Archives de janvier 2008

F-i-i n-i-i fini

Alors voilà demain c’est la dernière, après c’est fini. Fini le travail pour plusieurs mois. Et oui je me retrouve en arrêt de travail. Puisqu’à Louis j’avais déjà 1 cm de fait à 26 semaines, on ne prend aucune chance, on n’arrête tout de suite. Je ne suis pas encore dilatée, mais je suis effacée à 30% déjà. Donc me voilà au repos, mais heureusement pas au lit, seulement au repos. Comme dit ma doc finito les “age”, soit ménage, lavage, ramassage, promenage, magasinage… Donc en bref, de la lecture, de la télé, des petits tours au café, mais pas de marche, pas de station debout. En espérant que ce soit suffisant pour que monsieur Clément reste au chaud, je n’ai tellement pas envie de me retrouver couché encore…

Alors faites moi vos suggestions films, séries télé, livres, je vais avoir le temps de me mettre à jour.

Faire une mauvaise vie

Quand j’étais enfant mon arrière grand-mère et ma grand-mère disaient de quelqu’un qu’elle faisait une mauvaise vie quand des petites tuiles lui tombaient dessus. Pas de grosses tragédies, les grosses tragédies permettent de “gagner son ciel”, c’est plutôt positif. Non on parle de petits pépins, rien de bien graves, mais des choses ennuyantes. Par exemple, tomber sur la glace l’hiver et avoir plein de bleus sur le popotin, attraper le rhume 3 fois en hiver, casser ses lunettes neuves le jour où on les reçoit, ce genre de choses. Et les personnes qui subissaient ces foudres étaient des personnes de mauvaise vie… des pécheurs quoi.

Et bien je fais une mauvaise vie, vraiment une mauvaise vie. Pourquoi? Parce que la (insérer ici tout sacre, injure, insulte ou mot gras que vous imaginez j’y ai pensé aussi) de gastro est de retour ENCORE chez nous. Deux fois en deux semaines, si ce n’est pas faire une mauvaise vie ça, je me demande c’est quoi. Mais à ce rythme là je vais bien finir par gagner mon ciel dans le processus faut croire… ouin on frôle la tragédie… Allez je vous laisse, je m’en vais éponger des fluides corporels, ah les joies d’être parents.

S’envoyer en l’air

On parle partout de la folle aventure (eh pardon de l’histoire d’amour romantique) de la belle Carla et du puissant Sarkozy. Personnellement, Sarko peut bien s’envoyer en l’air avec sa ministre de l’intérieur (en France on dit son ministre, ici c’est mon blogue et moi je dis une ministre, c’est comme ça point barre) ou même son premier ministre si le coeur lui en dit. Ce que je ne comprends pas c’est Carla, la belle Carla qui se contente d’un nabot. Bon ok, il a du pouvoir, je veux bien croire, le président de la République ça la fout bien. Mais quand même… quand même là. Je me disais que c’était un gaspillage pas possible, t’imagine tu es Carla Bruni, tu es belle, riche, assez puissante toi-même, tu peux te taper à peu près n’importe qui et tu te contentes de Sarko. Bon, tous les goûts sont dans la nature c’est bien vrai, mais je vais me sacrifier, je vais l’aider moi Carla, je m’en vais lui faire 1-2 suggestions.

Bon ok, disons qu’on veut jouer le pouvoir, le prestige politique, j’irais avec le prince William tiens. En plus, on joue la carte de la jeunesse et de la royauté. Un trois dans un. Jeune, pas laid, charmant et sûrement endurant. Côté américain, la politique n’est pas gâté, il y avait Clinton, mais bon à moins de vouloir un trio avec Hillary on est presque 10 ans trop tard. Pour ce qui est du pouvoir canadien… on oublie ça tout de suite. Quoiqu’il doit y avoir un certain plaisir à dire qu’on a baisé un conservateur ;)

Allons-y avec le glamour showbusiness… Bon il y a le classique Brad Pitt, je n’ai jamais trippé quoiqu’en vieillissant il s’améliore et puis sur un CV ça la fout bien. Sinon j’ai un faible pour les tempes grises, mais Carla a déjà donné dans l’acteur en masse je trouve.

Faudrait lui faire des suggestions originales, quelque chose d’un peu différent, mais haut de gamme. Je propose au niveau du Québec, Louis, le Louis de Canal Vie. Celui avec la bouille 100% sexe qui cuisine le confit de canard comme en plein préliminaire. Il pourrait faire la cuisine pour Carla puis conclure en la cuisinant. Ou bien tant qu’à rester dans le plat cuisiné on lui refile Martin, le chef de la Queue de cochon, celui qui éventre des chevreuils dans son émission et qui cuisine du boudin qui a presque l’air bon. Côté rustique ça en jette et puis il fait dans le terroir. Et vous vous avez des idées? Allez c’est pour la bonne cause. Faut la sauver.

Pas mort… mais pas fort

Je l’ai déjà dit, je n’ai aucun doute sur bébé #4, aucun, pantoute, quedalle… mais quand la gastro frappe chez nous, j’ai beau ne pas douter j’appréhende un peu ;) Et oui la sacrament, de cr**, de sale c’est pointé chez nous. Tout le monde sur le dos sauf (petite voix qui touche du bois) moi. J’aurais plein de choses que je trouve très drôle à vous raconter, mais je ne suis pas certaine que ça vous ferait rire. Je pense que les histoires de gastro vaut mieux que je les garde pour moi, vous ne pourrez pas dire que j’ai pas bon coeur. Alors je vais y aller pour un petit melting pot d’un peu de tout.

*J’aide une dame au catalogue. Celle-ci s’extasie de mon beau bedon rond et me demande toute guillerette en flattant le dit bedon (sans y avoir été invitée): “Mais c’est à qui ce beau bébé là? Hein c’est à qui?”. J’ai été trop bouchée pour répondre… au voisin tiens donc.

*Une dame me questionne sur le nom d’Ecto.

-Clément c’est quoi exactement?

-Bien un nom??? Je ne comprends pas trop la question.

-Non, je veux dire c’est de quel origine?

-Bien français. Ça vient du latin Clemens qui signifie doux et bon.

-Ah… latin? Donc c’est italien? Comme Clémente, genre la température est clémente?

-Oui c’est ça. À quoi ça sert de s’obstiner… Clémente italien???

*Puis pour conclure un petit épisode cucul.

J’écoute au grand dam du Geek un épisode de Quand passe la cigogne. Pas qu’il déteste complètement, mais ça le scie ce genre d’émission où le vrai monde se raconte. Il subit donc mon choix de femme enceinte hormonale. Le couple de l’épisode raconte son histoire et arrive au moment où ils racontent la mort de leur bébé à 20 semaines. Le Geek et moi on se tait, le silence s’alourdit, on se regarde.

- Elle me manque… encore… tellement. Que je dis.

- Oui… je sais… moi aussi tu sais.

- Elle va arrêter de me manquer un jour tu penses? Que je demande angoissée.
- … Non… jamais… jamais. Qu’il me répond doucement. J’entends la douceur du silence.

- Merci. Il a tout compris.

- De rien. Qu’il conclue en souriant, tout l’amour du monde dans un sourire.

Maudites hormones…

Ah les hormones enceintes… que de plaisir… demandez au Geek. Il n’en peut plus le pauvre. J’ai généralement un caractère correct, je me lève presque toujours de bonne humeur, je suis rarement bougonne, bref je suis plutôt facile à vivre. Mais enceinte… alors là… deux-trois fois (bon ok peut-être 4-5 fois) dans la grossesse je me tape des méchantes crises hormonales complètement zinzin. Je deviens une espèce de folle finie complètement maniaco malade. Vous voulez des exemples?

-Je regarde distraitement l’émission L’Épicerie et ils parlent des porcelets. C’est un reportage plutôt technique, ils parlent de détails techniques en nous montrant les petits cochonnets. Puis là, ils disent que les petits cochons, tous mignons, roses et sans défense sont abattus à 30 semaines après avoir été allaité 7 semaines. Je me mets à brailler, la grosse affaire, le Geek me regarde bouche bée et me demande plein d’incrédulité: “Non mais là tu brailles à cause du cochon?”.  Entre deux sanglots (oui oui sanglots là) je réussis à dire: “Mais le pauvre petit cochon il se fait tuer. Sa maman n’a plus son petit bébé…”. Le Geek qui n’en revient encore pas se fait pragmatique: “Bah la maman en fait une autre batch tu sais”. Mauvaise réponse… je braillais encore plus. Tout ça pour un reportage innocent à L’Épicerie (pas le film Bacon là, L’Épicerie…). Hormones…

-Je suis assisse sur le divan le chien réclame de la bouffe, je n’ai pas envie de me lever. Au même moment je m’aperçois que mon portable n’est pas branché et que ma batterie tire à sa fin, méga crise de larme. Le Geek encore retourné par l’épisode du petit jambon assassiné demande: “Hein tu brailles pas pour ça???”. Je scande entre deux bouhou sonores: “Bien le chien veut aussi de la bouffe… je ne peux pas tout faire”. Cette fois le Geek n’a rien dit, il s’est levé a donné de la bouffe au chien et a même branché mon portable. Au lieu de dire merci, je me suis remise à brailler: “Tu es fâchée, je suis bonne à rien”. Il a dit non, non et a soupiré le plus silencieusement possible. Hormones…

-Le téléphone sonne pour la xième fois de la soirée. Devinez??? Eh non je ne me mets pas à brailler, je gueule plutôt à plein poumon: “Ah maudit il a fini de sonner le maudit téléphone. Je suis tannée de l’entendre BON!!!”. Finalement c’était mon père, j’étais bien contente de lui parler, je ne voulais juste pas entendre le téléphone. Hormones…

-J’essaie de me lever du divan, ma symphyse pubienne agonise, mon tunnel carpien hurle, mes varices vulvaires crient et je rouspète: “j’ai mal partout, ça tire, je suis tannée d’avoir mal”. Le geek pensant sûrement bien faire (quoique…) réplique gentiment tout de même: “Bien c’est normal tu sais après 4, tu commences à avoir du millage.”. Du millage… Je vous laisse deviner la suite…

Hormones je vous dis… demain est un autre jour… Courage ça ira mieux.

Maternité X 4

J’accumule tellement d’histoires dedans ma tête depuis un bout que voilà ça prend un billet melting pot, un petit récit des dernières semaines.

À propos du #4:

Vous vous en doutez le #4 attire les commentaires, je me réserve un billet sur toutes les remarques reçues, mais pour vous donner une idée et pour illustrer combien mes hormones carburent dans le tapis ;)

Quelque part dans le temps des fêtes, je croise une copine enceinte de son premier. On jase et elle me rapporte que son échographie est le lendemain.

-Ah c’est bien. Les échos c’est tellement agréable et rassurant. Que je dis.

-Oui et imagine MOI c’est mon premier, c’est comme encore plus spécial. Qu’elle me répond en insistant sur le MOI.

-Bien tu sais c’est tout le temps spécial, premier ou dernier. C’est vrai!

-Oui, oui, mais tu sais le PREMIER c’est comme magique après c’est plus pareil.

-Bien c’est certain qu’au PREMIER c’est tout nouveau, mais au QUATRIÈME ça reste spécial quand même. J’insiste là et mon ton monte un peu.

-Peut-être, mais au quatrième c’est comme pas aussi magique. Elle insiste elle aussi… après tout elle connaît ça avoir quatre enfants elle…

-Bien c’est ça, moi j’attends une crotte de chien. Je me demande pourquoi j’en ai un quatrième, je l’aimerai même pas, tu sais c’est juste le QUATRIÈME. Et je pète ma coche…

Non mais tu sais c’est certain qu’au premier il y a un petit quelque chose de nouveau, mais bon ce n’est pas comme si on magasinait du papier cul. C’est un bébé!!!

À propos de son prénom:

Ok on va commencer par s’entendre que personne n’est obligé de trouver le prénom d’Ecto mignon, joli ou même pas pire. Tout le monde a le droit de trouver ça laid, horrible, à vomir, mais un peu de retenu quand même. Crime moi je ne l’aime peut-être pas le nom de votre rejeton, mais je me retiens un peu. Et si moi je me retiens… Je ne dis pas de faire l’hypocrite, c’est même possible de dire qu’on n’aime pas sans pour autant se lever le coeur… Illustrations:

-Clément? Ah bien… Ça sonne comme Clémentine… Comme dans Caillou… Bien coudonc Caillou ça pogne chez les jeunes, ils vont le reconnaître comme un des leur. Caillou c’est pour les enfants de 4 ans… ils vont le reconnaître… Un des leur… N’importe quoi.

-Clément? Ah vous autres pis vos noms bizarres. Clément bizarre ???, sacrament ce n’est pas un nom inventé.

-Clément? Clément… Clément… Bien coudonc à force de le dire je vais peut-être trouver ça pas trop laid. Bien merci… pas TROP laid…

-Clément? C’est pas un nom de gai ça? Un nom de gai???? Pis quoi encore???

-Clément. Ah j’en connaissais un, un drogué. Et toutes les variantes du genre, un qui a fait de la prison, un maniaque… Pas encore eu de psychopathe par contre… Ça doit être bon signe.

-Clément. Ah bien c’est laid. Ce n’est pas délicat, mais ça a le mérite d’être honnête.

-Clément? Bien vous aimiez pas mieux plus… moins… tu sais comme Patrick genre? Non.

L’important évidemment c’est que nous on aime ça… Alors on aura un enfant super populaire à 4 ans, gai, drogué, ex prisonnier, maniaque… Ça aurait pu être pire, il aurait pu voter conservateur en plus.

À propos de la grossesse et du métro:

Prendre le transport en commun enceinte, c’est une expérience. Je dirais qu’à 90% les gens sont adorables, serviables, gentils, agréables… 90% du temps. Le 10% restant… des cons. Des vrais, pas des cons comme Pignon, des vrais de vrais. Quelques cas:

17h56 métro rempli au maximum, j’entre. Ma grossesse est évidente, je suis tout coincée dans la masse de monde. Personne n’est obligée de me donner sa place assisse, j’insiste… mais ce qui m’écoeure c’est les cons qui font semblant de ne pas me voir. Genre le jeune cadre dynamique qui joue au poker sur son blackberry, lève les yeux, voit la bedaine, baisse les yeux vitesse grand V et fait tout ensuite pour ne pas recroiser la balloune. Pour être bien certaine de ne pas la voir la grosse madame, il se tourne même un peu sur son banc de l’autre côté. Pas capable d’assumer qu’il ne donnera pas sa place, trop lâche…

Le métro est déjà plein, mais là lui il a décidé qu’il allait rentrer, il pousse donc. Bon on se tasse, mais ça ne rentre pas, on pousse encore. C’est connu à force de pousser ça va passer. Là il n’y a définitivement pas de place et il pousse sur Ecto, ça fera. Je lève les yeux et je lui demande de cesser de pousser. S’ensuit un “je vais rentrer quitte à tout bousiller”, ma pression monte, je lui signifie qu’il “écrapout” Ecto. La remarque finale: Tu avais rien qu’à pas te faire faire de bébés si tu es pas capable. Dans ces moments là je m’en veux d’avoir eu une maman qui m’a appris les bonnes manières…

Alors voilà… les joies de la maternité X 4. :)

Grosse famille…

Gros achats! Après moults tergiversations, besoin pas besoin, besoin pas besoin, j’ai conclu que j’en avais vraiment besoin et surtout que j’en voulais une. De quoi de quoi? Une poussette double. Avec deux petits de 20 mois de différence et mon amour de la marche, il me fallait un véhicule adapté. Je pourrais sûrement user de plein d’astuces pour me déplacer, mais je veux le confort de la poussette double. Avec les deux grands on va passer l’été à courrir partout et mon Lou est efficace, mais il n’arrivera jamais à suivre donc j’ai le besoin intense d’une poussette double.

On a donc profité des soldes après Noël pour faire notre “gros” achat. Notre portefeuille est plus léger et notre valise de voiture plus remplie, mais j’ai tellement hâte d’installer mon petit monde dans mon super train routier. On peut dire officiellement qu’on est une grosse famille, une mini van, une poussette double… ;) Comme dirait le Geek les vrais symboles de sa suprême virilité ;)

C’est merveilleux

L’année 2008 a commencé de façon extatique. Nous avions l’échographie de 20 semaines aujourd’hui. J’ai beau sentir bébé bouger, je n’ai presque pas dormi de la nuit. C’est à ce moment que tout a dérapé pour Angélique, je suis plus zen qu’à Lou, mais j’ai gardé une part de crainte. On se pointe et on commence le tout. Là le radiologue dit texto la même chose qu’à Angélique: “Est-ce que c’est votre première écho?”. Là je capote… mais le pauvre demandait en toute innocence, bébé Ecto est là et il est bel et bien vivant. Il bouge, son coeur bat, il est vivant. Pour une quatrième fois nous allons être parent, d’un merveilleux petit garçon, 100% mâle, aucun doute possible ;)

Il est beau, le plus beau du monde, je suis gaga, je suis si heureuse d’avoir fait confiance à la vie une fois de plus.

Je vous laisse, mais pas avant de partager avec vous les superbes poses de notre monsieur Ecto ou pour les intimes Clément de son petit nom.