Archives de August 2008

Manger sainement

Petite conversation entre Cocotte 10 ans et Coco 6 ans devant leur dîner. Ils évaluent leur repas et classe chaque composante selon le fameux Guide alimentaire canadien qu’ils se sont bien fait expliqués par la nutritionniste de l’école quelque part l’hiver passé… certaines notions commencent à dater.

-Ouin on a deux portions de fruits et légumes là. Cocotte bien affirmative.

-Ouep puis notre verre de lait et le fromage c’est nos produits laitiers. Coco qui veut afficher son savoir lui aussi.

-Puis l’hummus c’est quoi déjà? Coco qui ne sait pas trop.

-Bien c’est des pois chiches, tu sais, c’est le groupe de la viande. Cocotte qui se retient d’ajouter un niaiseux au bout de sa phrase.

-Ah oui, les viandes et prost… prostituts là… De s’empresser de répliquer Coco.

-Bien non pas prostitut Coco, viandes et prostitués. Tu sais. Franchement. De dire Cocotte.

-Ah oui c’est ça viandes et prostitués!

Vous auriez dû voir la face du Geek quand je lui ai proposé pour souper une petite portion de prostituée…  :)

Un petit billet fourre tout

D’abord un petit rapport sur mon beau Coconut qui grandit. Rendez-vous de routine aujourd’hui et petit dernier est sur le même “frame” que Lou, un 90e percentile, un beau 15 livres à 3 mois et demi. J’ai vraiment fait deux modèles d’enfants différents. Les deux premiers sont si petits et minces et les deux derniers de vrais costauds. Il est en pleine forme mon Coconut, il sourit, commence à babiller, nous fait des petites faces de crasse. Il est adorable.

Côté allaitement ça roule toujours, jai trouvé mon beat. Malgré une mastite (la quatrième… mais la première qui ne passe pas sans aide) j’adore toujours autant avoir mon garçon au sein. Moi qui espérait un mois, puis deux, puis trois, me voilà maintenant à espérer que ça ne finisse pas.

Nous avons eu le bonheur hier d’accueillir JulieJulie pour une séance de photo de famille. Je vous confirme que non seulement c’est la meilleure, mais c’est aussi la plus patiente. Malgré le chaos de la maisonnée, elle n’a pas sourcillé, elle en a vu d’autre. Ce fut un grand plaisir de partager ce moment avec elle et j’ai super hâte de vous montrer le résultat.

L’école reprend ce vendredi et malgré que je n’ai pas hâte du tout de me remettre au lunch et à la routine réglée sur un dix sous, j’avoue que ça fera du bien à tout le monde de reprendre un rythme plus régulier. Les enfants s’ennuient de leurs amis, de faire des activités plus soutenues, maman c’est bien, mais bon ce n’est pas pareil. Lou retourne au CPE à temps très partiel, s’il n’y va pas du tout je perds sa place et par le fait même ma priorité pour Clément :( Enfin, j’écrirai sur ce sujet un jour, mais calvaire que le système est mal fait. Au moins j’ai la chance d’avoir un milieu très flexible sur l’horaire. Donc d’ici une semaine je pourrai consacrer un peu plus de temps à mon petit Coconut et qui sait il me restera peut-être quelques minutes pour moi (moi? Mais c’est qui ça :) ).

En attendant des moments plus calmes on termine le congé scolaire dans le brouhaha. Le Geek a une semaine de fou au boulot, travail de nuit compris. On “garde” l’amie de ma fille donc on carbure à 5 enfants. Il faut terminer la liste d’achat scolaire, préparer tout le matériel, se ruiner (ça coûte un bras l’école), mais je garde le sourire et je profite de chaque minute. Un jour ils seront tous grands mes Cocos, j’aurai le temps de me reposer… quoique comme disait Julie j’aurai mes petits enfants à garder ;)

Quelqu’un peut m’expliquer?

Pourquoi dans les pubs de produits de torchage (oups ménage) est-ce que c’est toujours des madames qui se peuvent plus de leur nouvelle moppe, balais, guenille, alouettes… Il n’y a pas un seul homme pour laver un plancher? Il n’y a aucun gars qui se sert d’un essuis tout? La toilette est toujours frottée par celui des deux qui a un utérus? Je comprends que dans plusieurs cas la femme est souvent celle qui en fait le plus au niveau ménage, mais quand même. Quand bien même mon homme ne toucherait jamais à un balais, juste de voir une pub d’un monsieur tout excité par son nouveau joujou me donnerait envie d’acheter cette marque là. Puis on ne peut pas montrer une madame en train d’opérer une scie ronde, une tondeuse? On a encore du chemin à faire.

Ah puis hors propos de même, quelqu’un peut m’expliquer pourquoi on donne un doctorat honoris causa à Céline Dion? Je ne la comprends pas celle-là.

Une première

Alors voilà c’est fait, il fallait bien que ça arrive avec quatre enfants dont trois garçons, nos premiers points de suture. En fait, je dis nos, mais c’est plutôt les premiers points de suture de notre Lou. Nous allons tous les jours au parc, petit monsieur grimpe partout, ne craint rien, mais c’est en descendant de la chaise à la table de cuisine qu’il s’ouvre le front. Et pas qu’un peu, jusqu’à l’os. Je suis restée en contrôle, bien fière de moi, même si j’avoue que lorsque j’ai vu l’os je me suis sentie un brin molle de la jambe. Un petit tour à la clinique et voilà notre fils a maintenant une belle couture au front qui lui laissera une belle cicatrice. Je vais lui conseiller d’embellir un peu l’histoire parce qu’une cicatrice en descendant de sa chaise ça ne fait pas très guerrier. Sur ce je vais aller me coucher, une fois l’adrénaline redescendu, le mini soigné, pansé et souriant, j’ai l’impression d’avoir courru le marathon. Ah les enfants… que de cheveux blancs ;)

Le temps…

Avoir 4 enfants est une joie immense, je me répète je le sais, mais ça va bien avec la marmaille. On a notre routine, nos petites habitudes, ça roule. Le Geek est de retour au boulot et j’assure seule et ça se passe bien. La seule chose que je trouve difficile d’avoir une grosse marmaille c’est le temps pour soi. Il ne me reste que très, très peu de temps pour moi. À peine le temps d’être une femme, une soeur, une amie, une blonde, juste le temps d’être une maman. Je ne me plains pas, mais parfois j’ai hâte de retrouver un peu de mon moi-même profond, je me manque ;) En attendant que petit Clément pousse et me libère un peu plus, j’essaie de faire des choses pour moi quand je peux. Je me demande si m’épiler au parc est réaliste? :)

Un peu de bonheur

 On est en vacances, bon il y a des “brillants” qui diraient que le Geek est en vacances puisque moi je suis déjà à la maison, mais avec mon homme sur place je nous considère en vacances. À noter que si quelqu’un ose dire que je suis tout le temps en vacances, il n’est pas mieux que mort… et je suis sérieuse :) Bref, on est en vacances et on en profite. Malgré le déluge on varie les activités, intérieur, extérieur, repos, détente, chicane d’enfants, ostinage, bisous, calins, alouette ;) On vit notre vie et je me sens heureuse.

Notre petit Coconut grandit et grandit, il est adorable. Lou parle de plus en plus, il est fou furieux de camions, pelles mécaniques, grues, un vrai petit mâle ;) Ma fille a commencé à lire le premier Harry Potter qu’elle nous a demandé… (tout à coup je me suis sentie vieille). Mon grand se promène avec son nouveau sac d’école beaucoup plus grand pour loger tous ses trucs de grand de première année (il fait tellement vieux… encore une fois les cheveux m’ont blanchis).  Je me sens vieille tout à coup, je vais avoir 33 ans, je me rappelle de ma mère à cet âge, de combien je la trouvais dont vieille… puis c’est mon tour. Je me sens vieille, mais je me trouve jeune et surtout je suis heureuse, tellement… vraiment.

Vous direz que ce billet ne dit pas grand chose, c’est vrai. J’avais juste envie de partager un peu de joie. On passe notre temps à se plaindre, à geindre, j’avais envie d’un peu de bonheur, d’un peu de joie.

Puis pour illustrer une des sources de mon bonheur, mon petit Clément de 3 mois qui sourit. Avec un tel sourire comment je pourrais être autre chose qu’heureuse hein?

clem_sourit.jpg

On trouve de tout… même des incompétents

Bon je vais tenter de faire un billet compréhensif et bref, mais pardonnez à l’avance la bave qui me coule au coin de la bouche, je ne décolère pas encore.

Laissez moi commencer par dire que je comprends toutes celles qui ont commenté sur mon billet sur l’allaitement et qui disaient que le soutien est bien souvent uniquement des paroles. On nous fait sentir cheap au maximum si on n’allaite pas, mais dès que tu allaites plus que 3 semaines on s’en contre crisse. Quel beau double discours. Je m’explique.

Je n’entrerai pas dans tous les détails, mais je dois depuis mon accouchement et pour des raisons de santé sérieuse prendre des médicaments. Qui dit médicaments dit possibilité de passage dans le lait maternel donc assurance que le dit médicament est compatible avec l’allaitement. Je prenais donc un médicament jugé sécuritaire, mais qui depuis quelques jours ne faisait plus du tout effet. Consultation avec mon médecin de famille, elle me prescrit un autre médicament en pensant qu’il est compatible avec l’allaitement, mais en inscrivant sur la prescription pour le pharmacien de s’en assurer. C’est là où ça se gâte.

Pour faire bref le médicament n’est pas compatible. Le pharmacien plutôt que de me suggérer autre chose, de rappeler ma doc ou de me dire de le faire me sort: “Bien là ce n’est pas comme si vous aviez le choix, il faut prendre le médicament, vous ne pouvez pas allaiter. C’est bien l’allaitement le plus longtemps, mais là c’est le temps de penser à vous.” J’ai pris la peine de lui demander si je devais rappeler mon médecin, mais il m’a dit que ça ne donnerait rien, que c’était ça ou rien. Je n’ai rien dit, j’ai pris mes pillules et je suis partie le coeur en miettes. C’est parce que je me suis battue comme une forcenée pour mon allaitement. Après des gercures, des ampoules de lait qui ont persisté 1 mois, un réflexe d’éjection de compétition international, deux mastites, deux épisodes de muguet, il était hors de question que je laisse tomber sans me battre un peu. Que dis-je j’allais mordre quelqu’un plutôt que de me résigner bêtement. J’ai donc rappelé ma doc en larmes. Elle n’en revenait pas. Elle a fait ce que le pharmacien aurait dû faire et a trouvé un médicament compatible… sans trop d’efforts… En fait, j’avais trouvé moi-même… vive Internet.

Précisons également que le dit pharmacien avait laissé entendre devant mon air abattu que si jamais je continuais l’allaitement ça ne serait sûrement pas si grave puisque la dose qui passe dans le lait est une nano dose. Et bien devinez quoi? Le seul médicament causant des problèmes à l’enfant est celui qu’on m’avait prescrit. Une chance que j’ai fait mes recherches.

Tout ça pour dire que si je n’avais écouté que ce professionnel de la santé, supposé détenir le savoir ultime j’aurais soit mis la santé de mon bébé en danger potentiel soit cesser un allaitement auquel je tiens. Qui plus est l’allaitement est reconnu pour réduire les risques que mon enfant développe plus tard le dit problème de santé que j’ai.

Je suis en beau criss d’avoir eu un service aussi poche de la part d’un soi disant professionnel. On dit partout que l’allaitement est le meilleur, que c’est important, mais dans la pratique… pffffiiii. Jamais je n’aurais mis ma santé en péril pour l’allaitement, s’il avait fallu j’aurais cessé, mais ce n’était pas nécessaire, pas du tout. Il y a une abondante littérature sur le sujet, trouver le bon médicament n’a pas été si compliqué. Je vais faire une plainte par principe (moi et mes principes), mais je ne m’attends pas à grand chose.

Je sais que pour plusieurs c’est un non problème, mais c’est venu remuer en moi tellement de choses. J’ai travaillé vraiment fort pour mon allaitement et j’en suis bien fière (c’est peut-être un peu niais, mais je suis vraiment fière de moi) et au moindre petit pépin on me dit d’abandonner.

Pour l’allaitement depuis que mon Coconut est né j’ai eu du soutien de plusieurs personnes, mais au niveau de l’aide quand ce fut vraiment nécessaire… rien, niet, du tout.  Je ne parle pas ici de soutien moral, de ce point de vue ça marche, je parle d’aide concrète et “médicale”. On m’a référé à un médecin spécialiste de la question et bien j’attends toujours… après presque 3 mois. Le vrai soutien je l’ai trouvé sur Internet par l’entremise du Dr Newman, un spécialiste, que dis-je un Dieu de l’allaitement. Je lui en dois quelques unes à lui et vous savez le plus spectaculaire, Dr Newman est médecin à Toronto et chaque fois que je lui ai écrit il m’a répondu… personnellement… et a même proposé d’appeler mon pharmacien… tout ça sans que je ne paie un seul sous ni ne présente aucune carte tchick tchik.

En attendant, je rumine et je prépare mon discours à super pharmacien. Lui il n’a aucune mais alors aucune chance d’approcher sa langue à seulement 100 pieds de mon corps…

Tellement de choses à dire…

Si peu de temps pour l’écrire. J’aurais des tonnes de choses à vous raconter, mais je cours après le temps et je n’arrive pas souvent à le rattraper. Je pourrais vous parler de mon beau grand Lou de 23 mois qui dort maintenant dans un lit de grand, de combien et comment il est beau et bon.

Je pourrais vous parler de mon beau Coconut qui sourit tellement et est adorable.

Je pourrais faire ma liste de blogue brillante, mais ça fait si longtemps qu’on m’a fait les honneurs que ça commence à être gênant.

Je pourrais vous parler de mon super pharmacien qui n’a aucune chance de jamais lécher mon corps en feu après la bourde qu’il a fait. En fait, ça je vais vous en parler je prépare mon billet, je me laisse juste décolérer un peu.

Je pourrais vous parler de garderies, de maman à la maison, au travail, mais bof pas pendant mon congé de maternité ;)

J’ai mille idées de billets… un à la fois, un à la fois…

Je t’aime

Je t’aime pour m’avoir fait des enfants

Je t’aime pour m’avoir tenu la main tant de fois

Je t’aime pour m’avoir prêté ton épaule, ton torse, ton cou pour pleurer

Je t’aime pour m’avoir dit tant de fois combien j’étais belle, bonne et merveilleuse

Je taime pour avoir cru en moi alors que moi-même je n’y croyais pas

Je t’aime pour ton sourire, tes yeux de ténébreux, ta bouche

Je t’aime pour ta fragilité devant la mort

Je t’aime pour le père que tu es le jour et le merveilleux amant que tu deviens la nuit

Je t’aime pour tout ça et plus encore… tellement plus

Il y a 10 ans je t’ai dit oui et si c’était à refaire je ne le dirais pas, je le crierais. Je t’aime.