Archives de May 2009

Choisir le vide…

Son dernier billet m’a inspiré. Elle a tellement raison. La chance ça se fait, ça se construit. Souvent on pense qu’avoir une grosse famille vient avec de grosses responsabilités qui nous limite dans nos choix de vie. C’est un peu vrai… mais seulement un peu. Je ne quitterais jamais tout, mais je n’ai jamais hésité à faire des choix “dangeureux”, parfois même douteux. Et j’ai récolté, à la tonne. Je me suis gourrée aussi parfois, mais au bout de la ligne ça aussi ça valait le coup. C’est ce que je préfère de ma vie, de notre vie. Toutes les fois où on a choisi la dérive, le tournant plutôt que le bout droit et toutes les fois où ça nous a rapporté. Le Geek vient de choisir le vide, un vide relatif certainement, mais il a choisi le risque plutôt que le confort et faut le voir sourire depuis, faut voir la lumière dans son oeil, le bonheur qui transparaît. Pis si ça s’écroule on rebâtira, parce que le principal on l’a, le reste c’est du bonus, rien que du bonus. Alors on vit, on vit fort, on vit intense, avec nos 4 enfants, et si je dois leur léguer quelque chose j’espère que ce sera ça, vivre, vivre pour être heureux et choisir le vide…

Il se trouve drôle

Nez complètement bouché, gorge en feu, fatiguée, totalement enrhumée… Le Geek le ton plein d’espoir: “C’est la grippe des cochonnes?”.

Coconut

Un an… Douze mois mon amour, douze mois de douceur, de tendresse, douze petits mois à te connaître, à te respirer, à te vivre. Quelle chance mon tout beau de t’avoir toi. Quelle chance pour la maman en moi de conclure avec tant de grâce ma famille. Quel sérennité tu m’as apporté. Avec toi j’aurai connu un accouchement qui arrive à l’improviste, une césarienne heureuse, un allaitement merveilleux et qui continue, avec toi j’aurai multiplié l’amour encore une fois.

Je pourrais parler de tes beaux yeux calmes et doux, de tes petits cheveux blonds-roux tout fous, de tes sourires craquants, de ta manie de mordre ta lèvre du bas, de tous tes petits tics… je pourrais… mais je me contenterai de l’essentiel. Je t’aime Clément. De tout mon coeur, de tout ce que je suis et ce que je serai. Merci… mon fils à moi… merci la vie pour toi!

Un an

Un an

Demain…

Demain mon tout petit, mon dernier va avoir un an… Je n’aurai officiellement plus de bébé, du moins plus de tout petit bébé. Et demain mon Coconut en sucre aura droit à son petit message unique, mais en attendant j’avais envie de vous faire part de comment je me sens par rapport à ce dernier, à cette fin de ma maternité. J’entends souvent des femmes qui trouvent ça difficile de vivre la fin de cette période de leur vie. Personnellement, bien que la bedaine me manque parfois, bien que la vie en moi me manque, bien que j’adore les petits bébés, je me sens en paix, complète et totale. Après Lou il y avait un manque, un besoin de connaître encore la maternité, de rebâtir des beaux souvenirs. Ma grossesse de Lou je l’ai passé dans l’ombre d’Angélique, j’avais besoin de vivre plus de sérénité, plus de plénitude, j’avais besoin de vivre la vie sans le spectre de la mort. Et c’est réussi. Clément c’est mon cadeau, mon baume, ma douceur, c’est ce qu’il me fallait pour conclure l’aventure. Aujourd’hui je regarde mes enfants et je me sens complète, il manquera toujours une puce quelque part dans le trou entre mes deux gangs, mais il ne manque rien à la fin.

J’ai maintenant envie de les voir grandir, de bâtir, je vis chaque dernière comme la dernière… sans plus. Pas de larmes, un brin de nostalgie, mais pas d’envie manqué, de désir inassouvi. Et je sais ma chance, et je remercie mon Geek qui a dit oui à ma folie, qui m’a permis de conclure ce chapitre dans la plénitude.

Mon ventre est vide et il le restera, mais mon coeur lui… mon coeur d’amour il va bien finir par exploser!