Aveu
Il faut que je le dise, je dois le faire. Ma fille a des problèmes à l’école. Voilà je l’ai dit, c’est fait. Vous ne savez pas ce que ça me coûte de le dire. Pourquoi? Parce qu’on veut tellement le meilleur pour nos petits, parce que se sont tellement les plus beaux, les plus gentils. Ma fille c’est la plus belle, c’est la plus gentille et c’est ma meilleure à moi, mais il faut l’avouer à l’école cette année ça ne va pas. Elle n’a jamais été une super championne, elle a toujours eu quelques petites difficultés, mais là on frappe un mur. Et fort en plus. Ça ne va pas. Ce n’est pas la faute de la prof (remarquez ce n’est pas sa faute non plus si elle ne va pas mieux, vous me suivez). Ce n’est pas un mauvais prof en soi, mais ça ne clique pas avec Cocotte. Pas du tout. Nous voilà donc dans une impasse, avec un retard que je qualifie d’important. Évidemment notre merveilleux système ne trouve pas ça si pire. Elle n’est pas analphabète, elle écrit, elle compte, elle lit, bon bien next, au suivant.
Il n’y a aucun service pour elle. Elle ne souffre pas de problèmes majeures (autisme, déficit d’attention, hyperactivité), elle ne dérange personne alors basta. Mais pendant ce temps ça ne va pas. Je le redoutais, je le sentais et je l’avoue bien humblement je le fuyais un peu, mais là faut faire face. Je vais me battre, pour elle, pour de l’aide, pour que ce retard encore rattrapable ne s’accumule pas. Le combat sera intense je le sais, mais je le ferai. Pas question de cumuler du retard comme ça sans arrêt, faut que ça cesse.
Alors voilà je vous ai fait un aveu. Ma Cocotte à moi n’est pas première de classe, ma Cocotte n’est pas parfaite, mais ma Cocotte c’est la mienne et c’est ma meilleure à moi.
Ah zut! Je connais ta détresse. Je la vis avec mes élèves. Cette année, mes élèves sont TRÈS faibles. Plusieurs avaient des périodes d’orthopédagogie les années passées. Cette année, vu le trop grand nombre d’élèves en graves difficultés, ceux qui sont moins pires n’ont pas accès à l’orthopédagogie. Et comme j’ai une classe d’enfer, je manque de temps pour les aider. C’est tellement triste, ces oubliés. Un conseil : chiâle, n’aie pas peur. Demande à rencontrer la direction et demande quels services sont mis en place pour ta Cocotte. Les parents qui ne chiâlent pas font l’affaire. On peut s’en laver les mains sans mauvaise conscience.
ha s’il n’y avait pas ces maudits km entre nous, on aurait fait un tit bilan, j’aurais pu te donner quelques pistes mais là dans l’absolu c’est bien rageant de ne rien pouvoir faire. Le seul conseil que je peux te donner c’est de reprendre quotidiennement le travail fait en classe, réexpliquer sans s’acharner , essayer de positiver avec elle dès qu’elle réussit quelque chose pour que surtout elle ne perde pas confiance en elle , qu’elle soit toujours motivée par sa progression même s’il y a un décalage. C’est très important
courage et bises à toutes deux
Je ne suis pas encore mère, donc je ne peux comprendre tout à fait le sentiment que tu ressents mais je peux l’imaginer.
Effectivement, pour des enfants qui ne sont pas des “cas majeurs” mais qui ont de la difficulté, le système ne prévoit pas grand chose…Il y a la “récupération” mais souvent ce n’est pas adéquat ni adapter et surtout, si ça clique pas entre son enseignante et elle, ça aidera…
J’imagine que tu y avais pensé, mais un aide aux devoirs qui ferait un peu plus pourrait peut-être aider…Tu sais, un ancien prof à la retraite ou un futur prof qui cherche des petits contrats, qui viendrait passer un peu de temps avec ta Cocotte à la maisons..Ça pourrait peut-être aider…?
Elle est rendu en quelle année ta cocotte ?