mars 27, 2008
Principes
Moi pis mes osties de principes des fois!!! Bon je commence intense, mais j’ai mon voyage là, comme pas à peu près. Malheureusement et heureusement aussi je suis une fille à principes. J’ai toute sorte de principes qui pour moi sont fondamentaux. Je pourrais élaborer longtemps, mais disons que la plupart du temps j’en suis plutôt fière, mais parfois ça ne me sert pas non plus. Comme la fois où j’ai refusé un gros montant d’argent d’un grand magasin parce que je considérais que c’était m’acheter. On m’offrait un montant d’argent en cossins plutôt que ce à quoi j’aurais eu droit. J’avais dit au moment de ma plainte que je n’étais pas à vendre et que le respect n’avait pas de prix pour moi. J’ai donc préféré me passer de leurs bébelles cheap et avoir le sentiment d’être intègre. N’empêche que je suis intègre, mais j’ai toujours pas de tapis décoratif dans mon salon.
Enfin, tout ça pour dire qu’au début je ne voulais pas vous parlez de touts mes déboires avec l’école de ma fille (en fait plutôt avec sa prof), de tout ce qui se passe là. Pourquoi? Par principes, parce que ça ne se fait pas, parce qu’il n’y a rien que j’ai plus en horreur qu’un parent qui blâme tout sauf lui-même ou son enfant pour ses problèmes. Sauf que là au diable les principes, la cour est pleine, j’ai besoin d’évacuer.
J’ai confiance au système d’éducation, je viens d’une famille où il mouille des profs, ma soeur et ma belle-soeur sont profs de primaire entres autres. Puis je suis allée à l’école assez longtemps pour me débrouiller dans le système et comprendre un certain nombre de choses. Quand ça c’est mis à mal aller pour ma fille (je vous en ai déjà parlé d’ailleurs) j’ai cherché des explications chez elle, dans son comportement, dans son cheminement. Pour moi il était improbable voire impossible que la faute incombe au prof, je vous le dis je suis allergique au blame shifting et aux parents qui surprotègent leur progéniture. Sauf que j’ai fauté sur celle-là. J’aurais bien dû me douter qu’une enfant en 4e année ne devient pas mauvaise (je ne parle pas de moins bonne, je parle de pas bonne là), qu’une enfant moyenne ne développe pas des troubles graves jamais détectés auparavant ni même suspectés. J’aurais dû, mais je ne l’ai pas fait. Puis le doute c’est installé, les incidents se sont multipliés à une vitesse folle et le tout c’est confirmé. J’en suis tombée sur le cul. Ma fille a une incompétente comme professeur. C’est triste, c’est extrêmement choquant, mais c’est ça. Le pire… tout le monde le sait. Je suis presque la dernière à le réaliser. La direction le sait. L’orthopédagogue le sait. La commission scolaire le sait. Tout le monde le sait. Et maintenant je le sais aussi. Et je me bats… et ça me fait chier. C’est long, pénible, chiant et sérieusement à long terme ça donnera peut-être quelque chose, mais à court terme rien du tout. Il est trop tard pour ma fille et il est trop tard pour les 25 autres élèves de sa classe. Ça me donne le goût de dire criss de syndicat…
Mais dans un autre ordre d’idée sans syndicat je peux vous dire que ça ne serait pas toujours rose… justement je suis là-dedans présentement… pour moi et laissez moi vous dire que… Puis non je vais quand même pas envoyer valser tous mes principes d’un seul coup, je vais la fermer sur celle-là ![]()
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