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Le bonheur est dans les petites choses

Avoir une grosse famille est une source de joie incessante parmi celles-ci le bonheur intense et total lorsqu’on réussit ce que j’appelais à une autre époque des broutilles. Du bonheur dans de si petites choses…

-Le bonheur pur quand je réussis à prendre une douche complète seule (en fait une douche accompagnée (dépendent de l’accompagnateur évidemment) pourrait aussi être bien plaisante, disons donc plutôt une douche sans interruption pour régler une chicane ou consoler un bébé qui braille).

-L’intense satisfaction lorsque la main atteint le fond du panier (et non du baril ;) ) de lavage. Qui aurait dit qu’un jour réussir à faire tout le lavage me procurerait autant de félicité?

-L’extase de manger son petit déjeuner chaud pour une fois et non des rôties séchées et du café froid. Le bonheur du beurre d’arachide liquifié par la chaleur de la rôtie… Miam!

-Le plaisir de regarder son plancher qu’on vient de laver et le trouver tellement beau tout propre comme ça. Je m’épate encore de m’extasier devant un plancher… dire qu’avant il m’en fallait tellement plus… maintenant un petit plancher tout propre et je jubile.

-Le bonheur immense de regarder le petit dernier la bouche pleine de lait qui me sourit pendant que les grands et le moyen jouent sans s’arracher ni les cheveux ni les bras ni les jambes.

-Le grand bonheur de regarder le Geek et de penser que non seulement il est chanceux, mais que je le suis aussi ;) Avoir envie de vieillir parce que je sais qu’avec lui ce sera agréable et simple.

Bref, le bonheur il est dans les petites choses… sur ce je vais laver ma baignoire (je me demande si ça va me donner autant de plaisir que mon plancher????).

Du visuel

Des moments de bonheur, deux hommes dorment dans mes bras ;)

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Avec la mascotte du jour

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Il est peut-être blond aux yeux bleus, mais pas de doute sur sa paternité, il a la même expression que son papa

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Et pour finir regardez moi le beau potelé, des grosses joues, un double menton, tout ça grâce au super lait de maman

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Question de perspective

Clément est attendu bien impatiemment par toute la fratrie, mais évidemment c’est différent pour chacun.

Lou 17 mois: Il se promène en scandant bébé et en pointant mon bedon. Il lui donne même des petits bisoux (bon il embrasse depuis ce temps la bedaine de son père, de sa soeur… mais c’est l’intention qui compte). Il berce sa poupée en disant bébé et en pointant mon bedon rond (puis après il la lance avec force sur le mur, mais bon c’est sans méchanceté… du moins apparente ;) ). Bref, il est complètement mignon ou trop chou comme dirait ma grande (c’est le mot du mois ça “chou”).

Jado 9 ans: Elle est dans les grands questionnements sur l’évolution du bébé. “Maman est-ce que Clément entend ma voix?” “Maman est-ce que Clément suce son pouce dans le bedon?” “Maman est-ce que je vais pouvoir le bercer le soir?” Elle a tellement hâte de voir et prendre bébé parce qu’il va être “bien trop chouuuuu!!!”.

Charlo 6 ans: Changement de registre avec notre grand garçon. Il se questionne aussi, mais disons qu’on est… ailleurs mettons et que c’est un peu moins “chou”. “Maman Clément il pète dans ton ventre?” “Maman Clément s’il fait pipi à l’intérieur et qu’il a la bouche ouverte est-ce qu’il en avale?” “Maman Clément il a des crottes de nez?”.

Bref, tout est question de perspective.

Pas mort… mais pas fort

Je l’ai déjà dit, je n’ai aucun doute sur bébé #4, aucun, pantoute, quedalle… mais quand la gastro frappe chez nous, j’ai beau ne pas douter j’appréhende un peu ;) Et oui la sacrament, de cr**, de sale c’est pointé chez nous. Tout le monde sur le dos sauf (petite voix qui touche du bois) moi. J’aurais plein de choses que je trouve très drôle à vous raconter, mais je ne suis pas certaine que ça vous ferait rire. Je pense que les histoires de gastro vaut mieux que je les garde pour moi, vous ne pourrez pas dire que j’ai pas bon coeur. Alors je vais y aller pour un petit melting pot d’un peu de tout.

*J’aide une dame au catalogue. Celle-ci s’extasie de mon beau bedon rond et me demande toute guillerette en flattant le dit bedon (sans y avoir été invitée): “Mais c’est à qui ce beau bébé là? Hein c’est à qui?”. J’ai été trop bouchée pour répondre… au voisin tiens donc.

*Une dame me questionne sur le nom d’Ecto.

-Clément c’est quoi exactement?

-Bien un nom??? Je ne comprends pas trop la question.

-Non, je veux dire c’est de quel origine?

-Bien français. Ça vient du latin Clemens qui signifie doux et bon.

-Ah… latin? Donc c’est italien? Comme Clémente, genre la température est clémente?

-Oui c’est ça. À quoi ça sert de s’obstiner… Clémente italien???

*Puis pour conclure un petit épisode cucul.

J’écoute au grand dam du Geek un épisode de Quand passe la cigogne. Pas qu’il déteste complètement, mais ça le scie ce genre d’émission où le vrai monde se raconte. Il subit donc mon choix de femme enceinte hormonale. Le couple de l’épisode raconte son histoire et arrive au moment où ils racontent la mort de leur bébé à 20 semaines. Le Geek et moi on se tait, le silence s’alourdit, on se regarde.

- Elle me manque… encore… tellement. Que je dis.

- Oui… je sais… moi aussi tu sais.

- Elle va arrêter de me manquer un jour tu penses? Que je demande angoissée.
- … Non… jamais… jamais. Qu’il me répond doucement. J’entends la douceur du silence.

- Merci. Il a tout compris.

- De rien. Qu’il conclue en souriant, tout l’amour du monde dans un sourire.

Aveu

Il faut que je le dise, je dois le faire. Ma fille a des problèmes à l’école. Voilà je l’ai dit, c’est fait. Vous ne savez pas ce que ça me coûte de le dire. Pourquoi? Parce qu’on veut tellement le meilleur pour nos petits, parce que se sont tellement les plus beaux, les plus gentils. Ma fille c’est la plus belle, c’est la plus gentille et c’est ma meilleure à moi, mais il faut l’avouer à l’école cette année ça ne va pas. Elle n’a jamais été une super championne, elle a toujours eu quelques petites difficultés, mais là on frappe un mur. Et fort en plus. Ça ne va pas. Ce n’est pas la faute de la prof (remarquez ce n’est pas sa faute non plus si elle ne va pas mieux, vous me suivez). Ce n’est pas un mauvais prof en soi, mais ça ne clique pas avec Cocotte. Pas du tout. Nous voilà donc dans une impasse, avec un retard que je qualifie d’important. Évidemment notre merveilleux système ne trouve pas ça si pire. Elle n’est pas analphabète, elle écrit, elle compte, elle lit, bon bien next, au suivant.

Il n’y a aucun service pour elle. Elle ne souffre pas de problèmes majeures (autisme, déficit d’attention, hyperactivité), elle ne dérange personne alors basta. Mais pendant ce temps ça ne va pas. Je le redoutais, je le sentais et je l’avoue bien humblement je le fuyais un peu, mais là faut faire face. Je vais me battre, pour elle, pour de l’aide, pour que ce retard encore rattrapable ne s’accumule pas. Le combat sera intense je le sais, mais je le ferai. Pas question de cumuler du retard comme ça sans arrêt, faut que ça cesse.

Alors voilà je vous ai fait un aveu. Ma Cocotte à moi n’est pas première de classe, ma Cocotte n’est pas parfaite, mais ma Cocotte c’est la mienne et c’est ma meilleure à moi.

Et une de plus pour petit homme

Voilà il a 6 ans aujourd’hui, mon tout petit, tout grand. Mon premier garçon, le plus vieux, celui qui fut longtemps mon bébé. Il grandit, en beauté. Je sais je n’ai aucune objectivité, mais il est beau mon petit homme, beau et incroyablement doux et gentil, d’une douceur fabuleuse. Je suis fière de lui, il me gonfle le coeur à en fendre. Il est un bon fils, un bon petit frère et un adorable grand frère. Il y a 6 ans mon coeur de mère comprenait qu’on pouvait avoir dix, quinze ou vingt enfants et qu’on les aimerait chacun tout autant. Mon fils, mon grand m’a appris le pouvoir de la multiplication parce qu’avec lui j’ai compris que l’amour ça ne se divise pas ça se multiplie. Merci mon bébé… mon grand bébé de 6 ans. 

Conciliation

Alors voilà retour au boulot effectué. Tout le monde est vivant, tout le monde est en forme, tout le monde est heureux. J’en suis moi même quelque peu surprise. Disons que le Geek et moi on s’était imaginé le pire question d’être préparé et le pire ne s’est pas avéré. L’horaire est pas mal, on est dans les temps. Mini réagit bien à la garderie. Coco adore la maternelle (le vendredi il commence déjà à compter les dodos qu’il reste avant d’y retourner c’est dire…). Cocotte a retrouvé sa routine, s’est fait une super meilleure amie. Bref, ça roule par chez nous. Si j’ose je dirais même que c’est mieux qu’avant. Définitivement ce troisième enfant est du bonbon du début à la fin.

Sur une note réaliste pour ne pas que vous croyez qu’on court tous dans un champs de marguerites avec des vêtements blancs en chantant “je vois la vie en rose”, il faut quand même composer avec le quotidien. Faire des lunchs (j’haïs ça!!!), planifier et préparer les repas, vivre la percée dentaire massive de Mini (6 dents en même temps pauvre chéri), gérer les devoirs et leçons (j’haïs ça au cube!!!), les réunions de parents de début d’année (ça j’haïs encore plus ça que tout le reste) et essayer de survivre à un vilain rhume qui semble vouloir attaquer toute la famille. Ne soyez donc pas trop jaloux ;)

N’empêche pour l’instant la conciliation travail-famille va bien. Croisons nos doigts, nos orteils et tout ce qui se croise pour que ça continue.

1 exposant 32

Alors voilà la boucle est bouclée, un cycle complet. Mon Mini a un an aujourd’hui. Un an complet de bonheur, d’espoir retrouvé, de sérennité. Une année qui a passé comme un clin d’oeil. Et le plus beau c’est qu’aujourd’hui c’est un doublé, le Geek a 32 ans. Deux anniversaires le même jour, deux fois plus d’amour. Deux de mes hommes, le plus grand et le plus petit. Je pourrais vous écrire tout ce qu’ils m’ont mutuellement apporté en cette année, mais je n’aurais pas assez de mot. C’est mes amours, ils sont merveilleux. Je vous aime mes deux hommes.

F*** le gym

Depuis un bout de temps je pense m’abonner au gym. J’ai définitivement besoin de bouger et aplanir un peu de rondeur ne ferait sûrement pas de tort. Je sais très bien que je ne suis pas mince, je suis ronde, j’ai des courbes, en masse, là où il faut et même là ou il ne faut pas ;) Mais en même temps mon corps je l’assume. Je n’ai plus 20 ans, j’ai eu des enfants, c’est ça qui est ça. Ça m’a pris du temps, pas certain que tous les jours je suis aussi zen que maintenant, mais en gros je l’aime bien mon corps de madame et de maman. La chose qui me dérange le plus c’est ma grosse face ronde, mais ça je l’avais même quand je pesais 92 livres mouillées. Ma fille de 9 ans mince (pour ne pas dire maigre) a ça aussi. Il paraît qu’un peu de chirurgie pourrait aplainir mon menton… jamais de la vie. J’ai bien trop peur et après tout mon menton il est pas si mal je n’ai qu’à le pointer vers le haut ;)

Enfin tout ça pour dire que je me disais qu’un peu de gym ferait du bien. Et bien après une semaine de retour en classe, début de gardo je dis f*** le gym. J’en reviens pas comment je cours. Vous voulez un entraînement intensif, faites vous 3 enfants ;) Les horaires atypiques du début des classes (coco commence la maternelle et l’entrée progressive c’est fou, une heure ici, une demi journée là), la garderie en progressif pour Mini, les vaccins, les courses… Je cours… et le pire je me suis rarement sentie aussi bien, aussi vivante, aussi pleine d’énergie… On s’en reparlera dans un mois par contre. Je vous laisse je m’en vais chercher Coco.

La raison du bobo

Bon mon dernier billet était plutôt mélancolique et je me sens comme ça ces temps-ci. Et c’est plutôt rare chez moi, même dans l’adversité je suis plutôt hop la vie. Alors d’où me vient ce mal lancinant? Je pense que c’est la fin de l’été qui le cause. Le fait que mon Geek commence ses vacances ce soir et qu’après celle-ci l’école commence… et la garderie pour mon petit Lou… et mon retour au travail. Voilà c’est dit, je retourne bientôt au boulot.

Louis-Philippe va me manquer, tellement, énormément. Il me manque déjà c’est peu dire. Chaque fois que je le berce pour l’endormir mon coeur fait crunch… Mais c’est la vie, c’est ainsi. Je retourne au boulot, par obligation en très grande partie, mais on s’entend je ne m’en vais pas à l’abattoir. Mon travail est plaisant, mes collègues supers et c’est ce qui rend ça supportable.

Je veux écrire sur le retour au boulot depuis un moment déjà, mais je ne trouve jamais les bons mots, la bonne approche, la bonne manière. Quel tabou, quel sujet complexe. Travailler et avoir des enfants. Je vous fais une confession, je ne pense pas que je pourrais rester à la maison. J’aimerais énormément pouvoir rester une année de plus avec mon Lou, mais après je ne serais pas heureuse je crois. J’ai adoré mes mois avec bébé et mes grands, mais je mentirais si je disais que mon cerveau ne s’ennuit pas un peu de stimulation intellectuelle. Et je me sens horriblement coupable de dire ça. Toutes ces femmes qui restent à la maison et sont si épanouies. Mais j’ai décidé d’assumer, celle que je suis, celle qui est moi. Je retourne au boulot le coeur en miette de laisser mon Lou à d’autres, je donnerais tout pour ne travailler que deux heures par jour (quoique je serai déjà à temps partiel), mais j’ai hâte aussi de retrouver la bibliothécaire en moi, celle qui sommeille depuis quelques mois. J’ai hâte de retrouver mes dossiers, de me remettre à mes formations, à mes usagers. Les prochains mois seront fait de cette balance, de cette recherche de l’équilibre. J’espère que la maman et la bibliothécaire sauront trouver leur place… On verra bien.

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