce qui n’a plus d’amoureux?

C’est moi. Mais non on ne se sépare pas, j’ai trouvé une Wii… et me voilà célibataire ;) Mais j’ai l’homme le plus heureux de la rue (on ne va pas dire du monde, c’est quand même juste une console) et le plus étonné. Il n’en revient pas encore que non seulement j’ai dit oui, mais qu’en plus je l’ai acheté… et qu’il n’est pas cocu. Quoique s’il continue à ce rythme… Meuh non je blague voyons.

Ajout: Vous devriez voir le Geek en action… le plaisir de la Wii c’est des manettes virtuelles que tu bouges pour mimer l’action… Tordant de voir l’homme en pleine attaque de sabre dans son salon… Peut-être une photo ou un petit vidéo si vous voulez?

Noël

Ok je me confesse, je suis une quétaine finie de Noël. J’adore les décorations, la musique de Noël, les films de Noël, les cadeaux, toute la patente quoi. Depuis que j’ai mes enfants j’ai instauré des traditions, j’ai un petit côté traditionnel, c’est mon côté “à droite mon Bob” comme l’appelle mon chum, heureusement ça s’arrête là.

Première tradition: On ne fait rien avant le 1er décembre, avant ça ce n’est pas Noël, c’est l’halloween.

Deuxième tradition: Quand j’étais jeune ma mère avait des modes de sapin, une année il n’y avait que des guirlandes dedans, l’année d’après que des boules. Le sapin était une affaire de design et excusez là, mais il était laid (presque tout le temps). Alors maintenant mon sapin c’est une collection hétéroclite de plein de bébelles, de cossins gossés mains par les enfants, de cannes de Noël, de boules, de guirlandes. Mon sapin n’est pas bien plus beau que ceux de mon enfance, mais c’est une affaire de famille, chacun contribue de son mieux à sa laideur (au fond moi je le trouve beau mon sapin).

Troisième tradition: À chaque année les enfants se choisissent une nouvelle décoration de Noël pour l’arbre. Elle est censée représentée leur année. Invariablement Cocotte choisit un ange ou une princesse et Coco un animal, vive les stéréotypes.

Quatrième tradition: Je dois, j’insiste sur le doit, voir au moins une fois (mais de préférence plusieurs), le film Le sapin a des boules durant la période des fêtes. C’est un film poche, niaiseux au possible, mais qui me rappelle mon vieux Papi et qui me fait rire complètement. Au diable les intellos, le cinéma de répertoire, je m’éclate. J’ai même fini par gagner le Geek, qui adore me regarder rire comme une défoncée d’une blague prévisible au possible pour la vingtième fois. Ah et la version anglo est correct (National Lampoon’s christmas vacation), mais le voir en français mal doublé c’est encore mieux.

Cinquième tradition: On ouvre les cadeaux le 25 décembre au matin. J’aime voir mes petits mousses se lever à l’aube et anticiper tout le long du déjeuner.

Sixième tradition: Chaque année on ajoute une maison au village sous l’arbre. La première maison fut la bibliothèque (évidemment!) et à tous les ans on ajoute un édifice et des personnages. Les enfants jouent sous l’arbre pendant des heures.

Bref, j’aime Noël, le côté un peu kitsch, un peu quétaine, l’amour, l’esprit familial, tout. J’anticipe déjà, plus que 5 dodos. Yeah!

Macho man

Mon grand gars fait encore des siennes, un vrai tombeur. Il me raconte sa journée hier et me précise.

Fiston blasé -Ouais j’étais avec Zoé parce que Valentina c’est plus mon amoureuse.

Moi un brin crispée chaque fois qu’on parle d’amoureuse -Ah non c’est dommage. Je me demande pourquoi je sonnais toute heureuse si c’est dommage? 

Fiston très sûr de lui -Bien non c’est pas grave, moi je peux avoir toutes les filles que je veux.

Moi pas trop certaine de la réaction appropriée -Eh bien eh… ah bon.

Fiston -Oui là c’est Zoé mon amoureuse, c’est super.

Moi tout à coup songeuse -Ah bien Zoé c’est pas l’amoureuse de Benjamin?

Fiston -Bien on a échangé, maintenant son amoureuse c’est Valentina et moi Zoé, on partage.

J’ai préféré garder le silence. 5 ans et déjà échangiste…

Juste pour votre information, par chez nous il n’y a que Coco qui fait des siennes côté coeur, Cocotte n’est pas du tout intéressé par les garçons… Pas de mots doux dans son sac, de tag bisou ou autres. Dieu merci parce que comme dirait le Geek (je vais enrobé sa pensée un peu, question que ça sonne un peu plus classe) avec un garçon on a seulement un membre viril à surveiller alors qu’avec une fille il faut surveiller tous les membres virils qui tournent autour.  Sur cette belle pensée super philosophique je vous laisse.

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