Briser des mythes… l’allaitement

Bon un sujet qui me touche de près ces temps-ci, de très près, sur le bout du téton je dirais. L’allaitement et son puissant lobby. Vous pensez que l’épidurale c’est mal vu et qu’on vous fait sentir mal de la prendre, je ne peux même pas imaginer ce que traverse une maman qui ne veut pas allaiter. Vite, vite la DPJ un enfant martyrisé à l’horizon.

Personnellement j’allaite, je voulais allaiter, c’était important pour moi. Pour toutes sortes de raisons, mais par dessus tout parce que j’en avais envie. J’ai fait le coup aux deux autres et ça ne s’est pas hyper bien passé, ce fut long, douloureux, compliqué et très difficile. On ne m’avait pas dit ça… on ne m’avait rien dit en fait. J’avais lu beaucoup et partout on disait combien allaiter est simple et facile. Tu tends le mammelon et bébé prend, bébé tète, bébé boit, bonheur et félicité… On oubliait de dire que ça se passe comme ça parfois, mais que la majorité du temps allaiter n’est pas si simple, du moins au début. Cette fois j’ai touché le gros lot, ça se passe comme dans les bouquins, j’ai bien quelques inconforts, mais en gros bébé tète, bébé boit, bonheur et félicité. J’en parlais à l’infirmière du CLSC venue nous visiter et vérifier l’état de bébé que l’allaitement n’était pas bien décrit et elle me disait que toutes les mères qu’elle visite lui dise la même chose… que sur 10 cas, une seule connaît ce qui est décrit dans les bouquins, les 9 autres en arrachent. Et le pire c’est que quand tu en arraches et que nulle part on te dit que c’est possible voire normal, tu en baves encore plus. Au bout de la ligne sert-on vraiment la cause à vouloir rendre tout beau? I think not. Quelques mythes rapportés par le super mode d’emploi du poupon qu’on vous remet à la naissance de bébé sur l’allaitement et qui sont de la grosse BS (Bull shit).

Mythe: Allaiter ne fait pas mal. Vous ressentirez un léger inconfort de quelques secondes sans plus. Quand il y a douleur ce n’est pas normal, corrigez la prise du sein.

Réalité: Allaiter fait mal surtout au début. Les quelques secondes sont longues quand ça souffre. Et la montée de lait fait des seins en béton, mettre bébé au sein sur du béton ça fait mal. On s’entend ça ne dure pas éternellement, mais ça fait mal. Les seins sont lourds, gonflés et les mammelons ne sont pas habitués à se faire pomper avec autant de vigueur (une si petite bouche tétée aussi vigoureusement, c’est hallucinant). Bref, que ça fasse mal au début c’est normal, oui il faut s’assurer que bébé prend bien le sein, ça ne doit pas saigner ou craquer, mais l’inconfort lui est normal. L’infirmière me disait même que ça dure en gros un mois…

Mythe: Allaiter est simple, facile et rapide.

Réalité: Oui, ça finit par le devenir mais au début non. Bébé ne se met pas seul au sein, ça prend du temps, un certain ajustement et c’est long. En plus, souvent il faut stimuler bébé, le réveiller, le déshabiller, ça prend une heure, tout ça pour réussir à le faire boire 10 minutes. Oui c’est plus simple que de préparer des biberons, mais au début c’est aussi long sinon plus. Et c’est normal, ça aussi ça s’ajuste.

Mythe: Papa peut participer à l’allaitement et aider maman.

Réalité: Papa a-t-il des seins? Papa a-t-il une montée de lait? Non, bon bien il peut bien changer la couche, préparer bébé et tout au bout de la ligne c’est maman qui allaite. Papa peut bien se lever à 4 heures du matin par solidarité, ce n’est pas son mammelon qui va se faire aspirer.

Il y en a des tonnes d’autres mythes… en gros ce que je veux dire, c’est qu’allaiter c’est génial, mais que ça ne se fait pas sans effort et sans sueur. De gros efforts et de la bonne sueur. C’est une mauvaise idée de laisser croire que ce sera simple et facile, une personne préparée aux difficultés se sentira plus apte à les surmonter. À mon premier, je me sentais comme une vraie incapable, ma fille ne prenait pas le sein, elle perdait du poids, j’angoissais. Une gentille infirmière m’a rassuré, m’a expliqué que c’était normal, que ça passerait… si j’avais su je me serais sauvée une ou deux larmes… ok une ou deux chaudières de larmes parce qu’il ne faut pas oublier que tout ça coïncide avec le baby blues…

Alors allez je vous laisse Mini Coco réclame son dû.

Comments

  1. Julie
    septembre 10th, 2006 | 9:24 am

    Meme à la visite à l’hopital, l’infirmière a éffleuré le fait que pour les femmes qui ne veulent pas allaiter ils fournissent le lait et les biberons! Mais à passer beaucoup de temps pour sur le sujet pour les femmes qui allaitent! C’est rendu tabou ne pas allaiter…

    Pour les difficultés de l’allaitement, je me doutais bien que ça ne sera pas facile, c’est pourquoi j’ai 2 marraines d’allaitement plus une amie infirmiere en obstétrique, plus toi ;) Donc je vais surement être correct si j’ai un problème! J’espère…

  2. septembre 10th, 2006 | 10:16 am

    C’est vrai que les premières semaines ne sont pas faciles… Habituellement ce que je lis c’est que ça prends 6 semaines avant que tout soit bien installé.

    Dans les livres ils ne parlent pas non plus des poussées de croissance de 3 et 6 semaines qui ont l’effet de te ploguer le bébé sur le sein presque 24/24… combien de maman lâche leur allaitement pendant cette période en pensant que leur lait n’est pas assez bon alors que la poussée de croissance est là justement pour ajuster la production de lait… Désinformation encore une fois…

    J’allaite ma puce depuis 10 mois :D Une fois la routine bien installée il n’y a rien de plus beau au monde :D Mais c’est faux de dire que c’est toujours beau et simple dans les premières semaines…

  3. septembre 10th, 2006 | 10:25 am

    Exactement Sassy. C’est vrai qu’une fois tout installé c’est simple et tellement beau, mais ça prend du temps, du jus et des efforts. Cette fois j’ai une chance pas possible, j’ai le pro du sein ;)

    Julie c’est vrai que le biberon est mal vu. À l’hôpital on ne m’a même pas demandé si je voulais allaiter, on a présumé que oui. Et pour réussir, c’est certain que tu vas y arriver, tu es déjà averti ça fait ça de pris.

  4. septembre 10th, 2006 | 11:22 am

    C’est le premier commentaire que je laisse sur ton blogue, mais j’en suis une lectrice assidue.

    Je ne peux qu’être d’accord avec toi au sujet de l’allaitement. La désinformation est tellement grande que lorsqu’on est dedans, que rien ne va comme il devrait, on se sent seule, anormale et inadéquate. Ma première puce, je voulais l’allaiter à tout prix. Le biberon n’était même pas une option. J’ai pourtant rendu les armes. J’étais informée, j’avais lu à peu près tout, j’étais motivée. Ma fille elle, ne l’était pas et la fatigue dûe à mon accouchement particulièrement difficile m’a fait capituler.

    Quand la deuxième grossesse s’est annoncée, je n’étais plus certaine de vouloir essayer. Plus certain de vouloir revivre cet échec cuisant qui m’avait fait si mal. En arrivant à l’hosto, je me suis dit que j’essaierais parce que j’étais encore convaincue de tous les bienfaits. Cette fois-là, j’ai trouvé la force de me battre. Presque 3 mois d’enfer avant de récolter les fruits de notre travail à minie et moi. À me battre même contre mon médecin qui ne connaissait fuck all à l’allaitement et qui mettait de la pression pour un allaitement mixte. J’ai fait à ma tête, me suis fié à mon instinc. 17 mois et demi d’allaitement dont 14 de pur bonheur.

  5. septembre 10th, 2006 | 5:23 pm

    C’est vrai que le papa ne peut pas vraiment s’impliquer dans l’allaitement.

    Bien qu’il aimait que j’allaite, j’ai toujours senti qu’il n’avait pas le droit d’exprimer qu’il adorait donner le biberon.

  6. septembre 10th, 2006 | 6:37 pm

    J’abonde tout à fait J’en ai pleuré des soirs lors de l’allaitement de Petite E. Surtout que ma montée de lait se fait à 5 jours.. alors la poussée de croissance de 3 jours. J’ai voulu mourir!! Une chance que je le savais pour le no.2. J’avais des trucs, mais merci aux marraines d’allaitement de Mamie-Lait. Sans elles, j’aurais lâché, mon chum n’en pouvait plus de me voir pleurer. Répandez le message… ayez des marraines d’allaitemnt!

  7. Mélanie
    septembre 11th, 2006 | 1:00 am

    Il faut avoir de bonnes sources d’informations. Toute bonne source d’infos sur l’allaitement et les bébés mentionne les poussées de croissance, les problèmes possibles (gerçures, crevasses, mastites, douleurs diverses, bébé somnolent, etc…) et des pistes pour trouver des solutions.

    On parle de désinformation? Et les compagnies de laits artificiels qui clament haut et fort que leur lait est aussi bon que celui de maman, que ça rend les bébés beaux, bons, intelligents, etc… Nouveau et amélioré! Qui dépensent des millions en marketing et publicité, qui achètent les professionnels, qui donnent des échantillons aux futures mères… On tente de vendre les bienfaits de l’allaitement, et on se fait traiter de menteurs, de propagandistes, d’extrémistes? Nous sommes de pauvres petits Davids ayant à coeur la santé et le bien-être des bébés et des mères contre de gros Goliaths qui n’ont d’autres soucis que de remplir leur porte-feuilles! Au détriment de la santé des enfants et des mères!

    La très grande majorité des échecs de l’allaitement sont attribuables à un un mauvais départ dû au manque de support… d’abord du personnel médical, ensuite de l’entourage. Des avis contradictoires, de mauvais conseils pleins de bonnes intentions, des pressions pour donner le biberon…

    Oui, le père a un rôle important à jouer: soutenir la mère et être convaincu que c’est ce qu’il y a de mieux! Qu’il éloigne donc les fauteurs de trouble externes, qu’il réponde à-ceux-qui-savent-mais-n’ont-jamais-allaité, qu’il prenne soin de la mère, la chouchoute, la soigne, l’aide à se reposer, la supporte, la rassure, l’aide à trouver des solutions aux problèmes qui surviennent s’il y a lieu… Qu’il joue son rôle de père-protecteur de la famille! ;-) Oui, c’est la femme qui met son sein dans la bouche du bébé, mais si elle doit le faire seule au milieu d’un troupeau de prédateurs armés de biberons, elle ne tiendra pas longtemps… Le père peut soutenir le sein qui est dans la bouche du bébé! (au sens figuré, bien entendu! héhé!)

    “À l’hôpital on ne m’a même pas demandé si je voulais allaiter, on a présumé que oui.” Eh bien, l’allaitement maternel n’est-elle pas la norme? Ce qui devrait se faire normalement? On ne demande pas à une chatte, à une jument, à une hase, à une baleine si elle va allaiter… Pourquoi ce devrait être différent pour une humaine? ;-) Et le bébé, lui? Si on lui posait la question, qu’est-ce qu’il répondrait? Il veut être allaité ou biberoné?

    “c’est vrai que le biberon est mal vu.” Malheureusement, l’allaitement est très souvent regardé d’un mauvais oeil… Combien de commentaires j’ai eus (et j’ai encore) quand on sait que j’allaite ma fille de 28 mois ET mon fils de 8 mois! Peu importe l’âge du bébé, il sera toujours trop vieux selon quelqu’un quelque part pour être allaité. Bien souvent, au delà d’un an, ça dérange la majorité. Mais on ne s’indigne pas d’un enfant ayant le biberon à 2 ou 3 ans… Combien de mythes négatifs y a-t-il vis-à-vis l’allaitement? Ça fait des bébés dépendants, ça épuise la mère, tu dois suivre un régime contraignant, tu ne peux pas sortir, oh le bébé pleure, ton lait n’est pas assez riche, tu affaiblis tes os parce que le bébé syphonne ton calcium, etc etc etc.

    Je seconde Julie et DrMaman: mieux vaut avoir à nos côtés une femme bien (in)formée ayant déjà allaité! Idéalement, on n’aura pas besoin de l’appeler à l’aide. Mais en cas de besoin, c’est rassurant et pratique d’avoir une oreille empathique et attentive à nos besoins de nouvelle mère allaitante, et qui saura nous guider vers des solutions pour un allaitement agréable et aussi long qu’on le souhaite!

  8. Rox@nne
    septembre 11th, 2006 | 9:26 am

    J’abonde dans meme sens. Avant l’accouchement, je me disais que je ferais de mon mieux, que je n’aillais pas m’en faire si ca ne fonctonnait pas… J’ai pourtant pleure a chaude larmes plus d’une fois… dans le fond, mes belles paroles de tenait pas vraiment et je me suis senti terriblement couplable de ne pas reussir. Je m’en suis voulu… et je lui en ai meme voulu a lui a un certain moment - fatigue et stress j’imagine. Je me suis alors rendu compte qu’il etait vraiment temps de lacher prise. Pour moi, ca ete l’allaitement mixte, puis le biberon exclusivement a partir de 5 mois…

    Rox@nne - maman de Vincent, bientot deux ans!

  9. septembre 11th, 2006 | 10:26 am

    Hum c’est que ça touche ce sujet… C’est vrai Mélanie que l’allaitement à aussi ces mythes, c’est vrai également que ça devrait toujours être le premier choix, mais personnellement je suis pour le libre choix. Quelqu’un qui choisit de ne pas allaiter pour toutes les raisons qui lui sont propres devraient avoir le droit de faire ce choix dans le respect. Il n’y a pas de bonne réponse à ce qu’il convient de faire selon moi, ça dépend des besoins, des envies et des ressources de chacun. Être informée est une partie de la solution, mais ce n’est pas donné à toutes, la démocratisation de la culture est un beau concept, mais dans les faits plusieurs n’en bénéficient pas encore.

    Oui, le père peut aider, mais ça reste que ce n’est pas lui qui le fait. Il peut défendre la mère, s’occuper de tout dans la maison, ce n’est pas lui qui allaite. J’ai un chum merveilleux qui fait tout, mais il n’allaite pas. C’est ma vision des choses.

    Je ne sais pas combien de temps j’allaiterai mini Coco jusqu’à ce que l’envie nous passe j’imagine. Pour l’instant ça se passe bien, j’adore tenir mon petit Lou collé et j’en profite.

    Ah et oui une marraine d’allaitement fait toute la différence, quelqu’un qui te comprend et qui te rassure ça met toujours du baume là où il faut. Je suggère même si vous connaissez quelqu’un qui a allaité, une personne de confiance ça aide encore plus, ma belle-soeur ne compte plus mes appels et je trouve rassurant de pouvoir l’appeler n’importe quand.

  10. Mélanie
    septembre 11th, 2006 | 2:34 pm

    J’avoue, je me suis laissée un peu emporter… J’ai la mèche un peu courte quand il est question d’allaitement, particulièrement à 1h00 du matin! ;-)

    J’ai vu tellement de mères abandonner l’allaitement à contre-coeur pour de mauvaises raisons, par manque de support, par incompétence des médecins et autres professionnels de la santé… Des mères déçues, et des enfants privés du bon lait de maman… En grande partie parce qu’on banalise les laits artificiels. L’allaitement démarre difficilement? La mère est fatiguée? Bébé pleure? La solution, donner un biberon! Et si un bébé au biberon pleure, que sa mère est fatiguée? Est-ce qu’on lui dit d’allaiter son bébé?

    Quand on a mal au pied, est-ce qu’on se fait amputer immédiatement, parce qu’après tout, c’est possible de marcher et faire du sport avec une prothèse? Ou on tente d’abord d’enlever le caillou dans notre soulier, au cas où ça ira mieux ensuite…

    Effectivement, les femmes ont le choix. Et si elles font un choix éclairé, en toute connaissance de cause, elles ne devraient aucunement se sentir coupable de ne pas allaiter (on se fait tellement accuser de culpabiliser les mères qui n’allaitent pas…). Si c’est vraiment ce qu’elles ont choisi, ce qu’il y a de mieux pour elles, pourquoi se sentir coupable? Peut-être auraient-elles, au fond, aimé tenter l’allaitement? Et si un allaitement “capote” par manque de support et/ou d’informations, la mère n’a pas non plus à se sentir coupable; c’est trop souvent le personnel médical qui devrait être pointé du doigt! Mais non, voyons, ces demi-dieux ne peuvent pas être la cause de ces échecs, ils veulent tellement notre bien… Pfff… en mettant une pression inutile sur la mère, en insistant pour donner des compléments, en étant incapable de voir les problèmes, en donnant des conseils idiots… (tiens, la palme… une mère qui s’est fait dire qu’elle n’avait pas assez de lait parce qu’elle n’en tirait pas beaucoup au tire-lait! Par un médecin! Résultat, elle a abandonné, alors que n’importe qui ayant des connaissances de base en allaitement sait très bien que l’extraction ne donne aucunement une idée de la quantité produite et/ou de ce que bébé boit…)

    Toutes les mères devraient avoir la chance d’avoir un allaitement qui se passe bien. Elles pourraient alors vraiment choisir en connaissance de cause si c’est ce qu’elles désirent ou pas. Parce que c’est toujours possible de passer de l’allaitement au biberon, alors que l’inverse demande énormément d’efforts et de volonté.

    Ouf……. je déborde encore! lol! Ok ok, j’arrête, c’est pas mon blog après tout ;-)

  11. septembre 12th, 2006 | 11:39 am

    Euh. J’ai pas allaité. Si, trois jours. Anémie. Mais surtout je n’en avais pas envie. Libre choix pour toutes et les bébés seront bien gardés.

    Pour ce qui est de faire la morale aux mères, d’un côté ou de l’autre, merde, on s’est enfin débarrassés du sermon du dimanche, c’est pas pour le remplacer par autre chose quand même!

  12. Isabelle
    septembre 12th, 2006 | 3:43 pm

    Moi, j’en suis rendue à l’opposé de toi. Depuis 13 mois que j’allaite ma puce. Maintenant c’est le bonheur bien que ça ne l’a pas toujours été. Et depuis quelques mois, je l’allaite de façon mixte, matin et soir seulement. J’aime ça, c’est nos petits moments à nous 2, on se chante des chansons, on se regarde dans le blanc des yeux, on jase!

    Mais, bref, moi on commence à me regarder drôle quand je dis que j’allaite encore…

  13. septembre 14th, 2006 | 2:02 pm

    C’est vrai qu’au début c’est pas si facile. Mais après un certain temps, on trouve notre position préférée pour allaiter. Moi ca toujours été couché.

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