Du grand Nathalie
Vous savez le vieux petit monsieur du métro Henri-Bourassa dont j’ai déjà parlé dans mon entrée “chu pu capable”. Oui, celui qui supplie chaque matin de la même voix nasillarde “Z’auriez pas un tit peu de monnaie svp” pas convaincu lui-même d’en mériter. Je l’ai déjà dit, il me tape sur les nerfs… et de façon royale. Chaque fois que je passe devant je soupire, je fous mon ipod à plein volume pour ne pas l’entendre, il me dresse le poil sur les bras. Pourquoi? Je ne sais même pas vraiment, mais d’après ce que j’entends chaque matin je ne suis pas la seule.
Et bien l’autre matin, il n’était pas là. Ça n’arrive jamais. Il est toujours là, beau temps, mauvais temps, -40C ou +30C il est toujours au poste, mais pas ce matin là. Pourtant je suis à la même heure, je me retourne même pour être certaine de ne pas l’avoir manqué, non il n’est pas là. Et voilà que je me sens mal, je me dis que j’ai été tellement méchante avec lui dans mes pensées que le malheur a fini par le rejoindre, je m’en veux, je promets même s’il revient de lui en donner un tit peu de monnaie. Et bien il est revenu, le lendemain comme à l’habitude, j’ai soupiré de soulagement en l’apercevant, Fiouuu je ne l’ai pas achevé par pensées interposées. Je n’ai pas poussé mon ipod trop fort, je me suis même préparer à lui sourire et là il a poussé sa litanie et vlan le poil du bras qui se dresse. Je lui ai même pas donné de monnaie… je voulais… mais… bon j’y peux rien il m’énerve.