Un fil…
La vie ça ne tient pas à grand chose, un fil, un très mince fil. Tout va bien tout est beau dans le meilleur des mondes puis soudain tout bascule, le fil se tord, parfois même il se brise. J’ai vu le fil se tordre pour moi il y a bientôt trois ans et j’ai compris qu’à défaut de ne pouvoir l’empêcher de tortiller je pouvais au moins en profiter le temps qu’il tenait.
Ces jours-ci le fil se tord sérieusement pour des gens que j’aime. Leur pinotte de l’âge de Coco ne va pas bien. Le genre de maladie que seulement au nom on sait que c’est sérieux. Celle-là qui vous scie les jambes, vous coupe le souffle. Le style de drame où on ne peut même pas dire tous les espoirs sont permis parce que ce serait mentir. Je pense à eux, à défaut d’autres choses je pense à eux.
Puis comme pour nous rappeler d’en profiter la mort est venue là où on ne l’attendait pas, elle a pris une femme encore jeune, merveilleusement belle, équilibrée comme peu de gens que j’ai connu. Comme ça, au détour, sans avertir, un matin tout va, le lendemain c’est fini. Je pense à sa fille sans maman, à son mari qui doit maintenant vivre sans elle, lui qui a vécu plus longtemps avec elle dans sa vie que sans, à ma famille particulièrement Pauline qui l’a connu petite fille. Je pense au vide. À ce point entre mes deux seins qui m’opprime, me coupe l’air.
Et j’ai soudainement furieusement envie de vivre, de rire, d’hurler, de courrir, de donner la vie. Clément arrive dans deux petites semaines, dans 15 jours, 14 dodos, mon fil s’allongera et je vais profiter de chaque seconde, de chaque respiration, parce que mon fil n’est pas plus solide que celui des autres et que je sais bien trop que n’importe quoi peut arriver. En attendant, je vais honorer la vie, je vais envoyer des ondes à petite Cocotte malade, je vais penser très fort à tous ceux que Line a laissé derrière et je vais penser à elle qui incarnait si bien la vie. Je connais si peu de choses de la vie sinon qu’il faut la vivre maintenant, je vous laisse donc, je m’en vais vivre un peu.
Bonjour
C,est la première fois que je lis ton blogue
je suis émue aux larmes. Ce fil dont tu parles cette ficelle qui peut-être très fragile, nous tient et nous portes chaque jour.
Bienvenue à la vie de tous les jours , le quotidien, les instants précieux saisis en toute concience.
merci pour ce partage
katy (qui porte aussi un bb pour la troisième fois)
Colle
xxx
Quel billet,la vie est tellement fragile et imprévisible. Profitons en, car ceux qui nous quittent nous envoie le message de bien saisir l’instant présent.
Mes sympathies
Tu le sais très bien Nath, mais c’est à cause de ce fil qui s’est tordu chez toi et qui se tord dans ton entourage, que tu as acquis cette sensibilité. Heureusement pour toi devrais-je dire…
C’est cette sensibilité que nous avons qui fait de nous des êtres “humains”…c’est pas toujours facile à vivre. Des fois, on voudrait même s’en débarrasser mais d’un autre côté, c’est grâce à ça que nous réussisons à profiter de chaque seconde qui nous est accordée…Et ça, je crois que tu le vis merveilleusement bien…
Ton billet m’a beaucoup touché et mes pensées iront à toi et ton entourage.
Bisous
La petite cocotte, se nomme-t-elle Émilie???
Non, elle ne s’appelle pas Émilie, mais j’ai lu l’histoire d’Émilie sur le blogue de quelqu’un d’autre… Deux enfants si malades… ça semble impossible et surtout injuste, trop injuste.
Merci des beaux et bons mots. Ma bedaine me rend plus sensible et ma petite Angie aussi…
Pense à toi, à vous, recentre, et vis à 300% ce qui se passe en toi en ce moment…
Oui, tu as raison, ris, pleure, de joie !
J’ai justement fait un billet semblable hier… Tu as tellement raison! Le fil peut casser n’importe quand, c’est pourquoi il faut en profiter tant qu’il encore intacte.
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