Archives de June 2006

Vieux stock

Je l’ai vu sur plein de blogue, mais je ne peux pas résister je partage avec vous. Un petit vidéo sur les périls du direct. Je me demande ce qui m’ébranle le plus, le monsieur qui appelle ou le sujet du jour…

Beaucoup plus de moi

Et bien après une petite visite prénatale charmante (charmante est une façon de parler, se faire examiner le col de l’utérus ce n’est pas si charmant que ça, mais entendre le petit coeur ça c’est charmant), bref me voilà en repos complet. Mon corps est bien décidé à me faire comprendre que c’est la toute dernière fois qu’il accepte de se prêter au jeu du porte bébé, pour être certaine que je comprends bien, il a activé le processus et mon col a commencé à dilater. Un centimètre, un seul, mais quand même à 26 semaines c’est tôt… beaucoup trop tôt. Si Louis-Philippe voyait le jour aujourd’hui ce serait un très grand prématuré et je ne veux même pas y penser. Je me concentre donc sur le repos question de mariner bébé encore quelques semaines. Mes journées se résumeront donc à alterner entre mon lit et le divan avec comme seules activités physiques aller à la toilette et prendre ma douche. Ce qui me laisse donc du temps, beaucoup de temps pour lire, écrire, regarder la télé et bloguer. Préparez-vous donc à être submergé et si le coeur vous en dit ayez une petite pensée pour moi et bébé qu’il continue bien à incuber.

Bon anniversaire Cocotte

Il y a 8 ans je disais adieu aux longues nuits de sommeil, à la paresse matinale, à la vie centrée sur mon unique petit nombril et j’accueillais le plus mignon de tous les nombrils sur lesquels me centrer: ma grande Cocotte. Ces huit années ont filées comme l’éclair et je la regarde un peu abasourdie de ne plus voir mon tout petit bébé, mais une grande fille. Cette enfant est un ange, elle a été un bébé incroyable, une petite fille attachante, affectueuse et douce et une grande cocotte encore plus merveilleuse. Elle est souvent mon inspiration, mon modèle, je lui envie sa patience, sa générosité et son don de soi incroyable. Les enfants nous apprenent beaucoup, elle m’apprend chaque jour, elle m’apprend sur tout, mais surtout sur l’amour. Je l’aime au delà des mots. Bonne fête ma puce! Ta Maman

Jade-Audrey

Le tiers de ma vie

Je pensais un peu, ça m’arrive de temps à autre, moins souvent ces temps-ci, ça doit être la testostérone que je porte qui m’affecte ;o) Quelle vilaine mère je fais, mais bon il faut bien que je m’amuse un peu. Bon je disais que je pensais et que soudainement ça m’a frappé, j’ai 30 ans et je suis avec le même homme depuis 11 ans… un peu plus du tiers de ma vie. Le tiers de ma vie… je ne sais pas ça me fait quelque chose… Un jour j’aurai passé plus de temps avec lui que sans lui… Et puis ça m’a amené à penser que j’étais chanceuse, gâtée aussi, le tiers de ma vie et un beau tiers en plus et puis j’ai envie de plus… Une moitiée peut-être même un trois quart. C’est tout, juste ça, une petite pensée, un petit moment, deux minutes de ma vie pour penser à mon tiers.

Les plaies sont de retour…

Les plaies se sont ces charmantes roulottes qui pullulent sur les routes du Québec dès que la belle saison s’annonce. Je n’ai rien contre les roulottes en soi, mais j’en ai beaucoup contre les roulottes sur la route. Une plaie, une véritable plaie. Essayez d’imaginer que vous pénétrez dans le parc de Vérendrye et que vous vous retrouvez derrière une caravane de 10 roulottes qui évoluent à 80 km/h à la queu leu leu. Ce n’est rien dans une côte ça tombe à 60 km/h. Et vous en avez pour plus de 280km… Quand vous venez à bout d’en dépasser une, vous pensez déjà à la stratégie pour dépasser la suivante parce que dans le parc il y a seulement deux voies, vous devez donc emprunter la voie inverse pour un dépassement.

Mes roulottes préférées se sont les “fifth” wheel (5 roues) tirées par un pick up (camion à boîte) qui sont presque aussi grandes que ma maison, j’aime particulièrement celles qui traînent derrière une remorque pour pouvoir amener les 4 roues… Des plaies, des véritables plaies.

Bref, chacun de nos voyages vers le Nord, s’accompagne de mes hauts cris de “Plaie, plaie” à chaque roulotte en vue. Je vous jure si vous achetez une roulotte et que je vous croise sur la route, vous y aurez droit.

Numéro 4: L’amour

Pour moi l’amour ça n’a pas de définition absolu, c’est plutôt comme un ramassis de moments, de flashs.

Flash #1 Le jour où j’ai su: Je partageais ma vie avec mon geek depuis un petit moment déjà, je savais que je l’aimais, que c’était spécial et tout, mais un jour j’ai su. J’ai su que c’était lui, vraiment lui, qu’il serait mon Homme, le père de ma marmaille, LUI quoi. Et ça c’est passé en 3 secondes, comme une illumination. Je me rappelle tout de ce moment, l’odeur, la couleur, son regard, nos vêtements, tout. Et à ce jour, c’est encore pour moi le plus beau jour de ma vie.

Flash #2 Le jour où mon enfant est devenu vraiment le mien: Quand j’ai accouché de ma fille le tourbillon a été intense. Beaucoup d’émotions, plein d’interventions médicales, montée de lait, hospitalisation, problème de ci et de ça. J’aimais déjà ma poulette, mais je ne mesurais pas. Puis un jour après notre retour à la maison, alors qu’on commençait à se connaître, que le quotidien prenait sa place, je l’ai regardé et comme ça, encore dans un flash de 3 secondes, elle est devenue vraiment ma fille. Ce bébé incroyable était le mien… pour toujours. Et j’ai compris avec elle que le mot toujours pouvait s’employer avec amour sans aucune crainte de forcer le destin.

Flash #3 Le jour où j’ai perdu: J’ai réalisé la grandeur de l’amour le jour où j’en ai perdu une partie. Quand ma fille est morte cela a été le bri d’une partie de moi, une petite fin en soi. Mais paradoxalement cela a aussi été pour moi la réalisation de l’ampleur de mon amour pour mon geek et mes deux autres cocos. Je n’ai jamais aimé Ben comme je l’ai aimé à ce moment là. Comme ci d’avoir réussi à créer la vie, mais aussi la mort nous avait permis de toucher quelque chose de plus grand, de plus gros. J’ai réalisé que je pouvais peut-être apposer le mot toujours à amour près du sien.

Finalement ce n’est pas vrai…

J’ai dit ce matin par dépit à ma fille et mon fils qu’on n’avait jamais de plaisir au travail le samedi. Pas que mes collègues ne sont pas adorables et que je n’aime pas ce que je fais, mais samedi c’est samedi et ce n’est pas fait pour travailler. 

Mais pour revenir au plaisir j’ai eu droit à ma dose de sourire et de franche rigolade ce matin. J’ai découvert Nostradamus: l’hebdomadaire de l’actualité mystérieuse un journal publié au Québec dans les années 1970′. On y apprend plein de choses hyper instructives comme la mesure du cou des jeunes filles pour déterminer leur virginité. Mesurer chaque matin le cou de la jeune fille et lorsque la mesure augmente de 3-4 cm vous savez qu’elle s’est dépravée, méthode fiable à 89%. Il y a aussi un courrier médium hilarant. Une dame écrit qu’elle a découvert une bosse sous sein droit et qu’elle est morte de peur à l’idée que ce soit un cancer et qu’elle annule chaque rendez-vous chez le médecin de peur de se faire donner une mauvaise nouvelle. M. Médium de lui répliquer “Vous vous en faites pour rien. Ce n’est qu’un kyste .”. J’aimerais bien connaître le sort de la dame.

Bon je vous laisse, je m’en vais parler aux morts par ce que Nostradamus le dit “En l’an 2000, tout le monde pourra parler aux morts”.      

Le sexe

Voilà maintenant que j’ai votre attention, on peut parler de l’allégorie de la caverne de Platon et sa signification sur la définition profonde du moi métaphysique. Mais non parlons de ce que j’ai annoncé, parlons sexe.

Mon amoureux qui “zieute” par dessus mon épaule a tout à coup plus chaud, “Qu’est-ce tu vas dire là?”. “Tu vas pas parler de mes performances partout sur le web?”. Qu’il se rassure je ne veux pas devoir repousser les demoiselles à coup de pelle, trop impressionnées par ma chance, je tairai donc les détails.

Je voulais seulement faire ma propre petite allégorie.

Sexe à 19 ans: Partout, tout le temps, 10 fois par jour.

Sexe à 22 ans: Partout, tout le temps, 6 fois par jour.

Sexe à 25 ans (1 enfant): Dans la chambre, la porte fermée, quand tu peux, tu ne comptes plus en nombre de fois par jour, mais en nombre de fois par semaine.

Sexe à 28 ans (2 enfants): Dans la chambre, la porte fermée et barrée, quand tu peux et que tu as encore l’énergie, si tu es chanceux tu comptes en nombre de fois par semaine.

Sexe à 30 ans (2 enfants et un qui vient): Dans la chambre, la porte fermée et barrée, sans faire de bruit, quand tu peux, que tu as encore l’énergie et que la lune est en verseau, ça vaut même plus la peine de compter.

La pleine lune

Plusieurs études tendent à démontrer qu’il n’y aurait pas de véritable corrélation entre la pleine lune et les changements de caractère chez l’homme. La pleine lune influence la nature et les animaux, mais de façon limitative l’homme. Il y aurait bel et bien une légère augmentation des crimes violents, mais c’est tellement faible qu’on peut douter de l’impact. Voilà pour ce qu’en dit la science… maintenant la vraie vie elle…

Dans les faits, depuis l’ouverture de la bibliothèque plusieurs de mes collègues et moi avons constaté qu’à chaque pleine lune le monde devient malade… plus malade que d’habitude. L’agressivité augmente, la patience diminue et les CAS se multiplient. Tellement que nous arrivons à identifer les pleines lunes seulement par déduction.

Il y a une pleine lune dimanche… et les effets ont commencé… J’ai déjà eu droit à quelques remarques pas fines du tout et à quelques insultes bien senties… et dire que je travaille demain. 

Exemple: Un charmant monsieur (ironie ici) me demande d’aller l’aider à chercher des documents. Je le fais avec bonne humeur, ce n’est pas vraiment mon travail, mais je ne le fais pas attendre et les publications officielles c’est tellement compliquées que j’ai pitié. Je trouve les dits documents qui sont évidemment sur la tablette du haut et pèse chacun 3 tonnes. Je lui indique leur emplacement, toujours en souriant, et lui dit qu’il peut les prendre. Charmant monsieur de dire “Tu peux pas me les donner”. Moi tout sourire “Cest trop haut, je devrais monter et je ne préfère pas”. Lui l’air de vouloir me mordre “Pourquoi?”. Eh, il me semble que ça paraît que je suis enceinte de 6 mois et que de monter sur un tabouret chancelant, la bedaine dans le vide c’est pas la meilleure idée, mais je réponds en gardant le sourire, mais en durcissant un peu le ton: “Avec le bébé j’ai moins d’équilibre, je ne veux pas tomber”. Et monsieur Charmant de conclure pour lui-même mais à voix haute bien sûr: “En plus des prendre petites, il faut qu’elle soit enceinte, j’imagine qu’ils ont des quotas d’handicapées à respecter”… Là j’ai arrêté de sourire, je suis partie sans rien dire, mais une chance qu’il ne m’entendait pas penser. Ça va être beau demain.

Une nuit dans la vie de Nathalie

Énervez-vous pas le poil des jambes, vous n’allez rien trouver là de charnel, d’érotique ou voire carrément cochon. Quand on est mère de deux enfants et enceinte la nuit c’est fait pour dormir… Enfin, ça devrait. Il m’arrive ces nuits-ci de me réveiller plus fatiguée que quand je me suis couchée. Pour illustrer…

Attention: ceci n’est pas une dramatisation, mais vaudrait peut-être mieux pas lire si vous pensez bébé ;o)

22h00: Je décide d’aller au lit. Premier arrêt: pipi, brossage de dents, gorgée d’eau.

22h15: Installation dans le dit lit. Double oreiller pour la tête sinon brûlement d’estomac, coussin stratégique entre les jambes sinon mal au dos, ventilateur pas trop loin mais pas trop près, enlever les plis dans la couverture. Ça y est, c’est pas si mal.

22h30: Louis-Philippe insatisfait de l’arrêt de mouvement de sa maman décide de se lancer dans un grand ballet.

22h45: Pipi… Le petit pèse trop sur la vessie et mini gorgée d’eau, j’ai chaud.

23h00: Bébé s’essouffle, maman commence à sombrer.

23h45: Réveil brutal, Coco veut de l’eau. Tant qu’à y être escale pipi.

1h15: 90 minutes de sommeil, pas mal. Réveil, inconfort de la jambe. Changement léger de position. Les femmes enceintes doivent dormir sur le côté gauche, sur le dos on oublie ça trop de pression sur la veine cave et sur le ventre… Laissez moi rire… Je me tourne donc un tantinet vers la droite en m’assurant de rester quand même sur le côté gauche.

2h20: Réveil pipi, pas pire je ne suis pas trop réveillée. Ayoye crampe au mollet… Étirement sur la céramique froide de la salle de bain, flexion des orteils, ça passe… Fiouuuu…. Mais maudit je suis maintenant réveillée…

3h00: Toujours pas rendormie, j’ai mentalement revécu toute mon enfance, fantasmer sur mon accouchement, imaginer ma vie quand j’aurai 70 ans, me voilà rendu à compter des moutons, des canards, des chiens, je ne sais plus quoi!

4h25: Louis-Philippe est reparti pour une ronde de ballet. Je m’en fous, je me rendors.

6h05: Coco se réveille. Il a FAIM, tout de suite, MAIN-TE-NANT. Vite, il faut le nourrir avant qu’il ne fonde sur place. Retour au lit, plus par entêtement que pour vraiment dormir.

6h35: Le réveil matin sonne… Je dormais… profondément… malheureusement… Peut-être ce soir???

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