Archives de December 2007

Les fêtes

Autant je peux adorer Noël et le jour de l’an autant je peux détester les fêtes. J’aime les rencontres familiales, l’émerveillement des enfants, les bonnes grosses bouffes, le bonheur de partager plein de beaux moment. Je déteste les horaires chamboulés, les enfants qui ne savent plus ni quand ni où dormir, la fatigue qui s’accumule, les nombreuses sorties à toute sorte d’heures, devoir habiller les enfants qui dorment pour les ramener à la maison. Heureusement le positif l’emporte haut la main, mais je vous avoue je commence à avoir hâte que ça se termine même si je préfère depuis quelques années les fêtes du nouvel an à celles de Noël.

En cette fin d’année je ferai comme à mon habitude je ne prendrai aucune résolution. Je ferai un petit bilan perso et j’attendrai 2008 avec bonheur et serennité. Le plus beau, j’aurai mon homme et mes trois cocos avec moi et mon petit dernier bien au chaud. La vie est bonne pour moi, je le sais, je l’apprécie.

Bonne année à vous!!!

Les petites fiertés d’une maman

Être mère ça rend particulièrement humble et ça permet de se contenter de peu.  Voyez comme si peu me rend si fière et heureuse…

-Quand votre grand de six ans se réveille en pleurant aux petites heures et réussit avant que vous arriviez en courrant dans sa chambre à vomir dans le petit bol sur son lit plutôt que partout dans le dit lit. Vous vous exclamez comblée de bonheur : “Ah mon champion maman est si fière de toi”.

-Quand votre bébé de 15 mois se mouche à moitié dans le mouchoir plutôt que complètement dans vos mains. Vous vous mettez à taper des mains et à scander toute fière : “Ah chéri bravo! Bravo!”. Le tout accompagné d’une petite danse de bonheur.

-Quand vous regardez le cadran au premier bruit suspect et que vous constatez qu’il est 6h45 et que vous n’avez pas changé de drap gorgé de vomi de toute la nuit, que personne n’a fait de cauchemard et que “Ô grand miracle” vous vous êtes levé une seule fois pour soulager votre vessie de toute la nuit. À ce moment vous vous dites que finalement Dieu existe peut-être et que vous êtes bénies entre toutes les femmes.

Être mère c’est plein de ces moments de grande fierté.

C’est arrivé

Voilà c’est fait… il y en a une qui sait. Aussi bien dire que toutes savent maintenant.
La voisine… elle sait pour bb4. Ça devait finir par arriver, je m’en suis quand même sauvé un beau gros 4 mois ;) Et comme de raison c’était savoureux à souhait. Elle est trop… chaque fois elle se dépasse.

Je sors à l’extérieur et je regarde le travail splendide du Geek qui a pelleté comme un pro. Voisine se tient devant chez elle et entame la discussion. Après les banalités d’usage on entre dans le vif.

-Ah vous pelletez pas souvent vous. Qu’elle me dit très gentiment…

-Bien non, mais vous non plus. Que je réplique tout aussi langoureuse.

-Bien quand j’avais votre âge je pelletais en masse. Me semble ouin…

-Ah bien quand je ne suis pas enceinte je fais ma part moi aussi. Ça m’a échappé… pourquoi j’avais si besoin de me justifier aussi…

-Enceinte, bien là il a plus d’un an votre bébé, faut pas charrier. Je pourrais laisser ça de même… mais bon je précise.

-Bien enceinte d’un autre bébé, un petit nouveau.

-Hein? Un AUTRE bébé! Dites moi pas que vous êtes enceinte? Elle est totalement incrédule.

-Bien oui, un quatrième bébé, pour le printemps.

-Ah bien. J’en reviens pas. Un AUTRE bébé. Hey vous là, wow vous là… Pis votre mari y dit quoi?

-Mon mari? Bien il dit rien. Je la suis pas trop là.

-Bien il est pas trop déçu?

-Déçu? Du bébé? Bien là on l’a fait ensemble, il était consentant. Il est TRÈS heureux.

-Ah bien, les hommes des fois les bébés, là… En tout cas tant mieux s’il est content. Un AUTRE bébé, wow!

Bon là ça va faire quand même, je finis le tout. J’ai encore droit à deux, trois remarques poches. Du genre: ça doit pas être bon pour le ventre des bébés rapprochés de même. Juste avant de la “crisser” là, eh de partir poliment, elle me scie une dernière fois.

-En tout cas, une chance que le premier bébé que vous avez eu ici est mort, sinon trois collés de même ça aurait juste pas d’allure. La nature est bien faite des fois pareil.

Bien oui c’est ça tellement bien faite… Une championne du monde je vous dis.

Je l’adore

J’ai un collègue adorable, si on ne l’avait pas faudrait l’inventer. Il a réglé mes nausées de début de grossesse c’est dire toute ma reconnaissance, toute mon admiration pour sa personne. En plus, il a un humour en synergie avec le mien. Sa dernière était trop bonne, je vous la partage.

Lors d’une pause endiablée (bon ce n’était pas si intense que ça, mais bon j’aime vous faire croire que j’ai une vie trépidante) je me mets à dire 2-3 niaiseries (pas plus juré) et je finis par lâcher: “excusez mes stupidités du jour, je dois porter un garçon, c’est la testostérone, que voulez-vous”. Je me trouve plutôt drôle. Collègue Merveille réplique tout aussi rapidement: “Bah moi je pense que tu portes plutôt des jumelles blondes”.

Je vous l’ai dit je l’adore.

Aveu

Il faut que je le dise, je dois le faire. Ma fille a des problèmes à l’école. Voilà je l’ai dit, c’est fait. Vous ne savez pas ce que ça me coûte de le dire. Pourquoi? Parce qu’on veut tellement le meilleur pour nos petits, parce que se sont tellement les plus beaux, les plus gentils. Ma fille c’est la plus belle, c’est la plus gentille et c’est ma meilleure à moi, mais il faut l’avouer à l’école cette année ça ne va pas. Elle n’a jamais été une super championne, elle a toujours eu quelques petites difficultés, mais là on frappe un mur. Et fort en plus. Ça ne va pas. Ce n’est pas la faute de la prof (remarquez ce n’est pas sa faute non plus si elle ne va pas mieux, vous me suivez). Ce n’est pas un mauvais prof en soi, mais ça ne clique pas avec Cocotte. Pas du tout. Nous voilà donc dans une impasse, avec un retard que je qualifie d’important. Évidemment notre merveilleux système ne trouve pas ça si pire. Elle n’est pas analphabète, elle écrit, elle compte, elle lit, bon bien next, au suivant.

Il n’y a aucun service pour elle. Elle ne souffre pas de problèmes majeures (autisme, déficit d’attention, hyperactivité), elle ne dérange personne alors basta. Mais pendant ce temps ça ne va pas. Je le redoutais, je le sentais et je l’avoue bien humblement je le fuyais un peu, mais là faut faire face. Je vais me battre, pour elle, pour de l’aide, pour que ce retard encore rattrapable ne s’accumule pas. Le combat sera intense je le sais, mais je le ferai. Pas question de cumuler du retard comme ça sans arrêt, faut que ça cesse.

Alors voilà je vous ai fait un aveu. Ma Cocotte à moi n’est pas première de classe, ma Cocotte n’est pas parfaite, mais ma Cocotte c’est la mienne et c’est ma meilleure à moi.

Mot d’enfant

Coco qui parle en même temps que tout le monde hier:

-Maman je peux m’assir, dit je peux m’assir? Maman je peux m’assirreeeee??

Moi qui doit encore interrompre l’explication du putain de groupe du nom à Cocotte:

-Coco on dit asseoir pas assir.

Coco encore aussi énervé:

-Maman je peux m’assir à soir?

Et une de plus pour petit homme

Voilà il a 6 ans aujourd’hui, mon tout petit, tout grand. Mon premier garçon, le plus vieux, celui qui fut longtemps mon bébé. Il grandit, en beauté. Je sais je n’ai aucune objectivité, mais il est beau mon petit homme, beau et incroyablement doux et gentil, d’une douceur fabuleuse. Je suis fière de lui, il me gonfle le coeur à en fendre. Il est un bon fils, un bon petit frère et un adorable grand frère. Il y a 6 ans mon coeur de mère comprenait qu’on pouvait avoir dix, quinze ou vingt enfants et qu’on les aimerait chacun tout autant. Mon fils, mon grand m’a appris le pouvoir de la multiplication parce qu’avec lui j’ai compris que l’amour ça ne se divise pas ça se multiplie. Merci mon bébé… mon grand bébé de 6 ans.