Archives de la categorie 'Bébé'

On trouve de tout… même des incompétents

Bon je vais tenter de faire un billet compréhensif et bref, mais pardonnez à l’avance la bave qui me coule au coin de la bouche, je ne décolère pas encore.

Laissez moi commencer par dire que je comprends toutes celles qui ont commenté sur mon billet sur l’allaitement et qui disaient que le soutien est bien souvent uniquement des paroles. On nous fait sentir cheap au maximum si on n’allaite pas, mais dès que tu allaites plus que 3 semaines on s’en contre crisse. Quel beau double discours. Je m’explique.

Je n’entrerai pas dans tous les détails, mais je dois depuis mon accouchement et pour des raisons de santé sérieuse prendre des médicaments. Qui dit médicaments dit possibilité de passage dans le lait maternel donc assurance que le dit médicament est compatible avec l’allaitement. Je prenais donc un médicament jugé sécuritaire, mais qui depuis quelques jours ne faisait plus du tout effet. Consultation avec mon médecin de famille, elle me prescrit un autre médicament en pensant qu’il est compatible avec l’allaitement, mais en inscrivant sur la prescription pour le pharmacien de s’en assurer. C’est là où ça se gâte.

Pour faire bref le médicament n’est pas compatible. Le pharmacien plutôt que de me suggérer autre chose, de rappeler ma doc ou de me dire de le faire me sort: “Bien là ce n’est pas comme si vous aviez le choix, il faut prendre le médicament, vous ne pouvez pas allaiter. C’est bien l’allaitement le plus longtemps, mais là c’est le temps de penser à vous.” J’ai pris la peine de lui demander si je devais rappeler mon médecin, mais il m’a dit que ça ne donnerait rien, que c’était ça ou rien. Je n’ai rien dit, j’ai pris mes pillules et je suis partie le coeur en miettes. C’est parce que je me suis battue comme une forcenée pour mon allaitement. Après des gercures, des ampoules de lait qui ont persisté 1 mois, un réflexe d’éjection de compétition international, deux mastites, deux épisodes de muguet, il était hors de question que je laisse tomber sans me battre un peu. Que dis-je j’allais mordre quelqu’un plutôt que de me résigner bêtement. J’ai donc rappelé ma doc en larmes. Elle n’en revenait pas. Elle a fait ce que le pharmacien aurait dû faire et a trouvé un médicament compatible… sans trop d’efforts… En fait, j’avais trouvé moi-même… vive Internet.

Précisons également que le dit pharmacien avait laissé entendre devant mon air abattu que si jamais je continuais l’allaitement ça ne serait sûrement pas si grave puisque la dose qui passe dans le lait est une nano dose. Et bien devinez quoi? Le seul médicament causant des problèmes à l’enfant est celui qu’on m’avait prescrit. Une chance que j’ai fait mes recherches.

Tout ça pour dire que si je n’avais écouté que ce professionnel de la santé, supposé détenir le savoir ultime j’aurais soit mis la santé de mon bébé en danger potentiel soit cesser un allaitement auquel je tiens. Qui plus est l’allaitement est reconnu pour réduire les risques que mon enfant développe plus tard le dit problème de santé que j’ai.

Je suis en beau criss d’avoir eu un service aussi poche de la part d’un soi disant professionnel. On dit partout que l’allaitement est le meilleur, que c’est important, mais dans la pratique… pffffiiii. Jamais je n’aurais mis ma santé en péril pour l’allaitement, s’il avait fallu j’aurais cessé, mais ce n’était pas nécessaire, pas du tout. Il y a une abondante littérature sur le sujet, trouver le bon médicament n’a pas été si compliqué. Je vais faire une plainte par principe (moi et mes principes), mais je ne m’attends pas à grand chose.

Je sais que pour plusieurs c’est un non problème, mais c’est venu remuer en moi tellement de choses. J’ai travaillé vraiment fort pour mon allaitement et j’en suis bien fière (c’est peut-être un peu niais, mais je suis vraiment fière de moi) et au moindre petit pépin on me dit d’abandonner.

Pour l’allaitement depuis que mon Coconut est né j’ai eu du soutien de plusieurs personnes, mais au niveau de l’aide quand ce fut vraiment nécessaire… rien, niet, du tout.  Je ne parle pas ici de soutien moral, de ce point de vue ça marche, je parle d’aide concrète et “médicale”. On m’a référé à un médecin spécialiste de la question et bien j’attends toujours… après presque 3 mois. Le vrai soutien je l’ai trouvé sur Internet par l’entremise du Dr Newman, un spécialiste, que dis-je un Dieu de l’allaitement. Je lui en dois quelques unes à lui et vous savez le plus spectaculaire, Dr Newman est médecin à Toronto et chaque fois que je lui ai écrit il m’a répondu… personnellement… et a même proposé d’appeler mon pharmacien… tout ça sans que je ne paie un seul sous ni ne présente aucune carte tchick tchik.

En attendant, je rumine et je prépare mon discours à super pharmacien. Lui il n’a aucune mais alors aucune chance d’approcher sa langue à seulement 100 pieds de mon corps…

Le printemps et sa splendeur

Il fait magnifiquement beau… les feuilles se multiplient, le soleil réchauffe et je n’en profite pas tant que ça…

Mon envie de ménage est passé, pfffft disparu vendredi…  comme par magie ou par chirurgie…

Vous me suivez?

Trois semaines…

Voilà c’est ce qu’il reste au maximum avant l’arrivée de Clément. Aujourd’hui j’avais ce que j’espère notre dernière rencontre photographique avant son arrivée, une écho de contrôle pour vérifier que le diabète et l’hypertension ne l’affecte pas trop. Verdict: Il est parfait mon petit monsieur, grande forme, 50e percentile, doppler impeccable. Bref, tout baigne. J’ai lâché un énorme soupir de soulagement et ma doc aussi (va falloir que j’écrive à quel point je l’aime elle un de ces 4, elle est géniale). On n’a pas vu grand chose de petit monsieur, un pied ici, une main là, mais il ne coopérait pas vraiment et surtout ce n’était pas une séance de pose beauté, mais bien un contrôle médical. Ça veut donc dire que mes trois séances de prise de tension quotidienne, mes petites pilules oranges deux fois par jour, mes six glycémies journalières, mes trois injections d’insuline quotidienne et la satanée diète (qui m’a d’ailleurs fait perdre un kilo et demi en deux semaines) portent fruit. J’ai l’air d’une passeoire à force de me piquer de partout, mais petit homme va bien et il n’y a que ça qui compte. Maintenant reste plus qu’à boucler la valise et attendre. Et vous savez ce que je mets dans ma valise, une belle grosse palette de chocolat Côte D’or au lait, celle dans l’emballage beige… j’en rêve, j’en bave… Elle va être bonne, tellement bonne.

Ça y est, je suis soulagée

Depuis quelques semaines j’angoisse, je vois toute la neige et je me dis que ça ne se peut pas, que ce n’est pas normal. C’est que voyez-vous je me suis toujours dit depuis le début de ma grossesse que j’accouchais au printemps, que bébé arriverait au printemps, mais bon il n’y avait pas trace de printemps. Le printemps ce n’est pas 10 pieds de neige sur le terrain, des manteaux d’hiver et des bottes. Jamais toute cette neige ne fondrait, le printemps ne viendrait qu’en juin (ou en juillet si j’écoute mon super voisin pessimiste). Je ne pourrais donc pas accoucher… c’était décidé. Puis le soleil est sorti, la neige a fondu presque entièrement, j’ai rangé mon manteau d’hiver pour sortir des chandails trop petits (mais ô combien plus léger), je porte mes souliers. L’ordre des choses est rétablie, je vais pouvoir accoucher… fiouuuu ;)

Une autre petite

Pour faire suite au dernier billet, une autre qu’on me sort souvent quand on me voit avec l’ensemble de la marmaille et ma grosse bedondaine:

“Hon sont-tu tout à vous?” ou encore “Dites moi pas que c’est tout à vous ces enfants là?” ou pour une variation sur le même thème “Bien là c’est quand même pas tout vos enfants à vous là?”.

Avec le temps j’ai développé certaines réponses:

“Bien non je m’ennuyais j’en ai ramassé deux dans le rayon de la viande” (Ça c’est pour l’épicerie) . “Les enfants? Quels enfants?” (En regardant affolée autour de moi. Cocotte lève généralement les yeux au ciel). “Non, non” (Ça suscite des regards dévorants de curiosité… que je laisse joyeusement dans le doute). “Hum… ” (Et je me contente de sourire. Ça suscite encore plus d’interrogations). Ou parfois un simple “Oui” (Je ne suis pas toujours dedans).

À noter que chaque commentaire (même ceux qui sonnent un peu raides) sont dit avec un beau sourire… je reste gentille et polie (du moins j’essaie ;) ).

Mère courage

Étant au repos (léger, mais quand même) je sors peu de la maison, je m’épargne donc quantité de commentaires déplacés. Mais il m’arrive encore de mettre le nez dehors et là j’y ai droit. Dans ma grande générosité je partage avec vous la sagesse du peuple.

À noter que je suis à 30 semaines 5 jours de grossesse, j’ai un beau gros bedon rond et je suis à plus ou moins 7 semaines, 7 semaines et demi d’accoucher. Personnellement, je trouve ça bientôt, mais bon c’est relatif…

La remarque qui revient fréquemment:

-Ha mon doux quelle bedaine! C’est pour bientôt? Madame sous le choc.

-Oui, un mois et demi, deux.

-Ha ben là vous avez encore un bon bout à faire. My God vous allez exploser.

Il y a plein de variantes du type “encore 7 semaines, pauvre vous vous allez rouler” ou encore “vous allez bien fendre en deux”. Bref, plein de belles petites remarques charmantes.

Dans une pharmacie où l’on se fait des amis, j’ai eu droit à:

“Ayoye c’est gros une bedaine enceinte, mais bon une chance vous êtes déjà un peu ronde c’est moins dure que devenir grosse quand on est mince là.”

Chez ma coiffeuse:

“C’est important de se gâter à la fin comme ça. On a le corps tout “scrapper” on peut bien prendre soin de ce qu’il nous reste, une bonne coupe ça fait du bien à défaut d’avoir des beaux petits seins dures.”

Au dépanneur, à l’épicerie, à l’école, à la bibliothèque, bref partout lorsque je dis que non ce n’est pas le premier mais bien le quatrième.

“Ah bien mon Dieu! Ah bien j’en reviens pas. Ah bien wow! Que vous êtes courageuse!” .

Courageuse… C’est drôle parfois je me sens folle, parfois un brin marginal, parfois un peu capoté et souvent chanceuse, mais courageuse jamais. La mère qui élève seule 4 enfants avec un salaire sous le seuil de la pauvreté est courageuse, la femme qui lance ses 7 enfants par la fenêtre pour les sauver d’un feu est courageuse, la fille de 17 ans qui se retrouve enceinte et qui se retrouve aussi toute seule pour élever le bébé est courageuse, la femme qui doit attendre des années pour réaliser son rêve de maternité est courageuse. Moi, pas une miette, je suis juste chanceuse.

Ah et pour conclure ma savoureuse du mois:

“Quatre??!!!! Ayoye il y a du monde malade quand même, j’endure à peine mon deuxième, voir si j’en aurais 4.”

Le tout mesdames et messieurs devant les deux enfants en question suffisamment âgés pour comprendre…

Question de perspective

Clément est attendu bien impatiemment par toute la fratrie, mais évidemment c’est différent pour chacun.

Lou 17 mois: Il se promène en scandant bébé et en pointant mon bedon. Il lui donne même des petits bisoux (bon il embrasse depuis ce temps la bedaine de son père, de sa soeur… mais c’est l’intention qui compte). Il berce sa poupée en disant bébé et en pointant mon bedon rond (puis après il la lance avec force sur le mur, mais bon c’est sans méchanceté… du moins apparente ;) ). Bref, il est complètement mignon ou trop chou comme dirait ma grande (c’est le mot du mois ça “chou”).

Jado 9 ans: Elle est dans les grands questionnements sur l’évolution du bébé. “Maman est-ce que Clément entend ma voix?” “Maman est-ce que Clément suce son pouce dans le bedon?” “Maman est-ce que je vais pouvoir le bercer le soir?” Elle a tellement hâte de voir et prendre bébé parce qu’il va être “bien trop chouuuuu!!!”.

Charlo 6 ans: Changement de registre avec notre grand garçon. Il se questionne aussi, mais disons qu’on est… ailleurs mettons et que c’est un peu moins “chou”. “Maman Clément il pète dans ton ventre?” “Maman Clément s’il fait pipi à l’intérieur et qu’il a la bouche ouverte est-ce qu’il en avale?” “Maman Clément il a des crottes de nez?”.

Bref, tout est question de perspective.

Pas mort… mais pas fort

Je l’ai déjà dit, je n’ai aucun doute sur bébé #4, aucun, pantoute, quedalle… mais quand la gastro frappe chez nous, j’ai beau ne pas douter j’appréhende un peu ;) Et oui la sacrament, de cr**, de sale c’est pointé chez nous. Tout le monde sur le dos sauf (petite voix qui touche du bois) moi. J’aurais plein de choses que je trouve très drôle à vous raconter, mais je ne suis pas certaine que ça vous ferait rire. Je pense que les histoires de gastro vaut mieux que je les garde pour moi, vous ne pourrez pas dire que j’ai pas bon coeur. Alors je vais y aller pour un petit melting pot d’un peu de tout.

*J’aide une dame au catalogue. Celle-ci s’extasie de mon beau bedon rond et me demande toute guillerette en flattant le dit bedon (sans y avoir été invitée): “Mais c’est à qui ce beau bébé là? Hein c’est à qui?”. J’ai été trop bouchée pour répondre… au voisin tiens donc.

*Une dame me questionne sur le nom d’Ecto.

-Clément c’est quoi exactement?

-Bien un nom??? Je ne comprends pas trop la question.

-Non, je veux dire c’est de quel origine?

-Bien français. Ça vient du latin Clemens qui signifie doux et bon.

-Ah… latin? Donc c’est italien? Comme Clémente, genre la température est clémente?

-Oui c’est ça. À quoi ça sert de s’obstiner… Clémente italien???

*Puis pour conclure un petit épisode cucul.

J’écoute au grand dam du Geek un épisode de Quand passe la cigogne. Pas qu’il déteste complètement, mais ça le scie ce genre d’émission où le vrai monde se raconte. Il subit donc mon choix de femme enceinte hormonale. Le couple de l’épisode raconte son histoire et arrive au moment où ils racontent la mort de leur bébé à 20 semaines. Le Geek et moi on se tait, le silence s’alourdit, on se regarde.

- Elle me manque… encore… tellement. Que je dis.

- Oui… je sais… moi aussi tu sais.

- Elle va arrêter de me manquer un jour tu penses? Que je demande angoissée.
- … Non… jamais… jamais. Qu’il me répond doucement. J’entends la douceur du silence.

- Merci. Il a tout compris.

- De rien. Qu’il conclue en souriant, tout l’amour du monde dans un sourire.

Maternité X 4

J’accumule tellement d’histoires dedans ma tête depuis un bout que voilà ça prend un billet melting pot, un petit récit des dernières semaines.

À propos du #4:

Vous vous en doutez le #4 attire les commentaires, je me réserve un billet sur toutes les remarques reçues, mais pour vous donner une idée et pour illustrer combien mes hormones carburent dans le tapis ;)

Quelque part dans le temps des fêtes, je croise une copine enceinte de son premier. On jase et elle me rapporte que son échographie est le lendemain.

-Ah c’est bien. Les échos c’est tellement agréable et rassurant. Que je dis.

-Oui et imagine MOI c’est mon premier, c’est comme encore plus spécial. Qu’elle me répond en insistant sur le MOI.

-Bien tu sais c’est tout le temps spécial, premier ou dernier. C’est vrai!

-Oui, oui, mais tu sais le PREMIER c’est comme magique après c’est plus pareil.

-Bien c’est certain qu’au PREMIER c’est tout nouveau, mais au QUATRIÈME ça reste spécial quand même. J’insiste là et mon ton monte un peu.

-Peut-être, mais au quatrième c’est comme pas aussi magique. Elle insiste elle aussi… après tout elle connaît ça avoir quatre enfants elle…

-Bien c’est ça, moi j’attends une crotte de chien. Je me demande pourquoi j’en ai un quatrième, je l’aimerai même pas, tu sais c’est juste le QUATRIÈME. Et je pète ma coche…

Non mais tu sais c’est certain qu’au premier il y a un petit quelque chose de nouveau, mais bon ce n’est pas comme si on magasinait du papier cul. C’est un bébé!!!

À propos de son prénom:

Ok on va commencer par s’entendre que personne n’est obligé de trouver le prénom d’Ecto mignon, joli ou même pas pire. Tout le monde a le droit de trouver ça laid, horrible, à vomir, mais un peu de retenu quand même. Crime moi je ne l’aime peut-être pas le nom de votre rejeton, mais je me retiens un peu. Et si moi je me retiens… Je ne dis pas de faire l’hypocrite, c’est même possible de dire qu’on n’aime pas sans pour autant se lever le coeur… Illustrations:

-Clément? Ah bien… Ça sonne comme Clémentine… Comme dans Caillou… Bien coudonc Caillou ça pogne chez les jeunes, ils vont le reconnaître comme un des leur. Caillou c’est pour les enfants de 4 ans… ils vont le reconnaître… Un des leur… N’importe quoi.

-Clément? Ah vous autres pis vos noms bizarres. Clément bizarre ???, sacrament ce n’est pas un nom inventé.

-Clément? Clément… Clément… Bien coudonc à force de le dire je vais peut-être trouver ça pas trop laid. Bien merci… pas TROP laid…

-Clément? C’est pas un nom de gai ça? Un nom de gai???? Pis quoi encore???

-Clément. Ah j’en connaissais un, un drogué. Et toutes les variantes du genre, un qui a fait de la prison, un maniaque… Pas encore eu de psychopathe par contre… Ça doit être bon signe.

-Clément. Ah bien c’est laid. Ce n’est pas délicat, mais ça a le mérite d’être honnête.

-Clément? Bien vous aimiez pas mieux plus… moins… tu sais comme Patrick genre? Non.

L’important évidemment c’est que nous on aime ça… Alors on aura un enfant super populaire à 4 ans, gai, drogué, ex prisonnier, maniaque… Ça aurait pu être pire, il aurait pu voter conservateur en plus.

À propos de la grossesse et du métro:

Prendre le transport en commun enceinte, c’est une expérience. Je dirais qu’à 90% les gens sont adorables, serviables, gentils, agréables… 90% du temps. Le 10% restant… des cons. Des vrais, pas des cons comme Pignon, des vrais de vrais. Quelques cas:

17h56 métro rempli au maximum, j’entre. Ma grossesse est évidente, je suis tout coincée dans la masse de monde. Personne n’est obligée de me donner sa place assisse, j’insiste… mais ce qui m’écoeure c’est les cons qui font semblant de ne pas me voir. Genre le jeune cadre dynamique qui joue au poker sur son blackberry, lève les yeux, voit la bedaine, baisse les yeux vitesse grand V et fait tout ensuite pour ne pas recroiser la balloune. Pour être bien certaine de ne pas la voir la grosse madame, il se tourne même un peu sur son banc de l’autre côté. Pas capable d’assumer qu’il ne donnera pas sa place, trop lâche…

Le métro est déjà plein, mais là lui il a décidé qu’il allait rentrer, il pousse donc. Bon on se tasse, mais ça ne rentre pas, on pousse encore. C’est connu à force de pousser ça va passer. Là il n’y a définitivement pas de place et il pousse sur Ecto, ça fera. Je lève les yeux et je lui demande de cesser de pousser. S’ensuit un “je vais rentrer quitte à tout bousiller”, ma pression monte, je lui signifie qu’il “écrapout” Ecto. La remarque finale: Tu avais rien qu’à pas te faire faire de bébés si tu es pas capable. Dans ces moments là je m’en veux d’avoir eu une maman qui m’a appris les bonnes manières…

Alors voilà… les joies de la maternité X 4. :)

Grosse famille…

Gros achats! Après moults tergiversations, besoin pas besoin, besoin pas besoin, j’ai conclu que j’en avais vraiment besoin et surtout que j’en voulais une. De quoi de quoi? Une poussette double. Avec deux petits de 20 mois de différence et mon amour de la marche, il me fallait un véhicule adapté. Je pourrais sûrement user de plein d’astuces pour me déplacer, mais je veux le confort de la poussette double. Avec les deux grands on va passer l’été à courrir partout et mon Lou est efficace, mais il n’arrivera jamais à suivre donc j’ai le besoin intense d’une poussette double.

On a donc profité des soldes après Noël pour faire notre “gros” achat. Notre portefeuille est plus léger et notre valise de voiture plus remplie, mais j’ai tellement hâte d’installer mon petit monde dans mon super train routier. On peut dire officiellement qu’on est une grosse famille, une mini van, une poussette double… ;) Comme dirait le Geek les vrais symboles de sa suprême virilité ;)

Next Page »