Archives de November 2008

La campagne électorale version Nath

Ces temps-ci mes cocos sont en mode “ostinage” intense. C’est toujours la faute de l’autre, il y en a toujours un pour contrarier l’autre, bref ça chiale. Dans un grand moment de crise j’ai décidé de leur donner un petit cours de politique 101.

Coco, Cocotte et Lou s’obstinent pour je ne sais trop quoi, un camion je pense, qu’au fond aucun des deux ne veut vraiment… Et Lou pour ne pas être en reste se joint à l’engueulade bien fier du haut de ses deux ans de gueuler à plein poumon en accompagnant le tout de pleurs bien sentis. J’entends les “C’est de ta faute” “Non, c’est toi” “Ouuuuuinnnnnn” “Ahhhhhh”. Décidant que le temps d’intervenir était venu avant que le tout ne se termine en bain de sang (j’exagère, mais bon vaut mieux ne pas risquer non plus), j’approche la scène, je n’ai pas ouvert la bouche que déjà ça commence.

-Maman il m’a pris mon jouet!!!!

-Nan c’est LUI.

-Ouuuuuin  CA-MION à LOU OUUUUINNNNN!

Je me lance donc:

“Bon là c’est assez. Non, je ne veux rien entendre. Pauline, Mario et Jean ça va faire. Avez-vous fini de vous obstiner pour tout et rien. On s’en fout c’est de la faute à qui si le camion a perdu une roue en mars de l’année passée, si la tache dessus c’est du ragoût de boulette de Noël 2006. C’est assez là, on cherche des solutions ok. Et constructives à part ça.”

-Mais Maman…

-Non, j’ai dit des solutions mes petits capos.

Cocotte s’essait: “Ehhh Bien on pourrait le passer à Lou avant c’est le plus petit. Après on se le partagera Coco et moi ou bien j’irai en cherchai un autre en bas.”

Coco renchérit: “Ouais, donnons celui-là à Lou et on va s’en chercher deux autres dans la salle de jeu. Comme ça tout le monde est content.”

En Maman toute fière je m’exclame: “Bien voyez-vous ça des solutions. Pauline tu es élu avec Ti-Jean et ne soyez pas trop méchant avec Mario ça ne fait pas longtemps qu’il est propre. Campagne électorale finie et gagnée, merci bonsoir.”

Sur ce je vous laisse le digne représentant des foufounes écolos (Coconut de son petit nom) vient de remplir sa couche… ça commence tôt la politique ;)

6 mois

Ça fait une demi année et des poussières qu’il est là mon petit Coconut, 6 mois à réaliser que l’amour définitivement ça se multiplie. 6 mois, 18 livres 10 onces, deux dents, un petit duvet blond, deux grosses bajoues, un rire craquant, un troisième garçons adorables. C’est aussi 6 mois d’allaitement exclusif, ma victoire personnelle. À chaque enfant je m’émerveille toujours de voir à quel point il s’insère parfaitement dans la famille, comme s’il avait toujours été là.

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Le syndrome de la mauvaise mère

Parfois ce que je trouve le plus difficile d’être mère, c’est le jugement, le jugement des autres, mais aussi et surtout le mien. Je me mets la barre si haute, je me fixe des objectifs, des attentes et quand ça ne va pas comme prévu, je culpabilise et je me dis que je suis une mauvaise et méchante mère.

Par exemple, la fameuse garderie. Je retourne au boulot, c’est clair, dans ma tête et dans nos plans. Il n’a jamais été question du contraire, un jour dans un autre billet je vous expliquerai peut-être pourquoi, mais ça risque de ressembler à une thérapie et c’est complexe.  Il y a évidemment le facteur argent, mais il y a beaucoup, beaucoup plus que ça. Disons que pour l’instant je retourne au boulot et que c’est voulu et pensé. Alors pourquoi si je suis à l’aise avec ma décision est-ce que l’idée de la garderie me rend si mal à l’aise? Dans les faits, je n’ai pas de problème avec la garderie, dans ma tête ça déboule. Je pense au Dr Chicoine, à toutes les mères à la maison qui en parle comme de l’enfer, à ma propre mère qui est restée à la maison et je culpabilise. Je me dis que je me trompe, que je compromets mon fils… Vous voyez le genre. Le syndrome de la mauvaise mère quoi! Je ne sais pas comment on fait pour combattre ce syndrome là.

Il y a aussi le partage du temps. Je donne beaucoup de temps à Coconut, il est si petit, il est allaité c’est ainsi, mais je culpabilise toujours sur le fait que j’en donne moins aux autres. Si j’avais un seul enfant, je pourrais me consacrer uniquement à lui, tout lui donner. Est-ce que c’était une bonne idée d’avoir autant d’enfants? Est-ce que je les compromets? Je le sais bien que la réponse est non, mais quand même encore le syndrome de la mauvaise mère.

J’aimerais ressentir une plénitude complète, un sentiment profond de devoir accompli par rapport à mon rôle de mère, mais… encore un mais ;) , j’aime aussi l’idée que j’arrive à me remettre en question, à douter. Je me dis que si j’avais toutes les réponses la vie serait plus simple, mais sûrement plus platte.  Bref, je suis en plein mode questionnement ces temps-ci et en mode remise en question sérieuse. La vie m’amène face à de potentiels choix et je me questionne et je culpabilise… Si je choisis A je compromets X, mais si je choisis B je compromets Y… Je fais quoi? Je ne sais pas… On verra bien, en attendant je me complets dans le syndrome de la mauvaise mère… et je rends le Geek fou avec mes milles questionnements ;)

Ça fait longtemps…

Une petite anecdote de voisine ;)

Aujourd’hui dans notre premier “voyage” vers l’extérieur avec Coco le grand opéré on croise ma préférée qui se penche sur Coconut pour admirer et qui n’en finit plus de dire comment “Mon doux que vos enfants se ressemblent dont pas.” “Ça se peux-tu être différent de même” et blablabla.

Puis là elle réalise que Coco n’est pas à l’école, mais qu’est-ce que sa mère a bien pu faire???

-Il est pas à l’école lui? qu’elle demande.

-Non, il est en convalescence, il s’est fait opérer vendredi passé. Je sais bien que je vais devoir expliciter…

-Opérer? Mon doux pourquoi? Petit ton navré, mais bien bien excité aussi.

-Pour un hydrocèle. Je me fais brève.

Parenthèse ici pour dire que Coco n’aime pas que j’élabore sur son “problème”. Les amis de l’école ne connaissent même pas les détails de son opération. Je respecte son intimité et je me dis que j’élaborerai subtilement. Juste dire le mot testicule le fait rougir au plus haut point.

-Hydrocèle? C’est quoi ça mon grand? Que demande la préférée à Coco.

Parenthèse encore ici pour dire que Coco est du type plutôt gêné surtout avec les adultes. Il parle généralement doucement, tout bas et ne dit jamais de gros mots, surtout à de vieilles madames.

-Bien c’est parce que j’avais du liquide dans une couille, elle était grosse, là c’est correct, j’ai une petite couille. De dire Coco haut et fort.

-Ehhhhh ok. Bye. De bredouiller ma préférée complètement bouchée.

C’était plus fort que moi… j’ai ri… j’en ri encore… Puis ne me demander pas il a pris le mot couille où? Mais il était bien placé.

C’est fait

Voilà c’est fait et Coco est un champion. Pas une seule larme, je pense que la maman et le papa étaient beaucoup plus troublés que le fils. Le malade se porte bien, il a la démarche hésitante et une certaine douleur, mais rien de bien catastrophique. Tout s’est super bien déroulé, dans les temps et avec un professionnalisme et une humanité incroyable. Le personnel de Ste-Justine est fabuleux, un grand respect de l’enfant et de ses parents. Ce fut donc une expérience intense, mais somme toute pas si mal… quoique je ne répèterais pas la chose. Merci de vos pensées, ça m’a fait un grand bien.

C’est demain

J’ai reçu l’appel, c’est demain que mon beau Coco se fera opéré pour son hydrocèle, deux mois presque jour pour jour après le rendez-vous avec le chirurgien . Je croise mes doigts, mes orteils et tout ce que je peux pour que mon Coco se porte bien. Puis j’espère que Coconut fera bien ça, sa première journée loin de maman, sans sein, lui qui n’a jamais pris de biberon… Bref, une petite nuit en perspective, la maman va penser un petit peu trop.

De la guimauve…

En vieillissant je ramollis, je deviens molle, molle, molle. Et là je ne parle pas de mon charmant petit pneu de bedon, je parle de mon moi profond. Je deviens tellement molle que je me fais peur. Illustration:

-Je me retrouve dans un super magasin entrepôt (Costco pour ne pas le nommer) à magasiner pour ma tribu. Clément dort dans son banc, Lou regarde partout en babillant, le Geek pousse le super panier giga méga et moi j’erre. Tout à coup, on se retrouve dans l’allée de Nowel (bien oui l’halloween est fini, les décos de Noël sont déjà sorties) et là j’en ai envie, j’ai hâte à Noël, le 3 novembre… Lou scande sa joie à grand coup de monsieur Noël (il refuse de dire Père Noël, ce n’est pas son papa qu’il dit) et là je me sens ramollir, le genou me plie, la larme me monte. Calvaire… le 3 novembre, je suis molle.

-Je suis assisse dans la salle à manger à boire (que dis-je déguster) mon super capuccino confectionné avec ma non moins super machine achetée pour mon anniversaire (l’achat du siècle je vous dis), le soleil baigne ma table, la mousse est onctueuse, il fait beau, je suis bien. La télé qui est restée ouverte au salon se met tout à coup à me lancer “Des croissants de soleil pour déjeuner” (aucune idée qu’est-ce qui jouait) et là j’ai 8 ans, Barbara vient de finir l’aigle noir, Renée Martel nous a joué “son amour qui ne veut pas mourir”, Aznavour nous a fait “la Bohème”, mon grand-père rit et chante à tue tête et je l’accompagne. Pendant deux minutes je suis là-bas, je sens même le pot-au-feu qui cuit. Et je ramollis, la larme me vient… Calvaire… je suis molle.

-Clément est au sein, il dort en tétant. Il est beau, tellement… Et là une publicité démarre: “Si Dieu existe et qu’il m’aime comme tu m’aimes…”. Je me sens ramollir, le pire c’est que Dubois me laisse indifférente, Dieu me touche moyen, mais la larme me vient. Et pour couronner le tout Clément sourit le sein en bouche, ça y est je suis molle.

-Je suis assisse au parc, Clément dort, je lis le dernier Folco. Il fait beau c’est l’été des Indiens. J’ai le sourire au bord des lèvres, j’attends encore le débarquement d’Indiens, jeune je croyais qu’un beau prince Amérindien allait débarquer pendant l’été des Indiens et faire de moi sa femme… j’avais l’imagination fertile. Entre deux sourires de jeunesse, une belle petite blonde de 2-3 ans s’approche de moi, elle me sourit et touche mon livre. Je souris en retour, j’entends son père au loin “Angélique revient ma belle”, elle se sauve, se retourne me fait un beau salut. Ça y est je suis molle, je pleure carrément…

Verdict: Je suis molle. Dites: ça se guérit? Ou je suis condamnée à brailler avant la St-Valentin en février que je me prépare un peu.

I have a dream…

Dans mon autre vie, avant la bibibliothéconomie, j’étais historienne… en fait je le suis encore, on l’est toujours un peu, mais bon c’est un autre chapitre. Des soirs comme hier l’histoire me rattrape et je deviens toute émotive. Quelque chose en moi sait que l’histoire s’écrit. De mon vivant j’aurai vu un président noir à la tête de la maison blanche. Il y a 47 ans quand Obama est né, tous les noirs n’avaient pas encore le droit de vote. Un jour comme hier, j’ai un peu plus Foi en l’humanité.

Fin de la tranche historienne. Je m’en retourne suivre l’histoire… quelque chose me dit que ce n’est pas d’ici le 8 décembre que l’histoire va s’écrire par chez nous…

Halloween

L’Halloween est enfin terminé. Ne vous méprenez pas j’adore l’halloween, la folie de la fête, le bonheur du déguisement… mais… mais… j’ai aussi hâte que la fête se finisse qu’elle commence. Les enfants ne se peuvent plus, le sucre les rend fou, ça court, ça crie et ma tête explose, mais ils sont si heureux… si heureux! Et en plus ils étaient mignons tout plein. Jugez par vous même ;)

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Admirez la superbe baboune du Cow Boy… Mais ne vous inquiétez pas de son sort, une fois qu’il a compris le principe du “je suis cute, le monde me trouve cute, on me donne des bonbons” le sourire lui est revenu et pas qu’un peu ;) Mais il a fallu papa pour la photo :)