Archives de juillet 2006

Le Liban et la Syrie

L’historienne qui sommeille en moi pourrait vous parler du conflit entre Israël et le Liban d’un point de vue analytique, je pourrais remonter dans le temps aussi loin que possible pour vous parler du pourquoi et du comment qu’on comprend à peine tellement ces guerres ont des racines profondes, si enracinées qu’on arrive à peine à les déterrer. Le Liban n’en est pas à sa première guerre, il a aussi croisé le fer avec d’autres voisins notamment la Syrie pour des raisons aussi complexes. Mais je préfère vous parler de l’autre côté. De l’aspect plus vrai de la chose. De ce que certains qui l’ont vécu en ont gardé.

Nos anciens voisins du temps où on était montréalais étaient syriens, en fait le père était syrien. Il a fait la guerre Syrie-Liban dans les années 1970, la vraie guerre. Commando lâché en vol avec rien pour se défendre sauf un fusil et pas beaucoup de munitions, des mois à se terrer et à se cacher… et à tuer. Il en ressorti avec un besoin quotidien de marijuana pour calmer son stress, mais à part ça j’ai rarement croisé quelqu’un d’aussi généreux. Ça c’était des voisins…

L’ancienne gardienne de ma grande cocotte était Libanaise, elle aussi a connu la guerre. D’un point de vue plus gâté si on peut dire, pas de commando, pas de fusil en main, mais la peur au ventre quand même. Elle en est sortie avec l’envie de chercher ailleurs un exil pour donner à ses enfants la paix. Et c’est aussi quelqu’un d’une générosité incroyable.

Comme ceux qui me connaissent savent à quel point j’aime discuter et tout questionner, je leur ai demandé à chacun pourquoi ils se faisaient la guerre. Ils m’ont répondu à peu près la même chose, mais c’est le Syrien qui l’a dit le plus directement:

-”Tu sais au fond je ne sais pas trop. C’est bien compliqué… Mais je sais que ça valait pas la peine… pis qu’on avait pas raison… eux non plus d’ailleurs. Personne a raison quand les gens meurent.”

Ça m’est resté…

Où on parle (encore) de voisins

Hier, pendant qu’on se prélassait dans la piscine le geek et moi on zieutait chez les voisins (pas les bons, l’anal du propre).

Je devrais faire attention en employant toujours le terme anal… ça va me donner des recherches Google que je ne veux même pas imaginer. Enfin…

Donc on regardait chez les voisins et ils arrosaient à qui mieux mieux leur pelouse.

Je dis au geek:
-”Bon ça arrose encore (ils le font presque tous les soirs pendant longtemps, de l’eau y en a plein le tuyau de toute façon). Faudrait quand même pas que ça jaunisse, ils doivent avoir peur que ça fasse sale si ça jaunit”. Elle m’a vraiment fait chier avec son commentaire “propre”.

Le geek m’a fait rouler avec sa réponse:
-”Bien non c’est pas pour l’arroser, c’est pour le laver”.

Je l’ai trouvé bien bonne.

La grosse vie sale…

Bien sale comme dirait le geek. Ce soir on a profité de l’été. La piscine à 84F (entre 28 et 29C), les enfants en extase de tremper, le père qui se baigne (mon geek est une moumoune de la piscine, vous devriez voir sa petite danse d’entrée, la main sur les bijoux de famille comme s’il avait peur de les voir fondre) et moi qui flotte. Oui, oui je flotte, je suis légère comme une plume. Manque que le petit verre de rosée… bah ça sera pour l’an prochain.

Des bons voisins

Je suis tellement méchante avec ma panoplie “crackepot” de voisines que je me suis dit que je devais faire un petit rectificatif, j’ai aussi des voisins très bien. En fait, un des problèmes c’est que le quartier est plutôt vieux, bon n’ayons pas peur des mots, très vieux. Il y a bien quelques familles plus jeunes sur la rue, mais dans le noyau immédiat qui nous entoure la moyenne d’âge approche 80 ans. Ils sont tous à la retraite et tous maniaques de leur pelouse… je vous reparle de ça un jour… disons juste que de se retrouver coincé entre les deux gazons les plus verts de la rive-nord au complet ça met un peu de pression sur le geek. Donc ils sont âgés et ont donc des préoccupations différentes, ils sont pour la plupart aisés, les femmes n’ont pas travaillé depuis leur prime jeunesse et ont une mentalité un peu bourgeoise. Ça vous donne une idée… je n’écris pas le tiers des conneries que ces charmantes dames peuvent me dire… et je ne vous parle des fois ou je capte leurs inepties au retour de la messe… ah oui ils sont aussi bien croyants (peut-être pas croyant au fond, mais ils vont à la messe le dimanche). Bon je pense que vous voyez le portrait, mais je m’éloigne de mon but, soit mes bons voisins.

En effet, nous avons le privilège d’être ceinturé par madame anal propreté, mais aussi par un couple complètement charmant d’origine allemande (je pense) qui sont adorables. Des voisins parfaits. Sympathiques, pas fatiguants, qui n’espionnent pas, dont je n’ai jamais rien entendu de méchants, qui prennent de nos nouvelles sans commentaires déplacés. Le monsieur est maniaque de pelouse et de jardins et la madame a des roses a faire pâlir le jardin botanique (elle fait ses propres boutures), mais ils ne sont pas chiants avec ça. Au contraire, ils s’excusent presque. Bref, rassurez-vous d’un côté ça craint, mais de l’autre on est très chanceux. Je me disais que je devais au moins rétablir les choses. Je ne reparlerai peut-être plus jamais d’eux… ils sont quand même bien moins distrayants ;o)

Ma préférée

Bon ça y est du matériel neuf, je viens juste de croiser ma voisine préférée. Je suis sortie arrosée mes fleurs qui n’en peuvent plus que je sois au repos, le geek est un bon rénovateur mais côté jardin… c’est limité. Enfin, elle me voit et se dépêche de rappliquer en me gueulant après, question que je ne fasse pas semblant de ne pas l’avoir vu et que je rapplique à l’intérieur à la 4e vitesse. Ça m’a quand même tentée de le faire… mais bon puisque scientifiquement il n’est pas prouvé qu’être enceinte rend sourde j’ai laissé tomber.

Elle s’est donc ramenée et a été égale à elle-même, il ne faudrait quand même pas qu’elle déçoive son public.

-”Ah bien si c’est possible, vous avez encore grossie” qu’elle remarque. Perspicace la madame quand même.

-”Eh oui les joies de la maternité” que je dis en souriant.

J’ai tendance à sourire de façon niaiseuse quand je parle avec elle, ça me permet de masquer le reste de ce que je pense.

-”Ah bien dans mon temps, le docteur ne nous laissait pas prendre plus que 15 livres, il était bien sévère”.

Je souris encore… je pense déjà que j’ai du matériel pour une entrée sur mon blogue, ça me permet de relativiser. Je contemple l’idée de lui expliquer qu’aujourd’hui on considère normal une prise de poids entre 25 et 35 livres et que j’en suis encore loin, mais je préfère laisser tomber. À la place je souris.

-”Je voulais vous dire que ma belle-fille s’en vient en visite, elle arrive aujourd’hui”. Qu’elle m’informe.

-”Ah…” je ne sais pas trop quoi dire à part “ça me fait une belle jambe”, mais bon ma mère m’a élevé à être polie alors je retiens et je souris encore une fois.

-”Elle est enceinte comme vous, pour début septembre aussi, pis elle vient passer quelques jours chez nous”.

Pauvre belle-fille… j’ai presque le goût de lui offrir de l’héberger.

-”Je voulais juste vous demander si vous la croiser parce qu’on sait jamais de ne pas lui parler de la mort de votre bébé. Ça l’a traumatiserait, je veux pas qu’elle s’inquiète.” Qu’elle demande.

Me semble que je passe mon temps à raconter ça à tout le monde pis aux femmes enceintes en plus. Je vais la guetter par la fenêtre et dès que je la vois je me dépêche d’aller la voir pour lui dire: “Bonjour, moi c’est Nathalie et j’ai perdu un bébé l’été passé à 5 mois, il est mort”. Cette fois je souris, mais je réplique aussi.

-”Inquiétez-vous pas, je ne parle pas de ça à n’importe qui à moins qu’on me force”. Que je lui dis en souriant encore et en espérant qu’elle capte le message caché…

-”Ah bien je suis rassurée. Mais gênez-vous pas pour venir lui jaser. C’est son premier ça va lui faire du bien de parler à quelqu’un. Pis la dernière fois que je l’ai vu il y a 2 mois elle était moins grosse que vous, ça va lui faire du bien de voir qu’il y en a qui ont plus de bedaine.”

Pauvre belle-fille… j’ai pensé à dix milles répliques, mais j’ai tout refoulé, j’ai souri et je suis rentrée… Il n’y a pas à dire malgré la compétition elle est loin devant.

Cette voisine n’est pas une fabulation de mon imagination… Le geek peut confirmer son existence et la véracité de la première histoire puisqu’il y était. Je sais qu’il est tentant de penser qu’elle fait partie de mon imagination tellement elle est… trop, mais elle est belle et bien réelle. Je contemple l’idée de visite guidée pour la montrer… je vous reviens là-dessus.

Ça commence…

Bon ça y est c’est officiellement commencé… la fameuse phrase “Tu as pas encore accouché?!!!?” scandée haut et fort. Je me disais que ça s’en venait, mais bon j’espérais tenir jusqu’en août… trop d’espoir n’est pas bon. Je croise une voisine (pas ma préférée, mais une de la gang) elle me lance la phrase, je lui réponds que non le bébé c’est juste en septembre et là j’ai le droit à la platitude de service… (cette phrase s’accompagne invariablement d’une platitude)… cette fois c’était :”Ah je me disais par la grosseur que c’était imminent, j’imagine que tu vas grossir encore”. Je n’ai pas répliqué, ça sert à rien, je m’assagis c’est à croire. Enfin, voilà les joies de la fin qui commence. Je devrais me faire faire un t-shirt avec inscris dessus en gros: J’accouche juste en  septembre. Ou mieux pour éviter toute remarque: Ne me demandez pas c’est pour quand, je suis grosse et non pas enceinte.

Bout de sein en silicone

Futur papa, un blogue délicieux, est maintenant suivi par le blogue Jeune papa puisque le dit “futur” est maintenant devenu père, la petite étant née. Je vous invite à le lire si vous avez envie du point de vue masculin des choses, c’est excellent.

Enfin, tout ça pour dire que Jeune papa parle dans une de ces récentes entrées d’un bout de sein en silicone pour l’allaitement. Bout de sein en silicone??? me voilà subjuguée, mais de quessé?? Jamais entendu parler. Ça m’intrigue… C’est français c’est certain, Jeune papa est Zidanien eh… français. Je fais une recherche sur google (attention si jamais vous faites la même chose, soyez plus brillant que moi et n’inscrivez pas seulement sein silicone comme termes de recherche, ça ne donne pas les résultats souhaités) et j’apprends qu’il s’agit de petits bouts en silicone à insérer sur le mamelon lors de l’allaitement. Un genre de tétine à boule. C’est drôle j’ai allaité deux fois, je connais plein de gens qui l’ont fait et je n’ai jamais entendu parler de bout de sein en silicone de ma vie, j’en ai donc forcement jamais vu. Ça doit être la nature québécoise, nous on fait nos enfants de la vieille manière, à la dure comme nos ancêtres qui vivaient dix dans une cabane de bois pas chauffée, on met nos bouts de seins directement dans la gueule du prédateur, pas d’interférence, all natural. C’est peut-être pour ça aussi que le taux de natalité est plus bas?

Jeux niaiseux

Hier je jouais avec ma famille à un des jeux les plus niaiseux, mais également un des préférés des enfants. C’est le fameux jeux du “connais-tu un Coco, toi?” “Moi j’en connais pas”. Et voilà que le Coco en question se défend à grands cris et en riant aux éclats qu’il existe bel et bien, que je le connais et que c’est mon fils. On joue à ce jeu périodiquement et ça marche toujours, même la grande aime ça. Ça doit stimuler une quelconque
fibre psycho machin chose, et contribuer à la permanence de leur petite personne. Bref, ils aiment ça et c’est mignon.

On jouait donc hier et je passais en revue chaque membre proche ou éloigné de la famille j’en arrive à “Connais-tu un Louis-Philippe toi?”. Ma fille me répond “Bien oui c’est mon frère.”. Bien qu’elle aime le jeux, elle prend quand même son ton les a-dul-tes sont niaiseux pour répondre. Alors question de pimenter la chose je renchéris “Bien tu le connais même pas, tu ne l’as jamais vu.” Mlle a réponse a tout et ne se laisse pas démonter: “C’est pas grave, c’est mon frère, je le connais déjà, je l’aime déjà.”. Je trouve ça mignon, je souris. Elle enchaîne: “Je connais aussi Angélique même si je l’ai jamais vu tu sais, c’est ma soeur”. L’effet que ça m’a fait… Ça m’a touché… tellement… profondément… Un jeux niaiseux qui m’a fait réalisé à quel point ma grande cocotte est sensible. Elle a raison Angélique c’est sa soeur et ma fille, elle fait partie de notre famille, c’était beau comme moment. Il fallait sûrement y être pour comprendre, mais je vous dis c’était plus intense que bien des “je t’aime” scandés hauts et forts.

La compétition est féroce

Je vous ai déjà parlé de ma voisine préférée… ce que je ne vous ai pas dit c’est qu’elle a de la compétition pour la palme. Bon, sincèrement je ne pense pas qu’elle soit délogeable, mais elle n’est pas seule quand même. Je vous raconte comment une d’entre elles lui pousse un peu dans le dos.

Nous avons un arbre en facade, un érable rouge, je dirais qu’il a une cinquantaine d’années. Il n’est pas en grande forme, il a besoin de soin et d’un émondeur. L’an dernier on est arrivé en mai puis Angélique est décédée et notre énergie a été mis ailleurs. Cette année on se promet d’appeler un émondeur, on n’a pas encore eu le temps. Disons que le geek en a plein les mains avec les chambres et toute la maisonnée et d’après l’allure de l’arbre un mois ou deux ça ne va pas empirer les choses. La voisine d’en face fait émonder son arbre, ma voisine immédiate dont l’érable est à la moitié sur son terrain prend les choses en main et décide qu’on fait émonder l’érable là maintenant. Elle négocie le tout et me met au courant… au moins. Elle offre de payer la moitié, quelle chance pour un arbre à moitié chez elle… J’accepte donc en me disant qu’elle va arrêter de nous écoeurer avec ça, elle en parle à chaque fois qu’on se voit. Jusque là ça va, elle me tappe un peu et elle y va de quelques commentaires comme quoi quelqu’un doit bien s’en occuper, mais bon on va laisser passer. Ça se gâte quand elle conclue par: “Bon là au moins ça va être propre, notre côté est toujours propre alors au moins l’arbre ne gâchera plus ça”. Ça veut dire quoi exactement, que chez nous c’est sale??? Aille c’est juste des branches mortes pas de la merde! Je suis en maudit, mais je ravale après tout c’est ma voisine et comme elle dirait… on va se revoir.

Mais la vengeance est douce… J’ai assisté un peu plus tard à l’émondage et l’émondeur m’en a donné pour mon $, il l’a brassé la petite madame. Elle n’arrêtait pas de lui dire de faire attention à ses fleurs, à sa pelouse… Il lui a dit: “Les nerfs Lady Di, tu donneras un 20$ de plus à ton jardinier, là tasse toi tu m’énârves. Pis pour 80$ tu t’attendais à quoi, que je te serve le thé en même temps”. Et là il me regarde et dit entre ses dents: “Moi les petites bourgeoises pas capable”. Je le comprends.

Elle a quand même eu le mot de la fin… Elle m’a dit une fois le tout terminé: “Bon ça fait du bien. C’est propre (définitivement un peu anal sur les bords de ce côté là) pis il chialait l’émondeur, mais il a fait ce que je demandais. Tu payes et bien il exécute, je vais quand même pas laisser un émondeur me montrer quoi faire.”

Je vous le dis la compétition est féroce…

Positif et négatif

Bon une amie me disait tu devrais faire une liste de tous les points positifs et négatifs d’être enceinte, j’aimerais ça lire ça… avoir une idée du vécu… Hum, je me demande si elle était vraiment sérieuse? Enfin, elle l’aura voulu, voici une liste non exhaustive des points forts et faibles de ma grossesse.

On parle ici de ma propre expérience, ça signifie que si vous êtes enceinte ou le devenez ce ne sera pas nécessairement pareil. SVP il n’est pas nécessaire de m’écrire pour me dire que vous vous n’avez pas une seule vergeture ni jamais eu mal au coeur ni pris plus de 8 livres. Tant mieux pour vous, mais ça ferait juste m’écoeurer ;o) Vous pouvez partager, mais svp ne soyez pas bitch ;o)

Points négatifs (sortir le méchant d’abord)

  1. Les nausées: au premier trimestre et pour ma part en soirée surtout. Je suis parmi les chanceuses j’ai presque jamais vomi (2-3 fois) et après 12 semaines parti, quand même ce n’était pas joyeux.
  2. Les vergetures: oui j’en ai, mais encore là je suis chanceuse aucune nouvelle, seulement les anciennes qui une fois étirées sont un peu plus visible. Double chance elles ne sont pas rouges seulement rosée/blanche. N’empêche ça fait chier quand même et quand tu prends une photo du bedon, le maudit flash fait ressortir toutes les vergetures en mauve fluo.
  3. Insomnie: depuis une semaine dormir est une épreuve incroyable. Je suis crevée, mais au moment où je mets la tête sur l’oreiller pfiouuuu sommeil envole toi. J’ai mal partout, je manque de souffle, bref je ne dors pas. Remarquez c’est peut-être une façon que mon corps a trouvé pour me préparer au manque de sommeil qui s’en vient.
  4. Brûlements d’estomac: je touche du bois jusqu’à maintenant c’est léger, mais quand même pas assez pour être inclus dans les points positifs.
  5. Le nerf sciatique: En gros c’est un nerf qui se retrouve coincé par le poids de bébé et qui crée une douleur fulgurante dans le bas du dos et qui irradie dans la fesse jusqu’au pied.  Ça fait vraiment mal et à part croire au Père-Noël il n’y a rien à faire. Les massages, l’acupuncture peuvent peut-être aider, mais vous auriez dû voir la face du docteur quand elle l’a dit…
  6. Grossir: ça c’est un difficile parce que c’est aussi positif, avoir un beau bedon rond c’est génial, mais en même temps je ne pourrais pas avoir le bedon sans être obligée de manquer d’air chaque fois que je monte sur le pèse personne?
  7. Travail prématuré, col dilaté, repos forcé, pas de sexe: je mets tout ça dans la même catégorie. Pas besoin de détails ça fait chier.
  8. Être incapable de se voir les pieds ou encore tout le reste sous le ventre: paraît-il que j’ai encore tout ce qu’il faut pour faire sortir bébé naturellement, vous m’en direz tant je n’ai rien vu qui ressemble à ça depuis un bout.
  9. Accoucher: Un autre difficile, ça vaut la peine et c’est méga émouvant, mais comme dirait mon geek on s’en passerait quand même (et c’est même pas lui qui le fait). Et je vous parle pas de l’après (montée de lait et tout) je garde ça pour une autre fois ;o)
  10. Sa faire taponner le ventre par des étrangers: Ça ne me dérange pas que quelqu’un que je connais touche à mon bedon, mais n’importe qui ah là non. Surtout que certaines personnes ne semblent pas réaliser qu’il n’y a pas vraiment de fin entre mon ventre et mon mont de vénus (en fait je n’ai plus de mont de vénus…).
  11. Les examens du col: Grande chanceuse que je suis à chaque visite depuis le début de la grossesse j’ai le droit au toucher du col… Deux doigts là où vous pensez jusqu’au tréfonds… pour me faire dire à chaque fois “wow c’est hallucinant comme le col est haut j’ai de la misère à me rendre”. Bien oui il est haut et loin et j’avais remarqué que vous aviez de la misère à vous rendre, j’arrive plus à respirer.
  12. La secrétaire de l’enfer: je me garde une entrée juste pour elle avant la fin, elle en mérite une.

Bon il n’y en a d’autres, mais ça donne une idée…

Points positifs:

  1. Bébé qui bouge: sentir les mouvements de bébé… l’extase totale. Je vomirais 9 mois, je ferais une carte routière de mon bedon, je me laisserais toucher le col 1000 fois, juste pour un petit coup de pied.
  2. Un bedon rond: grossir c’est ordinaire, mais le bedon tout rond ça c’est le pied.
  3. Le sourire des gens: Croiser des étrangers qui me sourient à pleine dent après avoir jeté un oeil à mon ventre, ça me réchauffe le coeur.
  4. La main de mon geek sur mon ventre: partager ça avec lui… bébé qui bouge pour son papa… l’extase encore.
  5. Les cocos qui parlent à travers mon nombril: Jado et Charlo qui parlent à leur petit frère dans le bedon.
  6. Les hormones: ironiquement j’aime ça, ça me laisse le droit de dire des choses que je n’oserais pas.
  7. Le petit coeur de Louis-Philippe: chaque fois que j’entends son petit coeur, c’est le mien qui fond.
  8. Le hoquet: quand bébé se pratique à respirer, son petit hoquet qui me fait le bedon qui saute.
  9. La piscine: se baigner c’est génial, mais enceinte c’est presque aussi bon qu’orgasmer, tu as l’impression de peser une livre, tes jambes sont capables de monter jusqu’à ta bouche… génial.
  10. Partir pour l’hôpital: sans aucun doute un des grands moments pour moi, tu sais qu’invariablement tout va changer.
  11. Accoucher: pas vraiment l’accouchement lui-même, mais le moment qui suit où on place ce petit être tout chaud complètement désemparé sur toi et que tu jettes ton premier regard sur lui… Ton bébé.
  12. Prendre bébé: rien d’autre à dire… Tenir enfin mon fils dans mes bras… vivant et en santé… j’en rêve toutes les nuits.

Alors voilà… sans aucun doute plus de positifs que de négatifs, n’empêche que qu’est-ce qu’on peut en baver.

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