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I will survive

En fait je devrais plutôt dire j’ai survécu. Mini a eu sa première journée de garderie. Bon, ce n’était pas une vraie première journée, juste deux heures avec maman, mais bon on est allé, on a vu, et ma foi on a vaincu. Vaincu le monstre dans mon coeur, dans ma tête, le monstre de culpabilité, de remords, de douleur d’abandonner (pas laisser là, abandonner (je me la joue fort je sais)) mon pauvre bébé chéri dans des mains étrangères.

Son éducatrice est presque trop parfaite pour être vrai, elle est gentille comme tout et Lou s’est même laissé prendre. Je connais le milieu, c’est le même que pour Coco, c’était comme revenir à la maison. Bref, ça ira… j’y gagnerai plusieurs cheveux blancs (merci nice and easy), quelques rides (bah je crois pas au crème anti ride), et quelques brûlements d’estomac (merci gaviscon), mais je vais survivre. Et mieux encore Lou aussi.

Demain jour 2 de l’intégration, je vous laisse je m’en vais me faire des scénarios pas possibles, je m’en vais angoisser au possible, je m’en vais faire des cauchemars, je vais survivre, mais je n’ai pas dit que ce serait simple ;) Il n’y en aura pas de facile…

La raison du bobo

Bon mon dernier billet était plutôt mélancolique et je me sens comme ça ces temps-ci. Et c’est plutôt rare chez moi, même dans l’adversité je suis plutôt hop la vie. Alors d’où me vient ce mal lancinant? Je pense que c’est la fin de l’été qui le cause. Le fait que mon Geek commence ses vacances ce soir et qu’après celle-ci l’école commence… et la garderie pour mon petit Lou… et mon retour au travail. Voilà c’est dit, je retourne bientôt au boulot.

Louis-Philippe va me manquer, tellement, énormément. Il me manque déjà c’est peu dire. Chaque fois que je le berce pour l’endormir mon coeur fait crunch… Mais c’est la vie, c’est ainsi. Je retourne au boulot, par obligation en très grande partie, mais on s’entend je ne m’en vais pas à l’abattoir. Mon travail est plaisant, mes collègues supers et c’est ce qui rend ça supportable.

Je veux écrire sur le retour au boulot depuis un moment déjà, mais je ne trouve jamais les bons mots, la bonne approche, la bonne manière. Quel tabou, quel sujet complexe. Travailler et avoir des enfants. Je vous fais une confession, je ne pense pas que je pourrais rester à la maison. J’aimerais énormément pouvoir rester une année de plus avec mon Lou, mais après je ne serais pas heureuse je crois. J’ai adoré mes mois avec bébé et mes grands, mais je mentirais si je disais que mon cerveau ne s’ennuit pas un peu de stimulation intellectuelle. Et je me sens horriblement coupable de dire ça. Toutes ces femmes qui restent à la maison et sont si épanouies. Mais j’ai décidé d’assumer, celle que je suis, celle qui est moi. Je retourne au boulot le coeur en miette de laisser mon Lou à d’autres, je donnerais tout pour ne travailler que deux heures par jour (quoique je serai déjà à temps partiel), mais j’ai hâte aussi de retrouver la bibliothécaire en moi, celle qui sommeille depuis quelques mois. J’ai hâte de retrouver mes dossiers, de me remettre à mes formations, à mes usagers. Les prochains mois seront fait de cette balance, de cette recherche de l’équilibre. J’espère que la maman et la bibliothécaire sauront trouver leur place… On verra bien.

Une petite pensée

J’ai une petite demande à vous faire, si vous pouviez avoir une petite pensée pour mon tout nouveau filleul aujourd’hui ce serait apprécié. Justin est né à seulement 36 semaines, il se porte comme un charme, mais a développé une vilaine jaunisse (pour un bébé avant terme c’est courrant). La vilaine jaunisse n’a pas passé avec les vieux trucs (allaiter souvent, exposition à la lumière, etc.) ni avec les trucs plus médicaux (lampes), mon petit neveu a donc été transféré cette nuit à l’hôpital de Montréal pour enfants pour être transfusé. C’est bien énervant tout ça, on a le coeur en guimauve et le stress dans le tapis. Alors une pensée pour que Justin récupère vite vite et une pensée pour les parents spécialement ma petite soeur qui avec les hormones dans le tapis doit vivre l’hospitalisation de son tout petit bébé. Tu es la meilleure soeurette.

Et vlan dans les dents (coeur sensible s’abstenir)

Je parlais de dégueux, même de DÉGUEUX, bien ça m’apprendra… parce que du dégueux je n’en avais pas vraiment vu avant hier. Chez nous par les temps qui courrent ça tombe comme des mouches. Un petit virus par ci un petit rhume par là, ça n’arrête pas, mais là j’ai eu droit à THE cerise sur le sundae, the ultimate, la gastro qu’on avait réussi à éviter jusque là. Bien oui je ne disais pas un mot, je ne parlais de rien, j’avais peur de provoquer les choses, mais on dirait bien que d’en parler ne change pas grand chose. Ce que je me réjouissais d’avoir éviter a frappé et pas le moindre d’entre nous, non c’est Mini Coco qui y a eu droit. Un bébé qui a la gastro c’est l’apocalypse rien de moins. Ça vomit et évacue par le bas sans aucun préambule, les couches débordent, ça pue, c’est MÉGA DÉGUEUX. Après quelques couches horribles, quelques vomis dignes de films d’horreur j’appelle le Geek en catastrophe, je ne peux pas assumer seul. Le temps de ramasser un dégât que Mini en fait un autre, ça déborde de partout, eh je capote.

Et voilà tu pas que c’est l’heure d’aller chercher Cocotte à l’école. C’est là que ça devient drôle. Il y a un grand boulevard à traverser et il n’y a pas de brigadier. Après avoir tergiversé j’opte pour aller chercher Cocotte à pied avec Mini dans la poussette et Coco à pied. Je recouvre la poussette de couvertures (au cas où ça déborde), j’aurais dû choisir des couvertures qui “match”, mais bon pas le temps alors on dirait un vrai arc-en-ciel. Je pousse dans le dos de Coco au maximum qui est dans sa phase Roi Lion et que ne veut rien savoir d’enlever son déguisement de lion (un déguisement avec méga crinière de poil). Bon je n’ai pas le temps de m’obstiner, part avec Coco en lion, une poussette multicolore avec couvertures qui pendouillent de partout. Pour faire dans le ton, mon chandail est taché d’eau de Javel, en voulant aseptiser j’ai ruiné mon gilet. Vous imaginez l’image, une mère hirsute, le chandail plein de “spots” de javel, avec un petit garçon déguisé en lion qui pousse une poussette pleine de couvertes de toutes les couleurs. La GRANDE classe.

Pour conclure le tout, j’ai fini par éternuer et je n’avais même pas de mouchoir. Au point où j’en étais je me suis mouchée dans mon gilet. Deux secondes après avoir ramener tout le monde à la maison le Geek est arrivé. Côté timing j’ai déjà vu mieux… Qui est-ce qui s’est poussé acheter du pedialyte en courrant? Moi moi moi! Qui est-ce qui a arrêté de dégobiller la seconde où le Geek a mis les pieds dans la maison? Et oui toujours les mêmes qui ont tout ;)

De choses et d’autres, mais d’abord du dégueux

Dégueux? Vous avez dit dégueux? Non, j’ai dit DÉGUEUX! Preuve à l’appui:

Hier je suis en plein changement de couche de Mini qui vient de finir sa sieste. Au beau milieu du périlleux exercice, c’est que Mini bouge beaucoup, on sonne à la porte. Zut! Bébé est en fesse, je le dépose donc dans sa couchette et je cours à la porte. La chambre de Mini est tout près de la porte d’entrée, je l’entends qui babille doucement. Ouvre donc la porte pour me trouver face à face avec des Témoins de Jéhova (ça pullule par chez nous). Je reste gentille et calme, mais je me fais ferme. Pas besoin d’être sauvée, il est déjà trop tard, non merci priez pour moi si ça vous chante, je dois retourner à bébé. Le tout a pris 3 minutes, 3 minuscules petites minutes. Je retourne donc à bébé qui continue de babiller joyeusement dans son lit et là, là, DÉGUEUX!!! Vous vous rappelez je changeais la couche de Mini, il était en fesse, vous me voyez venir? Qu’est-ce que Mini en a profité pour faire pendant ce minuscule 3 minutes? Et oui le numéro 2… et petit monsieur avait tellement de plaisir… DÉGUEUX! J’ai bien failli retourner en courrant dehors engueuler les Témoins de Jéhova, mais bon je suis restée civiliser et j’ai fait une brassée de lavage, un bain, un grand nettoyage… N’empêche DÉGUEUX!

Dans le genre dégueux Mini y met beaucoup du sien ces temps-ci. Pas plus tard que ce midi, je donne à mon petit Lou un biscuit de dentition pendant que je prépare mon dîner. Il est à deux pas de moi, je m’active en lui jasant ça, Mini babille et cause avec son chien qui se tient tout près (on ne sait jamais ce qui peut tomber des hauteurs de la chaise). Et là je me retourne pour voir Mini qui tend au chien son biscuit, le dit chien s’étire lèche abondamment le dit biscuit puis Mini le remet illico dans sa bouche. Beurk! Je n’ai pas été assez rapide pour éviter l’échange de bave. Dégueux! J’ai donné le biscuit au chien et calmer la grosse peine de Lou qui voulait seulement partager.

Sur une toute autre note aujourd’hui il y a 37 semaines et 5 jours que notre Lou est né. À 21h06 Louis-Philippe aura passé autant de temps à l’extérieur qu’à l’intérieur de sa maman. 37 semaines 5 jours de pur bonheur, de douceur, d’amour et de joyeux dégueux. Que du plaisir, juste du plaisir et encore du plaisir.

Le troisième c’est du bonbon

Le Geek et moi on en a entendu des choses sur un troisième enfant, des vertes et des pas mûres. J’avais même écrit sur le sujet. Je me suis donc dit que je devais revenir là-dessus, faire un bilan de “et pis c’est comment trois enfants”.

Et bien mis à part les forfaits dans le sud plus cher (quoique avant deux ans Lou est gratuit…), le fait qu’on conduit maintenant une mini-van (trois sièges d’auto ça ne fait dans aucune voiture), pour tout le reste c’est du bonbon.

On connaît la chanson, l’air, les paroles et la musique au complet, on sait quoi faire, on se sent en confiance. On a tout ce qu’il faut, ce qu’on achète c’est du luxe. Et ça roule comme sur des roulettes. On va être honnête, on ne s’ennuyait pas particulièrement des couches, des nuits entrecoupées, des dents qui percent pas, mais le reste… tout le reste. Les colle-colle dans le lit de papa et maman, les grands qui s’occupent de bébé, les sourires édentés, les premiers mots baragouinés, et l’amour, l’immense amour… Tout cet amour qu’on ne soupçonnait pas, un si petit bébé capable de susciter de si grandes émotions.

Le troisième je vous le dis c’est du bonbon.

Mignon tout plein

Lou aura 7 mois le 2 avril. Il fait 20 livres, 28 pouces et est adorable. Il mange de tout, dort bien, sourit comme un prince. Bref, un beau, gros bébé d’amour. Je vous laisse juger ;)

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Quelqu’un peut m’expliquer

Pourquoi la nuit je me réveille toujours 3-4 minutes avant que bébé ne se réveille? C’est immanquable, à croire que mon horloge sommeil est connecté sur la sienne.

Une heure

Une heure, one hour, 1 heure, 1h00, UNE HEURE!!! Oui, oui une heure que mini coco dort dans sa chambre!!!! Une heure!!! Une première! et que c’est bon. Il dort pas mal la nuit, mais le jour… Catastrophe. Mais là ça fait une heure… Je l’ai tu dit, une heure. Puis il respire, inquiétez-vous pas, la folle a vérifié 15 fois plutôt qu’une. Une heure!!! C’est merveilleux être mère, des petites choses deviennent de grand moment. Je vous laisse, je m’en vais danser la samba de reculons en mangeant une caramilk et en buvant de la root beer, faut fêter ça quoi!

La Foi

Étonnant quand même comment la Foi nous revient vite quand on a un jeune bébé. Vous ne comprenez pas? J’illustre.

Moi qui dépose Mini Coco qui s’est finalement endormi après une heure de berçage mode intensif: “Mon Dieu faite qu’il ne se réveille pas”. Arrêt de respiration au moment de déposer le précieux fardeau. Bébé dort encore, soupir “Merci mon Dieu”.

Moi qui change une couche aux effluves pestilentielles. “Oh my God, Lou c’est dégueux”.

Moi qui n’arrive pas à calmer un bébé inconsolable qui hurle depuis une heure. Le dit bébé, promené, langé, bercé, câliné s’arrête de hurler me regarde, sourit, enfouit sa tête sur mon sein et s’endort en deux battements de paupière. Regard de ma part vers les hauteurs célestes “merci mon Dieu”.

Je vous dit une vraie born again.

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