J’aurais voulu écrire ça
Lui je l’aime, parfois je l’haïs aussi, il m’énerve, il me fait du bien, il tombe rarement à plat et quelque fois il tombe pile poil, comme si ce qu’il écrivait il l’avait pris dans mon cerveau, en trouvant de meilleurs mots évidemment.
Ce billet c’est ce que j’aurais voulu écrire pour expliquer ce qu’Angélique a fait de moi. Ce que la mort m’a donné de vie. C’est ça, directement ça. C’est ce qui fait que j’ai arrêté de vivre pour demain, pour la retraite, pour les vacances, pour le voyage de l’an prochain. Ne vous méprenez pas j’ai des projets, mais j’en ai un plus grand et plus fort que les autres… mourrir un jour et c’est ce projet qui me pousse à vivre là, maintenant, plus fort, plus intensément.
C’est la perte qui m’a fait gagnante, qui m’a fait plus grande, c’est la mort qui me fait vivre. Il n’y a pas une seule journée où je n’y pense pas, pas morbidement, juste comme on pense à manger, boire et dormir, je ne veux jamais perdre de vue qu’il n’y aura peut-être jamais de demain. Je ne vis pas dans l’urgence, je vis dans le présent. C’est ma résolution, ne jamais perdre de vue le moment, l’instant, l’être. À quoi bon avoir si cela ne me fait pas être.
Alors voilà, je ne suis pas éternel, je veux vivre ma vie maintenant. C’est pour ça que je choisis les choses qui me font vibrer, qui me font être mieux, qui me font être durable. Si je meurs demain que j’aie au moins vécu l’instant présent sans attendre un demain qui ne viendra pas.
Commentaires(1)
Quel beau billet! Je vais vers cela aussi, de plus en plus harmonieusement avec ce que je suis.
Je vais de ce pas lire ce billet de Foglia.