N’importe quoi…
Cette semaine avant que le soleil ne se décide enfin à nous honorer de sa présence, j’ai fait une petite excursion livresque. Près de chez moi il n’y a que le Archambault qui vaut le détour en matière de choix et de sélection. Le Renaud-Bray est gros comme ma main et ne tient que les “best-sellers”. On aurait pu s’attendre au contraire, mais parfois la vie nous fait des surprises (bon c’est pas si intense que ça, on parle de choix de livres quand même).
Enfin tout ça pour dire que je me pointe chez Archambault. Premier constat, on ne te veut pas là avec une poussette. J’ai fait tomber deux présentoirs, écrasés quelques orteils et sacrées un coup en tentant d’atteindre mon but. Mais le summum, la cerise sur le sundae c’est à la caisse que je l’ai eu. J’ai finalement acheté quelque chose (dah… moi dans magasin de livre, moi faible, moi résistée, moi pas capable, moi achetée) et là je vois l’impensable. Des gratteux et des machines de loto-québec… De la loterie! Chez Archambault! Je vous le jure. Bien j’en reviens pas. J’ai même demander à la caissière, mais bon j’ai passé pour une demeurée parce que c’est écrit en lettre de 10 pieds, il y a plein de pub de mauvais goût (genre un bon livre est bien meilleur sur une plage - Gagnant à vie, 1000$ par semaine à vie). De la loterie dans un magasin de disque, de livres, d’instruments de musique et de revues. On aura tout vu. C’est peut-être snob de ma part, mais ça n’a pas sa place. Déjà qu’il faut se tapper la loterie à l’épicerie et au dépanneur, maintenant chez Archambault.
Vous en pensez quoi vous?
Ah et en pensant finito Archambault, je suis pas d’accord alors j’exprime à ma façon, avec mon $ que je ne mettrai plus là.
Effectivement, c’est étrange! En principe, une librairie devrait être un lieu où l’on vend de la culture, mais je dois avouer que j’aime bien le concept livres/musique du Archambault malgré mon allergie à la convergence Quebecor…
Les lotos c’est Archambault, vous m’apprenez la nouveauté, mais je n’adhère pas au concept.
L’argent ne fait pas que le bonheur… Misère, c’est décourageant comme concept!!!
Beurk! que dire de plus?
J’ai également renoncé à magasiner au Archambault… Pas pour la loto (je n’ai pas vu ça dans la succursale de Gatineau), mais plutôt pour leur politique de prix bidon! (j’ai trouvé un DVD sur Internet à 19.99$ et en magasin il était 22.99$, ils n’ont jamais voulu baisser le prix! Charlatants!)
Je dois dire que je suis également contre la vente de loterie dans une librairie! Ça n’a pas sa place!!!
Loto-Québec et quoi encore? Du Pepsi? Des timbres? Des cigarettes? J’ai travaillé pendant 3 ans chez Archambault. J’ai vécu la transition entre le moment où la chaîne était encore détenue par la famille Archambault et celui où l’empire Québécor a finalement mis la main dessus pour de bon, ou plutôt pour le pire… À mes débuts, on voyait encore des gens passionnés par la musique, la littérature, le cinéma. Des employés compétents, vraiment passionnés par leur travail! Et puis, Pierre-Karl s’est imposé, avec son désir de transformer cette noble institution bien de chez-nous en un pseudo Wal-Mart de la culture en tentant de faire croire à ses employés (déjà plutôt mal payés mais on ne peut plus dévoués) que de passer d’une heure de lunch à 30 min sans augmentation annuelle était un avantage considérable (sic). J’ai vu les affiches de Star Académie prendre tout le plancher et la place aux consignes fondre à vue d’oeil. Et que dire de la vente de bouteilles d’eau? Soif de culture? Huh? Pas surprenant que la compétence chez Archambault soit devenue une denrée rare! J’ose croire que les vrais assoiffés de culture finiront par se tourner vers les disquaires et libraires de quartier et me surprend à penser que le pseudo Walmart de Pierre-Karl finira peut-être par croûler sous la menace d’être englouti par l’original…