Principes

Moi pis mes osties de principes des fois!!! Bon je commence intense, mais j’ai mon voyage là, comme pas à peu près. Malheureusement et heureusement aussi je suis une fille à principes. J’ai toute sorte de principes qui pour moi sont fondamentaux. Je pourrais élaborer longtemps, mais disons que la plupart du temps j’en suis plutôt fière, mais parfois ça ne me sert pas non plus. Comme la fois où j’ai refusé un gros montant d’argent d’un grand magasin parce que je considérais que c’était m’acheter. On m’offrait un montant d’argent en cossins plutôt que ce à quoi j’aurais eu droit. J’avais dit au moment de ma plainte que je n’étais pas à vendre et que le respect n’avait pas de prix pour moi. J’ai donc  préféré me passer de leurs bébelles cheap et avoir le sentiment d’être intègre. N’empêche que je suis intègre, mais j’ai toujours pas de tapis décoratif dans mon salon.

Enfin, tout ça pour dire qu’au début je ne voulais pas vous parlez de touts mes déboires avec l’école de ma fille (en fait plutôt avec sa prof), de tout ce qui se passe là. Pourquoi? Par principes, parce que ça ne se fait pas, parce qu’il n’y a rien que j’ai plus en horreur qu’un parent qui blâme tout sauf lui-même ou son enfant pour ses problèmes. Sauf que là au diable les principes, la cour est pleine, j’ai besoin d’évacuer.

J’ai confiance au système d’éducation, je viens d’une famille où il mouille des profs, ma soeur et ma belle-soeur sont profs de primaire entres autres. Puis je suis allée à l’école assez longtemps pour me débrouiller dans le système et comprendre un certain nombre de choses. Quand ça c’est mis à mal aller pour ma fille (je vous en ai déjà parlé d’ailleurs) j’ai cherché des explications chez elle, dans son comportement, dans son cheminement. Pour moi il était improbable voire impossible que la faute incombe au prof, je vous le dis je suis allergique au blame shifting et aux parents qui surprotègent leur progéniture. Sauf que j’ai fauté sur celle-là. J’aurais bien dû me douter qu’une enfant en 4e année ne devient pas mauvaise (je ne parle pas de moins bonne, je parle de pas bonne là), qu’une enfant moyenne ne développe pas des troubles graves jamais détectés auparavant ni même suspectés. J’aurais dû, mais je ne l’ai pas fait. Puis le doute c’est installé, les incidents se sont multipliés à une vitesse folle et le tout c’est confirmé. J’en suis tombée sur le cul. Ma fille a une incompétente comme professeur. C’est triste, c’est extrêmement choquant, mais c’est ça. Le pire… tout le monde le sait. Je suis presque la dernière à le réaliser. La direction le sait. L’orthopédagogue le sait. La commission scolaire le sait. Tout le monde le sait. Et maintenant je le sais aussi. Et je me bats… et ça me fait chier. C’est long, pénible, chiant et sérieusement à long terme ça donnera peut-être quelque chose, mais à court terme rien du tout. Il est trop tard pour ma fille et il est trop tard pour les 25 autres élèves de sa classe. Ça me donne le goût de dire criss de syndicat…

Mais dans un autre ordre d’idée sans syndicat je peux vous dire que ça ne serait pas toujours rose… justement je suis là-dedans présentement… pour moi et laissez moi vous dire que… Puis non je vais quand même pas envoyer valser tous mes principes d’un seul coup, je vais la fermer sur celle-là ;)

Comments

  1. mars 27th, 2008 | 5:12 pm

    C’est le côté sombre de l’éducation scolaire: nombre d’enseignants poches qui auraient vachement dû songer à une autre carrière sont grassement protégés par leur syndicat.

    Ailleurs qu’ailleurs dans le monde on hurlerait pour obtenir la protection d’un syndicat, au Québec, ils ont souvent trop de poids et cela occasionne des abus.

  2. mars 31st, 2008 | 10:32 am

    Moi je comprends pas ça… quelqu’un qui s’entête dans une voie qui n’est visiblement pas la sienne. Bien beau les dollars, mais franchement scrapper des enfants au sacro-saint-nom de la paie, je trouve ça bas en cibole!

    J’espère que vous réussirez à obtenir ce que vous voulez.

  3. Karakorom
    avril 1st, 2008 | 9:28 am

    Pour avoir moi-même étudié dans la branche de l’éducation, je sais que c’est pas toujours la crème de la crème qui obtient son brevet d’enseignement…Malheureusement, comme on le souligne, les syndicats protègent ce genre d’individus…Et ce genre de profs croient probablement qu’ils ont raison et que ce sont les cocos à qui ils enseignent qui sont dans le tort (ou leurs parents…).
    C’est plus que dommage et le système n’est pas équipé (ou ne veut pas) pour combattre ces situations…
    Comme l’exemple de ta Cocotte, Nath…Elle était une bonne élève, maintenant à cause de son enseignante actuelle, elle cumule des “problèmes”. Je vous souhaite seulement que cela ne causera pas du tort à son avenir scolaire pour les prochaines années et qu’elle pourra apprécier ces prochaines professeurs!

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