Archives de juin 2006

Pour mon geek

Une expérience d’étudiants en manque de sensation. Le genre de chose que mon geek aime bien regarder, alors juste pour toi. Merci à Patrick Lagacé, je l’ai vu sur son blogue.

Beurk

Bon je ne suis pas une fan de Formule 1, je suis plutôt neutre. Je trouve ça un peu côlon d’aimer regarder des chars tournés en rond quand il fait 36C en les voyant à peine passer quand tu peux toujours suivre à la télé et tout voir, mais bon je n’ai pas la fibre. Et je vous dirai pas ce que je pense des pitounes de Formule 1, toutes ces poupounes qui tout à coup trouvent la mécanique auto intéressante et assiste au Grand Prix en mini jupe et talons hauts à 36C… mais enfin ce n’est pas le propos de cette entrée.

En fait, ce matin à C’est bien meilleur le matin on annonçait que le pilote québécois (à mon avis il n’est pas plus québécois que je suis Namibienne, mais bon ça aussi c’est un autre débat) Jacques Villeneuve se lançait en musique. Par curiosité et parce que je n’ai rien à faire je suis allée voir son site et écouter sa chanson… Une seule chose à dire… si j’étais lui je continuerais à conduire des autos…

Angélique

Il y a un an je faisais la chose la plus difficile de ma vie, j’accouchais de ma toute petite, toute minuscule fille. Il y a un an ma vie changeait pour toujours, irrémédiablement. Elle est sortie du monde avant même d’y entrer, elle s’est éteinte là où rien ne pouvait l’atteindre et c’est dans mon ventre que je l’ai bercé quand son coeur s’est arrêté. Un enfant ça vous change une vie, ça vous transforme, ça vous touche au plus loin. Angélique m’a touché au plus profond. Elle a fait de moi une femme plus sensible et plus fragile. Son passage m’a permis d’être une meilleure mère, une amie plus vraie, une fille plus intense, une amoureuse plus totale. Elle m’a fait comprendre que tout est éphémère, qu’il faut vivre sa vie sans regret et sans attendre. Elle a amplifié la personne que je suis et la dureté de son passage n’a d’égale que la douceur de notre dernière caresse. Parce que tu seras toujours ma fille et que je serai toujours ta mère. Je t’aime ma toute fragile.

Ta maman

Des photos

Quelques photos de l’anniversaire de Cocotte. Quelques unes prises le jour même de son anniversaire, les autres lors de sa fête d’amis et du souper familial.

Chose dite, chose faite

J’ai mis un décompte de grossesse pour faire le suivi de ce qui reste et ce qui est passé. Ça va m’aidé à focuser sur les petites étapes. Je suis désolée qu’il soit dans la langue de Shakespeare, mais c’était le plus beau et je me suis dit que même mes lecteurs les moins anglophones y arriveraient. J’aurais pu en profiter pour apprendre à programmer, coder quelques choses en français et utiliser un logiciel de dessin pour le look… j’aurais pu ;o) Un merci à mon amoureux qui a trouvé où ajouter le bout de code.

27 semaines, encore enceinte

Bon j’ai réussi une semaine de plus. Louis-Philippe est toujours dans le four et toujours heureux si je me fie à ses mouvements. Rendez-vous chez le doc demain en espérant que mon confinement va rapporter. Je ne suis pas croyante, mais j’avoue que j’ai envie de me mettre à genou et de prier pour que mon col soit identique et pour que cette semaine à ne rien, rien faire ait fonctionné. Allez petit col reste tel quel… Une semaine de repos total et voilà que je parle à mon col… Imaginez dans deux mois ;o)

Ps Je sais que vous n’avez probablement rien à foutre de ce genre d’entrée, mais ça me fait tellement de bien de partager. Je vais même probablement installer un petit décompte pour me tenir le moral ;o)

Travaux de couture

Au tour du petit coco de me poser des questions sur le processus bébé.

-”Maman quand le bébé sort ça fait mal?” D’un ton super sérieux pour ses 4 ans.

-”Un peu, mais ça ne dure pas.” Je lui mens en pleine face, mais je vis bien avec. En plus, je ne sais pas trop comment il pense que les bébés sortent alors j’attends voir.

-”Ah je me disais aussi. Et il le recoud comment?”

-”Recoudre quoi?” Je me demande vraiment ce qu’il sait à ce stade-ci.

-”Bien ton ventre après qu’il ait explosé.”

Vous en faites pas j’ai clarifié un peu le tout quand j’ai arrêté de rire.

Après la cigogne et les choux

Ma grande fille qui commence à intégrer tout le petit discours “comment sont fait les bébés” se questionne sur certains points du processus.

-”Maman? Le papa la graine il la met comment?” de demander cocotte comme ça sans préambule.

-”Eh quelle graine?” Moi sans trop comprendre.

-”Ben la graine qui va aller rencontrer l’oeuf qui va faire le bébé.” Dit sur un ton ado, du genre faut tout leur expliquer à ces adultes là.

-”Ah bien le papa il la met avec son pénis dans le vagin de la maman comme je t’ai expliqué avec le livre l’autre fois, tu te rappelles?” Moi d’un ton doux.

-”J’étais juste pas certaine. Tu es certaine que c’est comme ça?” D’un ton implorant et un peu dégoûté.

-”Tout à fait, c’est complètement normal ma puce.” De mon ton douce maman.

-”Eh, et quand le papa fait ça la maman elle est endormie hein?” Le ton plein d’espoir…

J’ai souri sans trop répondre, faut pas la traumatiser quand même.

La vie de banlieue

Jour 3 de mon confinement, je découvre la vie de mon quartier. J’ai le temps, tout le temps de bien suivre les péripéties de mon quartier. De mon poste sur le divan fenêtres ouvertes j’entends tout ce qui se passe dans le coin et je m’instruis.

En seulement 2 jours et demi, j’ai appris que la maison d’en face qui est en fait un genre de maisons de chambre abritent surtout des “poteux” de plus de 30 ans. Des ados attardés qui planifient sur la pelouse de devant leur prochain grand moment. J’ai eu droit à la diffusion radio d’un match de la coupe du monde arrosé de grosses bières et enfumés de stocks douteux (d’après l’odeur, ça sentait pas le frais). Ma partie préférée: le concours de rot. Je peux vous dire que ça ressemblait fort à une compétition de calibre international, Gros Joe en avait dedans, de quoi vous défriser le toupet.

Après j’ai eu droit à la partie de balle (baseball) dans le parc le plus proche. Pour être certain que personne ne manque rien, Tit Gilles décrivait le tout dans son micro en gueulant en plus, question de faire certain qu’on comprend vraiment tout. Le vent soufflait dans la bonne direction puisque j’avais l’impression d’assister live au match. Les commentaires de Tit Gilles me permettaient de suivre comme si j’y étais. Mon préféré: “Francine ton hot dog dégoûte de partout. Ah mesdames et messieurs admirez Francine une vraie cochonne”.

Ah la vie de banlieue…

L’explication

Mon fils, en bon représentant mâle, a réponse à tout. Après lui avoir expliqué que maman devait désormais rester étendue tout le temps pour que Louis-Philippe n’arrive pas trop vite sa réponse a été: “C’est sûr tu es tellement grosse, rester debout c’est dangeureux”. Ah la sensibilité d’un garçon de 4 ans.

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