Archives de février 2008

Relâche

Voilà dans presque plus de dodo c’est la relâche qui commence. Une semaine de congé avec une maman au repos ce n’est pas trop intéressant, les grands partent donc pour le petit nord, se faire pourrir par leurs grands-parents et faire le plein de grand air. Samedi donc mes deux grands et mon beau brun partent pour l’Abitibi et je reste derrière avec Lou. On va se faire gâter par ma famille le temps que les bras du Geek reviennent. Je vais m’ennuyer de mes grands. J’écoute Richard et j’ai le goût de pleurer… je le sais les hormones…

Je vais leur faire promettre d’appeler leur vieille mère une fois de temps en temps, de s’amuser tout plein et de faire le plein d’énergie. Le Geek lui va me promettre de jouer “…et j’ai couché dans mon char” en arrivant. Tu sais mon Geek juste avant la côte Joanne. Puis une fois en haut, juste comme tu vois les cheminées, si tu te concentres chéri, tu vas la sentir, ma main sur ta cuisse, juste là, pis mon coeur aussi va clenché en même temps que le tien.

Ah pis avise toi de revenir en un mot morceau, je me vois mal seule avec 4 enfants ;) Ah pis je m’enuierais aussi… un tit peu…pas mal… beaucoup. Je t’aime.

Passage

Depuis Angélique je vous l’ai déjà dit ma vie a changé, je ne suis plus et ne serai plus jamais la même. Avoir perdu une petite fille à 20 semaines m’a profondémment changé, parfois j’oublie aussi que cela a changé les autres autour de moi. J’oublie que ce soir là quand notre fille est née, je n’étais pas seule, il me tenait la main. C’est lui le premier qui l’a vu, c’est le seul à part moi qui sait ce dont elle avait l’air. On a choisi ensemble de la garder juste pour nous, c’est égoïste, mais c’est tout ce qui nous reste d’elle. Parfois j’oublie que lui aussi craint et j’oublie que nous sommes deux. Que je ne suis pas seule, je ne le serai jamais, ça m’est revenu ce matin.

Je me lève ce matin et étrangement je n’ai pas senti Clément bougé. Je ne suis pas méga inquiète, mais ça me fatigue un peu, je n’y peux rien, je suis marquée. J’informe donc le Geek que c’est étrange, que Clément n’a pas bougé,  je le fais sur un ton badin, comme ça. Une douche plus tard le Geek s’approche prend mon bedon dans ses mains et me demande s’il bouge maintenant. Toujours rien, je suis un peu plus inquiète, je sens son inquiétude à lui, ça se propage, mais sans plus. Le Geek continue la routine du matin et soudain je vois son visage, ses yeux dans la flotte, sa lèvre qui tremble. Mon coeur ne fait qu’un tour, je sens ce qu’il sent, je ne suis pas seule, on est deux. Angélique a fait ça, elle a fait de ses parents un couple. On s’accroche l’un à l’autre, je veux le rassurer, mais je m’inquiète un peu aussi et tout à coup nous ne sommes plus uniquement deux, nous sommes trois. Je l’ai senti. Clément est là, il est vivant. Je souris et je dis merci. Merci qu’il soit bien, mais aussi merci d’être deux. Angélique est passée ce matin et malgré la tempête, son passage comme à chaque fois laisse un grand sentiment de paix et d’unité. Merci ma fille.

Des nouvelles

Bon ça fait longtemps que je n’ai pas écrit, c’est qu’entre deux coulisses de vomi (oui, oui encore la gastro!!! Et j’ai eu mon tour cette fois) et une bedaine de 27 semaines mon énergie est plutôt limité. Alors des petites nouvelles en vrac.

Bébé Clément va bien, je grossis et je profite de ce dernier bedon amplement. Je commence à accumuler les petits pépins, mais bon rendu au quatrième je suis habituée. La dernière c’était des protéines dans les urines, test de pipi 24 heures (oui on urine 24 heures dans un pot, beu bye sexy), prises de sang, monitoring et tout est beau. Je suis haute un peu, mais encore correct. Il faut juste que je sois suivi de plus près (comme si c’était possible). Au niveau bonne nouvelle, pas de diabète (du moins pas encore), Oh Yeah!!! On se réjouit comme on peut. Mon hypertension gestationnelle est sous contrôle. Je me repose tant que je peux, je reste maman de 3 enfants quand même. Bref, bébé #4 va bien et sa maman aussi.

Le reste de la famille va bien. La gastro semble frapper à toutes les deux semaines, ça commence à ressembler à une blague… de mauvais goût. Lou fait des dents, des tonnes de dents (quelque chose comme 7-8), le pauvre bave et souffre. Il en a même fait une otite, mais il prend du mieux jusqu’à la prochaine gastro (ben quoi aussi bien en rire). Les grands vont bien, Coco adore toujours autant l’école et Cocotte se porte mieux. Je vous raconterai peut-être l’épopée un jour, mais disons seulement que j’aurais dû me fier un peu plus à mon instinct, un enfant ne développe pas des problèmes graves à l’école soudainement en quatrième année. Le problème a été ciblé et identifié, le tout est rendu à un autre niveau. C’est plutôt intense, ça touche beaucoup plus que ma fille. Enfin, je vous expliquerai peut-être un jour, mais c’est long et complexe.

Je suis maintenant convertie aux couches lavables, j’ai acheté des bumgenius 3.0 dans une boutique adorable. Je vous ferai peut-être un topo de mes recherches, mais en gros j’ai choisi ce modèle pour sa facilité et parce que c’est des couches de taille unique donc Clément et Lou pourront les porter en simultanée. Je suis impressionnée par la facilité d’utilisation des couches lavables. Je n’ai qu’un seul regret, ne pas m’être converti plus tôt.

Alors voilà des petites nouvelles en vrac juste pour dire que je suis encore vivante :)

De la neige… encore de la neige

Et oui il a encore neigé cette semaine, encore plus de neige, toujours plus. Ce qui me vaut le bonheur de vous offrir un deuxième billet sur le sujet.

À propos de voisin un peu zinzin avec la neige: Je sors hier et je vois voisin zinzin balayé (avec un balai là, un vrai balai d’intérieur) le trottoir et l’entrée devant chez lui. Un peu perplexe je me frotte les trous de yeux et constate qu’il est bel et bien en train de balayer (avec un balai). C’est plus fort que moi il faut que je lui demande ce qu’il fait.

-Eh mais eh vous faires quoi là? Que je demande pleine d’incrédulité.

-Bien je balaye. Qu’il répond sur le ton de l’évidence.

-Eh oui bien j’avais comme remarqué, mais c’est parce que c’est l’hiver là puis vous balayer quoi? Je ne comprends toujours pas.

-Bien je balaye la neige, la petite poudre là ça s’enlève mal à la pelle, si je veux que ce soit tout propre bien je balaye.

Il balaye… Il balaye la neige. Bien coudonc c’est ça qui est ça. Il l’a dit ce n’est pas donné à tout le monde.

À propos de mon amoureux qui n’en peut plus de pelleter: Le Geek rentre mercredi soir après une intense soirée de pelletage pour bien dégager le tout.

-Ouin il en est tombé encore pas mal hein. Que je me permets de constater.

-Mets-en, 10 à 15 centimètres mon cul, c’est plus 15 à 20, maudite marde blanche. Que me dit chéri rouge comme une tomate de l’effort et du froid en bougonnant.

Je m’étire pour regarder le travail fait et je ne peux pas m’empêcher de commenter.

-Ouin pas pire pelletage… mais on ne voit pas l’asphalte et tu n’as pas passé le balai.

-Mange donc un char… Que me réplique mon tendre amour.

-De marde blanche? Bien voyons je t’aime aussi. Que je lui réponds.

C’est tu pas beau l’amour hein? ;)

Pour conclure: Coco 6 ans qui me dit au retour de l’école: “Maman quand est-ce qu’il va pleuvoir?”.

-Bien il ne va pas pleuvoir, il fait trop froid, il va peut-être neiger mais pas pleuvoir.

Coco qui me coupe vigoureusement.

-Ah non pas neiger là, ça va faire. On veut bien jouer dans la neige pis faire des bonhommes mais là on peut tu avoir le goût de se baigner aussi?

Oui, oui chéri… Quand c’est rendu que même les enfants de 6 ans en ont marre…

Finalement… c’est bon pour le moral

Comme vous vous en doutez j’ai répondu à ce que la ville m’avait sorti comme aberration (voir mon dernier billet) concernant les subventions pour les couches lavables. Je ne m’attendais à rien, non en fait je m’attendais à ne recevoir aucune réponse. Quelle surprise de trouver dans ma boîte de courriel ce matin, un très long message détaillé d’un ingénieur de la ville avec force chiffres et questionnements me demandant de le renseigner plus amplement sur la question et comprenant mon “désarroi” devant la laconique (personnellement j’ajouterais stupide) réponse réçue précédemment.

Je vous jure j’en suis tombée sur le c.., avoir eu un dentier je l’aurais perdu. Une réponse articulée, intelligente, hyper renseignée, bref, quelque chose auquel je ne m’attendais pas. En gros, je comprends mieux les vrais raisons de la ville et je me suis fait un grand plaisir de renseigner monsieur l’ingénieur sur différentes parties de la problématique. Ça tombe bien j’ai lu en long, en large et en hauteur sur la question dernièrement.

Finalement, c’est pas si mauvais pour le moral ;)

C’est bon pour le moral

Petite introduction avant de tomber dans le vif de la chose. Mes enfants ont tous été aux couches jetables. Je sais c’est une honte, mais j’ai enfin décidé de faire le virage vert. C’est que ma mère nous a élevé aux lavables, j’avais plus de 7 ans quand ma soeur est née et je m’en rappelle. C’était dégueulasse! Le trempage, les fuites, l’odeur, tout quoi et surtout le frottage et moi je suis une grande sensible. Ça beau être le petit caca de mon petit trésor, ça m’écoeure au cube, je suis super dédaigneuse. Mais bon en 25 ans les choses ont changé, j’aurais du m’en douter. Considérant que nous faisons toujours dans la mesure du possible des choix écolos, les couches jetables sont à l’encontre de notre philosophie de vie. Après m’être méga renseigné (on est bibliothécaire ou on ne l’est pas, demandez au Geek il est juste plus capable de m’entendre analyser, décortiquer les pour, les contre, les modèles…) voilà que je vais faire le saut (à noter que le Geek est prêt depuis bien plus longtemps lui). Avant de plonger, dans ma recherche j’ai vu que plusieurs municipalités offrent aux parents une subvention pour le choix des couches lavables. Je regarde donc sur le portail de ma ville, je ne vois rien sur le sujet. Je décide donc d’écrire à la ville.

Comme mon titre dit tout, j’habite le 450, Laval. Un choix stratégique. On a longtemps habité Montréal, mais on n’avait pas les moyens d’acheter quelque chose d’assez grand pour la famille sur l’île donc après essais et erreurs on s’est rabattu sur Laval. Notre choix a été longtemps pensé, deux ans avant l’ouverture du métro on a donc acheté une maison à distance de marche de l’une des stations, car pour nous c’est transport en commun assuré, c’est un choix logique (on travaille au centre-ville), mais aussi écologique (pas question d’utiliser notre auto, c’est contre nos principes). Voilà maintenant un an qu’on profite de notre choix judicieux, tous les avantages de la ville et à l’époque ça restait abordable (maintenant on oublie ça, disons que notre sens du timing a été parfait). Bref, ce fut Laval, après tout c’est bon pour le moral il paraît.

J’écris donc à la ville un courriel d’information, quelque chose de simple, mais aussi de rigolo, on commence en douceur. Le déneigement à Laval fait dure, mais la réponse à ma question est venue dans les 10 minutes suivantes et quelle réponse. Je vous la “colle” :

Veuillez noter que la Ville de Laval a déjà fait une réflexion à ce sujet. Il s’est avéré qu’il serait difficile de vérifier avec certitude si une famille utilise bel et bien des couches de coton et non des couches jetables durant une année complète, à chaque jour de l’année. En supposant que des inspecteurs devraient effectuer des vérifications, les coûts d’inspection feraient monter la facture de façon importante en s’ajoutant aux coûts d’enfouissement et de gestion du programme.

Par conséquent, la Ville de Laval n’a plus envisagé de se doter actuellement d’un tel programme et aucun crédit n’est accordé aux familles qui utilisent des couches de coton au lieu des couches jetables.

J’ai lu deux fois plutôt qu’une… Ça ne me dérange pas qu’on n’offre rien aux parents, c’est plutôt la réponse… un inspecteur de couches lavables… J’en revenais pas, j’en reviens pas encore. Vérifier avec certitude… Puis là je me suis dit est-ce que les villes qui offrent ça ont des inspecteurs de couches??? Et j’ai appelé… (bien oui, il faut vérifier quand même). J’ai appelé la ville de Sherbrooke, je sais qu’ils offrent quelque chose (en plus Sherbrooke c’est quand même assez gros, ça ne fait pas village, j’ai rien contre les villages, mais juste au cas où ville de Laval trouverait que St-Machin-Quelque-Chose manque de crédibilité) . La dame très gentille m’explique qu’en présentant une facture détaillée et une preuve de résidence ils offrent un remboursement de 100$ pour l’achat d’au minimum 25 couches lavables. Alors là je demande comment ils font pour savoir qu’on utilise les couches lavables. Elle me répond qu’au prix que coûte 25 couches (genre 400$) le 100$ est un coup de pouce, l’investissement pour les parents reste suffisamment considérable pour que la municipalité croit en la bonne foi des familles. Là je demande s’ils ont des inspecteurs… pour les couches… La madame a ri, et ri et ri encore, elle se roulait complètement. J’ai fait sa journée… Elle a conclu ça par : “Quel imbécile mettrait des inspecteurs pour des couches?? Non, mais la bonne foi ça compte. Et puis quoi encore si vous déménagez avant que l’enfant soit propre on vous fait une facture au prorota du caca non utilisé”. Et de rire encore et encore…

Bref, Laval c’est peut-être bon pour le moral, mais pour l’environnement… et pour le bon sens…

Je me compose une réponse. Il y a fort à parier que ce sera moins… plus… enfin… Puis si jamais il y a des ouvertures de postes pour des inspecteurs de couches je vous tiens au courant. Tu sais payé 50 000$ comme col bleu par année pour aller “zieuter” les popotins de bébés, ça peut être intéressant ;)

Question de perspective

Clément est attendu bien impatiemment par toute la fratrie, mais évidemment c’est différent pour chacun.

Lou 17 mois: Il se promène en scandant bébé et en pointant mon bedon. Il lui donne même des petits bisoux (bon il embrasse depuis ce temps la bedaine de son père, de sa soeur… mais c’est l’intention qui compte). Il berce sa poupée en disant bébé et en pointant mon bedon rond (puis après il la lance avec force sur le mur, mais bon c’est sans méchanceté… du moins apparente ;) ). Bref, il est complètement mignon ou trop chou comme dirait ma grande (c’est le mot du mois ça “chou”).

Jado 9 ans: Elle est dans les grands questionnements sur l’évolution du bébé. “Maman est-ce que Clément entend ma voix?” “Maman est-ce que Clément suce son pouce dans le bedon?” “Maman est-ce que je vais pouvoir le bercer le soir?” Elle a tellement hâte de voir et prendre bébé parce qu’il va être “bien trop chouuuuu!!!”.

Charlo 6 ans: Changement de registre avec notre grand garçon. Il se questionne aussi, mais disons qu’on est… ailleurs mettons et que c’est un peu moins “chou”. “Maman Clément il pète dans ton ventre?” “Maman Clément s’il fait pipi à l’intérieur et qu’il a la bouche ouverte est-ce qu’il en avale?” “Maman Clément il a des crottes de nez?”.

Bref, tout est question de perspective.

La neige

Inutile de trouver un titre plus racoleur, moins “drabe”, plus sensationnel, celui-ci dit tout. Il y en a des choses à dire sur la neige, mais en cet hiver enneigé comme aucun (me rappelle pas avoir vu autant de neige depuis un méchant bout) j’ai plutôt envie de vous parler des rapports de mes voisins à la dite substance. Sur ma rue l’été c’est le concours de la pelouse la plus “varte” possible, la plus mieux coupée et la moins “pissenlité”. Évidemment on est les rebelles de la rue et on perd à platte couture. L’hiver s’opère un autre concours, d’une forme différente, un concours de pelletage. C’est à qui aurait l’entrée la plus dégagée possible. Et là je ne vous parle pas de bien dégager le tout, je vous parle de gratter ça à l’asphalte. Il faut voir le noir et le trottoir. Dès qu’un petit brin de la méchante grosse neige blanche tombe, il faut se précipiter, que dis-je se garrocher en courrant, sur la pelle pour chasser la grosse vilaine. Pas question d’attendre que quelques centimètres, voire même quelques millimètres s’accumulent, non il faut enrayer la chose dès sa formation. Mes voisins ont les entrées les plus mieux déneigés de la rue, pas juste de la rue en fait, de la ville, ah pis soyons chauvin du Québec au complet. Je vous jure le Geek et moi on pense que les flocons ont peur de tomber sur la rue, c’est que c’est garanti qu’ils vont manger tout un coup de pelle. Vous vous doutez bien que chez nous la neige ne se sent pas aussi brimée, elle peut tomber comme elle veut, s’accumuler, s’amonceller en paix. Oui, on dégage, on pelte, mais on est loin derrière, même pas candidat.

Aujourd’hui il neige encore… et le festival de la pelle est reparti. Pas question que je pelte, pas enceinte, et encore bien moins au repos, mais vous imaginez que mon grand relâchement me vaut des gros yeux et même des commentaires. Alors que je sors pour aller chercher les enfants à l’école, petit voisin me pique une jasette.

-Il neige encore… Méchant hiver. Que je lui lance. J’ai parti l’affaire je sais, je sais.

-Ah oui parlez en pas. Ça arrête pas cette année. Vous vous aimez pas ça la neige hein? Qu’il me demande.

-Bien je préfère ça à la pluie, mais je commence à trouver que ça fait.

-Ah bien c’est parce que ça pelte pas fort de votre bord.

-Ah… bien enceinte je pelte pas. Puis mon mari a pas juste ça à faire. Pis c’est pas si pire. Je dis ça sur un ton un peu vexé, quand même…

-Ouin, mais c’est parce que vous manqez de discipline, si vous pelletiez au fur et à la mesure ça ne serait pas si pire. Et enceinte ça vous ferait un petit exercice. Mais bon c’est pas donner à tout le monde…

-Donner à tout le monde? De quoi il cause?

-Pelleter, c’est un art vous savez.

Je suis restée sans voix… bouche bée.

Le pire… je pense qu’il était sérieux…

Les vraies affaires…

On va se parler des vraies choses. Depuis que la série sur les Lavigueur est sortie, on parle de vraies histoires, qu’est-ce qui est vrai? C’est quoi la vraie histoire?

Je vous parle de ça parce que souvent quand je vous relate mes déboires avec le voisinage, je vous précise que c’est vrai, que c’est vraiment arrivé, que c’est la vraie histoire… Et c’est vrai que c’est vrai ;) Mais c’est ma vérité, la mienne et celle de personne. C’est ma vraie histoire à moi. Une histoire que je raconte à travers mon filtre à moi.  Est-ce que ça en fait la vérité absolue? Pentoute. C’est juste la mienne. C’est comme pour les Lavigueur, cette série là ce n’est pas la vraie histoire, c’est seulement la vraie histoire de Yve, probablement plus près de la réalité que celle qu’on a lu dans les journaux, mais une interprétation quand même. Pour un seul événement il y a toujours plusieurs vérités, si j’ai appris quelques choses de mes années de recherche en (mon autre vie ;) ) histoire c’est bien ça.

La preuve: quand je vous raconte ce que charmante voisine m’a sorti vous en êtes souvent soufflés. C’est vrai (encore du vrai ici) que c’est spécial, mais je vous assure que c’est aussi “innocent”, sans méchanceté. Et probablement qu’elle aurait une explication complètement naïve à chaque remarque… on peut toujours rêver ;)

Alors voilà, je continue à vous raconter ma vraie vie… La vraie vie de Nath ;)

Qui suis-je?

Je ne sais pas ce qui m’arrive, je suis totalement transformée depuis que je sais que je suis en congé. Je me cherche des choses à faire et j’ai des idées… complètement pas moi.

Ceux qui me connaissent déjà comprendront, pour les autres disons que j’aime beaucoup les trucs maisons, les bricolages, l’artisanat, mais que je pratique très, très peu ces choses. Manque de temps, manque de talent, manque de motivation et surtout c’est tellement peu moi. Pourquoi? Auncune idée c’est comme ça, je voudrais bien me risquer à concocter des savons et des crèmes, mais je n’ai aucune idée où commencer, je ne sais pas comment faire. J’aime bien le scapbooking, mais après une page je n’ai plus d’idée et je ne sais trop comment innover. Bref, faut croire que ce n’est pas moi.

Mais depuis vendredi, je me suis mise au tricot, je regarde des sites pour trouver des modèles de cupcakes, je navigue sur les sites de scrapbooking, bref, je vire bout pour bout.

Le Geek en perd son dentier (bon il n’a pas de dentier, mais il en revient pas) et je m’étonne… Reste à voir ça que ça donnera… mais au moins pendant ce temps je me repose en m’activant un brin le neurone.