Archives de March 2010

Proposition

J’ai une idée pour augmenter les revenus de l’État, moi! Je vous propose ça.

Plutôt que de remplacer un fonctionnaire sur 2, remplaçons en seulement 1 sur 5. De toute façon, on le sait que les employés de l’État ça fait rien pentoute, en remplaer 1 sur 5, là on est certain d’avoir un impact parce que tu sais un seur deux… Donc on en remplace un sur cinq et là bien c’est quasi certain que le seul qui fait le travail des cinq bien il a va craquer donc on l’envoie en dépression, congé de maladie, ticket modérateur de 25$ par visite, plus d’argent dans nos poches. Et puis on ne le remplace pas pendant son congé maladie… non mais s’tivident.

C’est tu pas merveilleux ça mes amis. On sauve 4 salaires de mettons 50 000$ pour faire moyen et on engrange des revenus via les visites chez le doc . Étendez ça à tout l’État pis on est riche my friend.

Bon je vous laisse je deviens cynique…

Futur prof?

Mon fils est adorable… Je réponds à une question de son devoir et il me dit d’un ton totalement investi de lui-même: “Bravo Maman je suis fière de toi. Tu fais du bon travail.” Le tout accompagné d’un petit coup sur l’épaule et d’un beau regard profond… Un peu plus et il m’essuie la bave du menton et me propose un exercice moins difficile. Puis il enchaîne: “Je fais du bon renforcement positif, hein? Moi aussi je serais un bon professeur.” J’espère juste que je suis un peu moins… un peu plus… enfin… c’est ça, que lui ;-)

À l’aube de la fin du hockey…

Ça y est la saison régulière est finie… Ne reste que les séries… Un dernier trois semaines et plus de hockey. Déjà direz-vous? Enfin, dirais-je…

J’en aurais long à dire, mais je me contenterai d’une image pour l’instant, un petit cliché d’un moment.

Début septembre, il fait enfin beau et relativement chaud. Le mercure atteindra les 30C en après-midi. Tu as eu la présence d’esprit de mettre des pantalons, mais tu n’as pas sorti ton manteau d’hiver, tu manques encore cruellement d’expérience. Tu te retrouves donc les fesses sur les bancs gelés de l’aréna, les mains agrippées à ton café Tim Horton pour te réchauffer (Tim Horton prendra une place grandissante dans les prochaines semaines, ça non plus tu ne le sais pas encore, mais laisse moi te dire qu’aujourd’hui tu comprends toutes les publicités de hockey. Tim et toi ça deviendra solide, pour ne pas dire béton). Bref, tu es là trop peu habillée, le derrière au froid, les mains rougient dans l’aréna puante d’humidité (pas évident de maintenir une glace à 30C) et tu soupires. En soupirant tu t’aperçois que tu fais de la fumée avec ta bouche… en septembre… Et là tu lèves les yeux et tu voies le cadran, c’est toujours 0 à 0, il est 5h55… Un samedi matin… Tu ne sais toujours pas grand chose, mais tu as compris à cet instant précis que tu es embarquée dans quelque chose… Heureusement, tu ne mesures pas encore à quel point. Tu serres ton café un peu plus fort, 5h55… et tu viens voir une douzaine de petits gars de 7-8 ans essayés de pousser une rondelle… Tu ne sais pas ce que tu as fait, mais quelque chose te dit que tu vas le regretter un petit peu… Un tout petit peu…

La plupart du temps

La plupart du temps je suis plutôt posée. Je ne prends pas position trop drastiquement, je m’implique de façon posée dans les débats et je me tiens plutôt loin de la politique. Peut-être parce que j’ai été élevée entre le ciel (bleu) et l’enfer (rouge) de mon père et grand-père qui pouvait pratiquement s’entre-tuer sur des questions politiques, je suis aujourd’hui tempérée sur ces questions… Mais là j’ai envie de dire ce que je pense… Puis ça risque d’être raide un petit peu.

Je suis bien écoeurée de lire et d’entendre les pseudo intellectuels, lucides, sages et bien pensants dire qu’il faut enfin monter les frais de scolarité. Que l’Université est sous financée et qu’il faut que les étudiants fassent leur part… Qu’il faut être en parité avec le reste du Canada, qu’en Ontario les frais sont plus élevés, que les études ne perdent pas en popularité pour autant, que le décrochage n’est pas plus grand. Ma première question est la suivante: est-ce que les Ontariens paient autant d’impôt que nous? Hein? Dites-moi donc. Ah non! Ah bon. C’est donc dire qu’on investit ici plus dans nos impôts, impôts qui servent entre autres à financer nos universités, non? Ok. C’est bon. C’est donc dire que mes études payées en grande partie par les impôts des travailleurs tels mes parents font qu’aujourd’hui que je gagne plutôt bien ma vie. Ainsi, je paie à mon tour des impôts plutôt substanciels qui serviront à payer les études de mes enfants. Et si mes enfants n’étudient pas? Bien je paierai celles de ceux qui le feront et je réinvestis ce que j’ai reçu. Mais ce qu’on me dit c’est que je vais continuer à payer autant d’impôt et en échange on va abaisser les services que j’aurai. Ostie que je suis tannée de ça. De me faire dire qu’on est donc bien chanceux… Ça coûte rien étudier ici… Bien quand je regarde le montant qu’on enlève sur ma paye à chaque deux semaines pour mes impôts, je ne trouve pas ça si cheap que ça… Remarquez je mélange tout, je dois rien comprendre… Est-ce que ça veut dire qu’on ne peut rien faire? Non, mais dire qu’on ne paie pas c’est insultant, voire malhonnête.

Ce qui m’amène d’ailleurs à me dire que je suis un petit peu (lire beaucoup, pas mal) écoeurée d’entendre à quel point on a une grosse dette au Québec, que ça fait donc dure, qu’on va laisser un héritage horrible à nos enfants. Je ne suis pas économiste, je connais pas grand chose dans ces questions, mais une chose que je sais c’est que si je me pointe à la banque pour un prêt, on va regarder mes dettes, mais aussi mes actifs… Tu sais d’un côté les négatifs, de l’autre les positifs. Mais c’est comme si pour les questions politiques ça ne tient plus, on a x milliards de dettes, that’s it that’s all! On n’a pas d’actif? La SAQ ça ne vaut rien? Hydro-Québec non plus? On n’a pas d’immobilisation? Il y a zéro actif? Mais non ça, on ne compte pas ça. Mais je vous l’ai dit je ne suis pas économiste, juste une tite madame un peu nounoune qui parle de bébelle qu’elle ne connaît pas et ne comprend pas.

La plupart du temps, je ferme ma gueule, là j’avais envie d’en sortir un peu. C’est bon, c’est fait, je retourne à mes cossins de madame et tiens m’a aller chercher mes derniers papiers pour faire mes impôts…

Pis c’est rien j’aurais pu vous parler du financement de l’école privée… mais je vais me retenir je risque de baver.