Nous appelerons bébé Brice… en l’honneur du roi de la glisse Brice de Nice.

Une de mes bloggeuses préférées a écrit une perle naturopathe savoureuse sur l’accouchement. Ça m’a bien fait rire quand j’ai lu et ça m’a rappelé quelques trucs pas possibles qu’on m’a déjà sorti. Vendredi à ma visite à l’hôpital j’ai eu droit à ma perle personnelle. Maintenant que je suis réconciliée avec mon sort, que je suis prête à me faire tripoter le bedon à coup de poing, à me piquer à qui mieux mieux, je peux vous raconter la partie plus légère de ma visite hospitalière.

J’ai passé un bout de temps appréciable à la maternité vendredi ce qui m’a amené à voir plusieurs infirmières dont une nouvelle, une remplaçante. Elle était très gentille, mais un peu trop grano à mon goût. Elle m’a expliqué sa théorie du contrôle de la douleur, celle-ci étant supposée m’aider en cas de version. Je lui laisse l’honneur des mots, je ne voudrais pas m’approprier sa pensée.

“La douleur il ne faut pas la combattre ma belle, il faut la chevaucher. Oui, la chevaucher, mais pas comme un cheval, non c’est trop dure, pas assez glissant. Il faut plutôt la chevaucher comme une vague, comme si tu surfais. Tu te prépares, tu regardes la vague se former de loin, tu la vois enfler, tu t’avances lentement. L’approche doit être lente et sereine, c’est une grosse partie de la réussite. Tu restes assises sur ta planche jusqu’à la dernière minute, ce n’est pas nécessaire de perdre ton énergie pour rien. Quand la vague arrive enfin, tu la montes, fièrement en te laissant glisser dessus. Tu surfs ma fille. Une fois que la vague descend tu t’échoues sur la plage, le corps dans le sable chaud et mou. Tu prends ton souffle, mais tu te relèves et tu y retournes vite, les vagues n’attendent pas et le surf ça doit être toute ta vie à ce moment là. Alors tu comprends, la douleur c’est comme une vague et tu la surf la vague, tu la chevauches.”

Brice je vous dis… on va l’appeler Brice. Je vous laisse je m’en vais me pratiquer à surfer dans mon bain, faudrait quand même pas que je manque la vague. Puis la prochaine fois que vous vous tapez le petit orteil sur le cadre de la porte n’oubliez pas chevauchez la vague, surfez mes amis.

Comments

  1. August 13th, 2006 | 9:49 am

    JE RI TROP pour un dimanche matin!

    Dites, je peux être sa marraine virtuelle à Brice? J’ai toujours rêvé de bercer un bébé qui s’appelerait Brice, à Nice. Devant une partie de boules, un “long drink” à la main.

    Surfons en choeur.

  2. August 14th, 2006 | 8:23 pm

    L’affaire est conclue à condition que la marraine virtuelle boive des martinis sur la terrasse face à la Méditerranée, s’habille en tailleur Chanel, fume des gitanes dans de longs porte-cigarettes et offre comme cadeau à Brice une super planche de surf avec comme dessin une jolie blonde aux plantureux attributs. Tu acceptes la lourde tâche?

  3. August 15th, 2006 | 11:22 am

    Mais ouais! Je lui donnerai des tas de mauvais conseils sur l’art de surfer sur les cons.

    Il se dira qu’il a une marraine virtuelle complètement siphonée et du coup, il sera vachement content de vous avoir comme parents.