Archives de septembre 2006

Le printemps est fini…

Et bien le printemps achève, je dirais même qu’il agonise. Je sais vous allez me dire que ce n’est pas le printemps, qu’on est à la fin septembre que c’est plutôt l’automne, mais je ne vous parle pas de ce printemps là. Non, je vous parle plutôt de mon printemps à moi, le printemps de ma vie. C’est qu’à 31, je pense qu’on ne parle plus de printemps, non c’est maintenant l’été. Sortez les maillots de bain, la crème solaire, les ballons de plage, on change de saison.

Je demandais au Geek si l’été le tentait et il me disait qu’il adore avoir chaud, que ça l’inspire. Ça m’a fait un peu peur pour l’automne et l’hiver, mais puisqu’il a réponse à tout il m’a dit que l’automne c’est visuellement la plus belle saison et que les meilleurs séances de collage sont celles de l’hiver.

Alors voilà allons-y pour la chaleur… Ça me fait donc 30 printemps + 1 été aujourd’hui.

On s’ennuyait

Devinez qui j’ai croisé hier matin? Eh oui, ma préférée, ma super voisine. C’est la première fois depuis l’accouchement et en plus je la croise avec mini Coco dans sa poussette. Je suis peut-être maso, mais j’étais presque contente, j’avais hâte de voir sa réaction. Ça c’est passé comme suit.

Voisine qui arrive presque en courant -Ah le petit bébé enfin! Je n’étais pas toute seule à avoir hâte faut croire.

Elle se penche sur la poussette et on se serait cru dans un conte de fée au moment où les fées (ici plutôt une sorcière) se penchent pour donner des voeux ou des dons au bébé. Il y avait comme une aura de mystique et de solonnelle, j’ai bien failli m’étouffer de rire.

Voisine -Ah bien il est beau. Elle avait un petit ton surpris je vous dis.

Moi -Merci.

Voisine -Mais c’est qu’il est vraiment beau. Là elle a un ton qui n’en revient pas.

Moi -Merci. Je garde ça neutre, mieux vaut ne pas prendre de chance.

Voisine -Et bien qui aurait dit qu’il serait beau de même. Bien là quand même, elle en met comme un peu trop, elle s’attendait à quoi, un monstre?

Voisine -Enfin, avec le mari que vous avez pas étonnant qu’il soit beau de même. Ça vous fait des beaux enfants ça. Faudrait pas que çe soit à cause de moi quand même. Je vous dis… Seigneur pardonnez lui parce qu’elle
ne sait pas ce qu’elle dit.

Moi -Oui. Je garde ma stratégie.

Voisine -Pis l’accouchement ça c’est bien passé? Bon là on veut des détails.

Moi -Très bien. No way que je parle de césarienne.

Voisine -Pas trop long, pas trop dure?

Moi -Non, non, bien correct. Menteuse, menteuse…

Voisine -Pas trop de point? Pas trop inconfortable?

Moi -Non, corrrect. Crime qu’elle aime les détails, il me semble que je parlerais de mon périnnée avec ma voisine.
Voisine -Ah pis il boit bien? Il dort bien ?

Moi -Ah très bien, un ange. Ça c’est vrai, mais j’ai comme peur que ça change tout à coup, à mentir comme je viens de faire. Bof, je prends le risque.

Voisine -Bien en tout cas on dirait pas que vous venez d’accoucher, vous avez même plus de ventre pis c’est que vous en aviez tout un.

Mais qu’est-ce que j’entends… un compliment? Me voilà toute fière… j’aurais dû attendre avant de me réjouir.

Voisine -Mais ça vous fait toute une paire de sein par exemple. Fiouuu. Bah c’est pas le mari qui va se plaindre même si gros de même c’est pas bien beau.

Ah bien voilà, elle est redevenue elle-même. Pis là me voilà en maudit. Ils ne sont pas si gros que ça mes seins (eh oui on en parle encore) et ce n’est pas laid. Je suis frustrée comme seule une femme en post partum peut être frustrée du commentaire d’une vieille voisine un peu sénile. Je suis partie en lui disant un petit bye froid… Une chance (pour elle) qu’elle a dit que mon bébé était beau.
Finalement, je ne m’ennuyais pas tant que ça.

Un matin ou peut-être une nuit

Un matin tu te lèves (à 4h00 on dit matin ou nuit? On va dire matin c’est moins déprimant), alors tu te lèves et tu prends ton fils de 3 semaines 1/2 qui réclame son dû. Tu le regardes et tu te dis qu’au fond ce n’est pas si compliqué, que la vie est simple, que lui a tout compris, un bedon bien remplit, pas de pipi aux fesses, la chaleur des bras, le bonheur. Tu lui donnes à boire et tout à coup tu te sens fondre, l’amour te submerge et tu te dis que tu dois être hormonale, que ça va faire de brailler de même, mais il est si beau. Tu le regardes et tu vois tes autres enfants, tu vois ton chum aussi et tu te demandes tout à coup à quoi ta petite puce aurait ressemblé. Tu réalises aussi que si elle était là, ce petit coco lui n’y serait pas. Et c’est comme si tout prenait un sens, les choses trouvent leur place, tu comprends pourquoi tout ça est arrivé. Tu ne pourrais pas l’expliquer, mais tu comprends. Tu sais que dans la mort on trouve aussi la vie et ça te rassure. Ça te rassure de comprendre que la fin c’est aussi le début. Un matin ou peut-être une nuit tu te lèves et tu te dis que tu en as de la chance, que ce bébé, ces deux grands enfants, ce chum, tout ça, c’est beaucoup pour une aussi petite personne. Tu regardes ton fils et pour la première fois tu as hâtes de le voir grandir, tu ne veux pas qu’il reste petit toujours, tu ne crains pas de le voir vieillir. Pour la première fois, tu trouves que ça va vite, mais tu ne changerais rien, parce qu’un bébé qui reste toujours petit tu en as et qu’un ça te suffit. Un matin ou peut-être une nuit tu trouves enfin la paix avec la mort et paradoxalement avec la vie. Tu berces ton fils en pensant à ta puce qui n’est plus et tu ne pleures pas, tu souris.

Suite et fin

Bon promis c’est la dernière fois que je vous parle de mon allaitement et de mes seins. Après tout ça fera mettre autant l’accent sur cette partie de mon anatomie, je n’aurai jamais autant mis mon téton à l’avant plan… Enfin…

Je voulais seulement conclure ma saga sein et vous donnez les derniers développements. Comme je ne fais jamais rien de façon simple et aisé, j’ai trouvé le moyen de rendre la chose encore plus compliquée. En effet, me voilà avec une mastite. En gros, c’est une infection d’une glande mammaire qui nécessite (dans mon cas du moins) la prise d’antibiotique. Ça fait mal à la puissance 100, ça donne de la fièvre, des tremblements, une fatigue incroyable et une douleur impossible (ah j’ai déjà parlé de la douleur, bien c’est que ça fait vraiment mal). Paraît-il que c’était à prévoir avec les ampoules de lait… On ne m’avait pas avisé par contre… Alors voilà, cette mastite va conclure mon allaitement. Je pourrais continuer, plusieurs le font, moi je ne veux plus. Je n’en ai plus aucune envie. Je veux juste ravoir des seins qui ne font pas mal, ce n’est quand même pas trop demander. De toute façon pour l’instant j’ai si mal que je ne peux même pas tenir mini Coco du côté atteint, le mettre au sein n’est même pas dans mes considérations. Paraît-il que ça aide… bien tant pis, je n’en peux plus de souffrir, ma mastite prendra plus de temps à partir. J’en suis au stade où je ne me sens même plus coupable, j’ai atteint mon quota. Alors je finis complètement le lait de sein (Coco appelle cela ainsi en opposition au lait de vache) dans les prochains jours et je me fais exploiter par les compagnies de préparation de lait commerciale pour les 8 prochains mois.

Je reste persuadée que l’allaitement est la meilleure chose, que ça vaut amplement la peine d’y mettre le temps et l’effort, mais pas au péril de ma sanité et de mon équilibre. Alors fuck le lobby de la boule, appelez la DPJ s’il le faut, moi je récupère mon sein.

Je lui en bouché un coin…

Ma langue a encore faire des siennes, ma langue plus rapide que ma tête.

Je suis à l’épicerie à 20h00 pour m’acheter un chou. Le chou a des vertus incroyables pour les seins engorgés. Oui, oui, je vous le dit, je vous le jure, ça marche. Vous mettez les feuilles de chou (vert) sur le sein et hop l’engorgement diminue. Bon ce n’est pas miraculeux, mais ça marche bien et ça soulage vachement. Vous ne me croyez pas, ça vous bidonne l’idée du chou sur le téton, je m’en fous vous n’avez pas le sein qui va exploser, vous n’êtes pas désespérée, une femme en post-partum me comprendrait. Bref, on n’a plus de chou et j’ai le sein bien engorgé, je pars donc m’acheter un chou question de dégorger la chose.

Pour bien comprendre mon état d’esprit disons que je suis fatiguée (je me demande pourquoi… parce que je me lève toutes les nuits plein de fois? parce que je ne dors pas plus de 2 heures d’affilées? peut-être bien…). Enfin, je suis fatiguée et j’ai le cerveau un peu mou donc je parle avant de penser.

Je me retrouve donc à l’épicerie en file avec mon chou dans les mains. Évidemment, je me retrouve dans la file la plus lente même si c’est la supposée file express. Derrière moi un gentil monsieur au cheveu blanc, ses billets de loto en main, il me regarde et je sais que je vais y avoir droit. Il a envie de jaser, de connecter, je le sens et j’ai raison parce que même si je ne le regarde pas il s’empresse d’amorcer la conversation.

-”Ah bien, c’est spécial ça un chou. Acheter juste un chou.” De me dire gentil monsieur.

Quelqu’un peut-il me dire pourquoi je tombe toujours sur les gens qui posent des questions sur mes achats? Bon c’est certain qu’un chou c’est plus inoffensif que des serviettes sanitaires, mais la réponse elle…

-”Ah oui un chou c’est spécial, mais vous savez ce qui est spécial c’est ce que je vais en faire du chou.” Que je lui dis.

-”Ah oui des cigares au chou?” De demander monsieur bien intrigué.

-”Non monsieur, je vais les mettres sur mes seins. Vous voyez je viens d’accoucher et le chou ça dégorge les seins. Ça marche bien.” Que je lui sors.

-”Ah… bien… eh… ok.” De dire gentil monsieur complètement bouché.

Là je réalise ce que je viens de dire, mais au lieu de me sentir un peu mal, je suis crampée. J’ai payé mon chou, j’ai souhaité une bonne soirée à gentil monsieur et je lui ai fait mon plus beau sourire. Il n’a rien dit, mais je sens qu’il en a eu pour son argent.

Trop…

Il est trop, trop… trop tout. Je ne suis pas groupie pour cinq cennes, j’admire de façon intense peu d’artistes, vedettes, chanteurs, etc. Il y a bien ceux que j’aime, mais ça se limite à de l’admiration pour leur boulot. Il y a une seule exception, le beau grand blond, Marc Labrèche. On s’entend il n’est pas un dieu du corps, mais il a ce quelque chose pour lequel je craque. Il respire le sexe ce mec… J’ai fait la gaffe de le dire au Geek… Vous auriez dû y voir la face… et les commentaires qu’il m’a sorti… “pas si beau que ça”, “l’air un peu fif”… Du commentaire de mâle en péril. Enfin pourquoi parler de Marc Labrèche me direz-vous, et bien pour deux choses.

D’abord, procurez-vous le dernier Elle Québec. En plus, de vous foutre mille complexes en regardant les filles aux pas vrais seins et pas vraies fesses le rédacteur en chef invité est Marc Labrèche. Son texte sur son désir de comprendre la femme dans son plus profond est savoureux et dénote un talent plutôt certain pour la prose. Ah… En plus d’être beau, sexuel et intelligent, il écrit bien ;) Enfin, ça vaut la lecture… même le Geek l’a lu… et a aimé ;)

Deuxièmement, je vous parle de Marc Labrèche pour vous donner mon truc ultime contre le blues… Un petit coup de vidéo, un Brenda téléphone Becky. Une collègue m’a envoyé le vidéo la première fois et depuis ce temps à chaque moment un peu down je me le repasse et je me marre tellement. Je me le suis jouée dernièrement et j’ai retrouvé mon sourire. Pour ceux qui se demandent, le téton ne va pas mieux, je dirais que c’est pire. Je persiste encore un peu, mais la capitulation approche et je me sens bien par rapport à ça. J’ai fait ce que je pouvais pour mini Coco et advienne que pourra. D’ici là je me passe Becky téléphone Brenda et je fais l’étoile. Merci Marc.

Coco en deux prises

Prise un:

Après la naissance de son petit frère, on explique à Coco que j’ai eu une césarienne et qu’il doit faire bien attention au bedon de maman. Celui-ci bien intrigué pose plusieurs questions et lors d’une inspection de la plaie par une infirmière regarde le tout subjugué. Il regarde ensuite l’infirmière puis moi avec un sourire satisfait et lance: “Je te l’avais dit hein maman que tu allais exploser. Wow ils ont bien recousu.”.

Prise deux:

Cocotte qui me regarde l’autre jour remarque que je porte des vêtements de “pas enceinte” et que j’ai tout perdu mon bedon (ou presque oui…). Coco réplique alors: “Ah oui ton ventre a tout fondu, il est maintenant rendu dans tes seins, eux autres sont énormes. Y vont-tu exploser eux autres?”. J’espère bien que non…

Après les fleurs… inévitablement le pot

Et oui mon allaitement allait trop bien, fallait bien que le bordel pogne ;) En fait, Mini Coco est toujours aussi doué, un vrai de vrai pro, c’est mon corps qui lâche. En fait, je fais des ampoules de lait. De quocé ça? Bien une ampoule formé par du lait sur le mammelon, pas plus compliqué que ça. Ce n’est pas grave, sauf que ça fait mal… à la puissance dix. Comme de sentir dix milles épingles se planter dans la boule… Le tout a commencé par une petite ampoule apparu il y a une semaine, après avoir fait tous les trucs possibles, elle a crevé, soulagement et bonheur. Le lendemain apparition d’une autre qui s’ennuyait seule donc apparition d’une deuxième le lendemain. Depuis ce temps, bientôt une semaine entière, je souffre. Je fais tous les trucs, j’ai appelé toutes les ligues d’allaitement, le CLSC, bref j’ai fait mes devoirs, les maudites ne partent pas.
Hier, je pensais avoir réussi, répit pour deux boires et puis là réapparition de la chose. Merde de merde! Je sais que la prise de sein est bonne, vérification a été faite. On m’a dit à la Leche que ça arrive, que certaine femme les garde même tout du long. J’en ai braillé. Ce n’est pas vrai que je vais allaiter dans la souffrance. J’ai trop attendu ce bébé pour le craindre à l’heure du boire. À mes deux autres enfants, j’ai eu plein de problèmes avec l’allaitement, mais c’est la première fois que ça fait mal à ce point là et surtout que ça ne passe pas. Mes marraines m’encouragent, mais je les sens démunies aussi.

J’ai donc pris une décision, je me donne encore quelques jours et si ça ne rentre pas dans l’ordre en essayant tous les trucs possibles, Mini Coco prendra du biberon. Ça m’écoeure, mais depuis que j’ai décidé je me sens plus sereine. J’espère que ça se tassera, mais je sais que la douleur va cesser peu importe. Vous pouvez me flinguer tant que vous voulez, je m’assume. C’est pour ça que je l’écris d’ailleurs. Vous savez ce qu’une supposée spécialiste m’a répondu quand j’ai fondu en larmes à l’idée que ça pouvait toujours rester? “C’est bien peu cette douleur en échange du bien pour votre enfant. Si vous le vouliez vraiment ce bébé, vous allez faire ce qu’il faut pour lui.”. Et bien c’est ça, je l’ai tellement voulu et tellement attendu que je ne le priverai pas d’une maman heureuse et sans douleur. Alors voilà je l’ai dit. Sur ce je m’en vais tenter de régler ça, Mini Coco a soif. Et puis souhaitez moi bonne chance et que ça se règle, mais svp vos discours du dimanche gardez les pour vous, je me sens assez cheap de même.

Poitrine gonflable

Après les voisins gonflables, je vous présente la poitrine gonflable. Avant chaque boire de Mini Coco mon anatomie poitrinaire n’a plus rien à envier aux pin ups, Dolly Parton peut rentrer se coucher je prends le relais. J’ai des seins incroyables, ça te remplit le décolleté et le tout mesdames et messieurs sans bistouri. Le problème (fallait bien qu’il y en ait un) c’est qu’une fois Mini Coco rassassié le tout dégonfle joyeusement pour ne laisser que deux petites choses vidées et pendouillantes. Ramener au galop Dolly je ne fais plus le poids. On m’assure que le tout se stabilisera que je ne passerai plus du 36D au 36AAA en 20 minutes, mais je me demande quand même… Et ma grande question après tout ça il me restera quoi? Oui, je sais probablement le 36AAA… Bof, pas grave d’ici là avant chaque boire je pavane mon plongeant et j’en profite. Et je ne sais pas si les blondes ont plus de plaisir, mais les filles aux grosses boules non. Enfin, pas celles qui ont le téton gonflé de lait… parce que ça fait mal, mais bon au moins c’est esthétique ;) Allez je m’arrête ici, mini Coco n’a pas super bien dormi, sa maman non plus… ça paraît je pense dans le propos. Excusez là!

Échec? Pas pantoute

Bon tout d’abord je commence par m’excuser, je vais encore parler bébé, maternité, mais que voulez-vous ça colore un peu, beaucoup, intensément mon quotidien.

Mon entrée sur l’allaitement a touché et suscité plusieurs commentaires. J’en retiens en gros que la plupart des mères ont ressenti la même chose que moi face à l’allaitement, qu’on se faisait enrober un peu trop la chose. Et ça m’a encore frappé en pleine face combien ces sujets là vont chercher les gens dans leur plus profond. C’est comme pour l’accouchement. J’ai eu une césarienne, ma première en quatre accouchements. Je savais que c’était possible, ça m’a fait un peu chier sur le coup (surtout que je venais de me taper 12 heures de travail), mais après ça je m’en foutais. Je voulais juste que mini Coco sorte et qu’il sorte vivant. Je n’avais aucune attente cette fois-ci, si en fait une seule, qu’il soit vivant. C’est tout. Probable que la perte d’Angélique a changé les choses pour moi, je voulais juste un bébé qui pleure et qui bouge, un être vivant. À mes autres enfants j’avais plein d’attentes, de critères, je me mettais la pression au max. Depuis on me demande souvent si je suis déçue de ma césarienne, si je considère ça comme un échec. Non, pas du tout. Je comprends qu’on peut être déçue, mais ce que je réalise c’est à quel point on peut se faire des attentes incroyables nous les filles. Pourquoi on se fout autant de pression pour un accouchement, pour un allaitement? D’où ça vient ce besoin incroyable de vouloir tout réussir? De vouloir avoir une super carrière, une super famille, une super maison, un accouchement all natural, un allaitement de 14 mois sans aucun biberon? C’est quoi cette pression? Pourquoi on ne peut pas juste laisser aller, laisser la vie suivre son cours, faire son possible, de son mieux, mais pas se mettre autant de pression. La vie m’a rappelé l’an dernier qu’on ne contrôlait rien en fait, cette fois je n’avais donc aucune attente alors je ne suis pas déçue. Et vous savez quoi? C’était la première fois et c’est bon… vraiment bon… ça me donne le goût de recommencer pour autre chose. Je sens déjà les commentaires venir… il faut bien se faire des plans, avoir des buts et des idéaux… certain, mais je vous le répète c’était bon sans pression, c’était même très bon.

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