Un autre petit tour…
J’en ai trop oublié des livres que j’ai aimé, je m’en veux quasiment. Alors je fais un autre petit tour question de remettre sur le tapis quelques incontournables de mon petit monde. Merci à vous pour vos expériences et vos coups de coeur. J’ai soudain une envie dévorrante de livres. Je lis comme plusieurs d’entre vous beaucoup moins depuis l’arrivée de mes cocos, mais chaque fois que je m’y remets je me dis que je n’aurais pas dû négliger ma lecture autant. Je suis toujours de meilleures humeurs après un bon (de préférence) livre.
L’odeur du café de Dany Laferrière: J’aime Dany Laferrière d’amour. J’adore sa façon directe et sans faux semblant de donner son opinion. J’aime sa profondeur toute en nuance et j’adore ses livres. Je n’ai jamais mis les pieds en Haïti, mais mon petit doigt me dit que ça doit ressembler à ce que Dany en dit. Un grand merci à ma copine Véro qui m’a fait découvrir l’odeur du café, un roman d’une sensualité incroyable.
Michel Tremblay: Tout de lui, oui même le supposé moins bon. J’en ai parlé dans les commentaires de mon précédent billet, mais je me devais d’en reparler. Michel Tremblay c’est pour moi une porte d’entrée sur le monde de ma grand-mère et de ma mère. Une manière pour moi de mieux les comprendre et de sourire à leur “chéseuse” et “carenas”. Une façon aussi de ramener le Plateau sur terre
The Hours de Michael Cunningham: J’ai lu le livre avant d’avoir vu le film qui était aussi fort bon, mais le livre lui était plus que bon, il était divin.
Je l’ai lu en version originale et j’ai craqué. Du coup, j’ai découvert Virginia Woolf.
Gaston Miron: Découvert grâce à une exposition à mon ancien lieu de travail. J’y suis allée sur l’heure du dîner, juste comme ça. Ah le pouvoir des mots. La marche à l’amour c’est d’une puissance et d’une justesse incroyable. Je ne suis pas une super amoureuse de poésie, mais là c’est impossible de résister.
Je n’ai pas lu tous les grands classiques. J’en ai lu certains. J’en ai aimé plusieurs et j’en ai détesté d’autres. Le père Goriot de Balzac, pas capable, mais Victor Hugo par exemple plus d’une fois. Il me reste tant de livres à découvrir et si peu de temps… quand bien même je vivrais 100 ans ce ne serait jamais assez.
Et contrairement à ce que disent plusieurs bibliothécaires, j’ai choisi la profession aussi parce que j’aime les livres, pas uniquement pour ça, mais en partie. En fait, un bibliothécaire se doit d’aimer les livres selon moi, sinon ce serait comme un cordonnier qui a une sainte horreur des pieds. On s’entend il travaille pour les souliers, mais le pied reste sa base. Moi et mes métaphores à dix cennes, je vous laisse là-dessus je m’en vais me soigner le pied d’athlète.