Le tour du mâle

Je vous ai souvent parlé de mes voisines, mais jamais de mes voisins et pourtant… Pourtant ils sont eux aussi dans une classe spéciale. En fait, ce sont les joyeux maris des charmantes voisines et par chez nous qui se ressemblent s’assemblent. Je dirais donc qu’ils sont mémères à leurs heures… et qu’ils n’ont rien à envier à leurs dames. Il n’y a pas à dire le Geek peut dormir tranquille, aucun danger que je puisse tenter quoique ce soit en son absence. J’illustre.

Je travaille de la maison, c’est le jour des poubelles, après le passage du camion je sors rentrer mes poubelles afin de dégager le trottoir, voisin perspicace et fouineux se dépêche de sortir pour me jaser ça.

-Ah bien vous travaillez pas?

-Je travaille de la maison aujourd’hui.

-Ah oui… oui…

C’est clair que pour lui c’est louche… travailler de la maison… maudite paresseuse va…

-Oui, j’attendais un paquet, je voulais être là pour le prendre.

-Ah oui. J’ai vu ça le livreur de FedEx… Vers 13h00 là.

-Eh oui… Il était 13h? Bon…

-Oui, oui, un jeune là… Il est pas resté longtemps, j’ai vu ça…

Silence….

-Vous l’avez pas fait rentré… Bien juste sur le bord j’ai vu que la porte est restée ouverte.

Resilence… Cibole!!!!

-Pis j’ai vu le facteur aussi, il a pas sonné, il est pas rentré, mais vous lui avez pris les lettres.

Reresilence…

-Bien c’est ça là bonne journée!

Tu vois le Geek il surveille ton territoire plus besoin de pisser sur le parterre… La prochaine fois je pense que j’invite le livreur à prendre un café… Nan mieux que ça j’invite une livreuse… va le faire mourir du coeur!

Même pas deux mains…

Demain… c’est demain, mais aujourd’hui il n’a pas encore deux mains, pas une dizaine de faite. On doit encore plier un doigt pour dire son âge. Et vous savez quoi demain il n’aura pas 10 ans mon beau Coco d’amour. Non, il va avoir 9 + 1. Pis l’année d’après 9 +2, et l’autre 9 +3. Bref, vous comprenez le concept. Un jour il aura mon âge, 4 fois 9 ans. Ce n’est pas du déni, c’est plutôt une évidence. Mon Coco chéri sera mon bébé encore longtemps, c’est clair 9 ans ça reste un petit gars à sa maman.

Quand il me présentera la femme de sa vie, elle prendra l’homme, je garderai le petit gars de 3 fois 9 ans (bien quoi la femme de sa vie… pas avant 3 fois 9 ans… non? Bon ok peut-être bien 2 fois 9 ans +8). Quand il aura ses enfants il pourra toujours venir coller le petit gars de 9 ans sur sa maman. Quand il pleurera de dépit, de découragement, quand il rira de bonheur, de joie, il pourra toujours envoyer le petit gars de 9 ans voir sa maman. Parce que c’est clair un petit gars de 9 ans ça vient encore coller sa maman. À 10 ans aussi et à 15 encore probablement, mais certainement moins ouvertement ;-) … déjà qu’à 9 ans ça colle avec moins d’ardeur.

Mon Coco va avoir deux mains demain, l’année d’après va falloir mettre les orteils à contribution, il n’aura plus assez de doigt. C’est clair que j’aime le voir grandir, un bébé qui ne grandit pas j’en ai une… et ça me suffit. Mais ce n’est pas parce qu’il est beau, doux et qu’il vieillit en beauté et en harmonie que j’ai envie de perdre mon petit homme de 9 ans. Donc demain mon Coco aura 9 +1 ans.

Bon 9 +1 mon chéri!

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Movember expliqué aux enfants

Coco 9 ans (3/4 et 7/8) me demande qu’est-ce que la prostate. Je lui explique patiemment et dans le détail sous son regard incrédule et subjugué.

Devant mes explications, il me demande interrogatif:

-Mais maman c’est quoi le lien entre la prostate et la moustache?

Réponse de sa grande soeur: Il a un point là!

J’ai bien eu quelques idées de réponse… mais bon je me suis retenue… pour une fois ;-)

Des frais…

Dégel ou pas… Augmentation substantielle ou pas… Les étudiants sont dans la rue pour manifester contre la hausse des frais de scolarité et c’est bien ainsi, en fait c’est parfait. Si on ne s’insurge pas quand on nous coupe et quand on est jeune on le fera quand? Être jeune et étudiant c’est être déraisonnable, passionné et insurgé.  J’ai protesté dans mon jeune temps ;-) Et je le referais. C’est l’ordre des choses. S’il fallait que les étudiants acceptent sans broncher des hausses du genre sans un mot, je serais sincèrement bien inquiète de l’avenir du monde… Bien inquiète.

Maintenant à savoir si c’est justifié ou non de hausser les frais, c’est une autre question. Certain qu’au Québec on paie moins cher qu’ailleurs… mais on paie pas mal plus d’impôts qu’ailleurs aussi… tu sais… Et honnêtement je me sentirais un petit peu gênée de dire qu’il n’y a rien là 1600$ de hausse sur 5 ans du haut de mon salaire de prof. Avec ma maison, mon char, ma piscine, ça ferait un peu, pas mal, beaucoup… Un petit malaisant… genre…

M’en va plutôt raconter une petite histoire.

C’est celle d’une fille, 19 ans, pas une génie, pas une conne, bonne à l’école, persévérante. Bonne petite famille moyenne, pas riche, pas pauvre. Parents qui veulent qu’elle aille à l’école, mais qui ne donneront pas une cenne. Vont l’héberger et la nourrir, la soutenir mentalement, moralement, l’aimer en masse, mais ça s’arrête là. Pas de paiement de frais de scolarité, pas de paiement de transport, pas de matériels scolaires payés, pas de vêtements, bref faut que la fille travaille. Alors elle travaille. À temps partiel, 15-20 heures par semaine au salaire minimum dans un magasin. En plus de l’école à temps plein. 15-20 heures parce que la fille n’a pas le droit aux prêts et bourses parce qu’elle reste chez ses parents et qu’ils ont un trop gros revenu… même s’ils ne lui donnent pas de sous bien ça compte. Alors elle travaille.

Rencontre un gars, arrive ce qui devait arriver, la fille et le gars décident que ça va être plus simple de n’avoir qu’un seul toît. Comme ça ils pourront copuler en masse et fumer leur drogue plus intimement (vous ne le saviez pas que les étudiants fumaient de la drogue? Ah bien coudon. Remarquez sont à l’université pas au cégep…. mais en sciences humaines… ça doit fumer ce monde là :-) ) Bref, la fille déménage avec le gars, devient éligible aux prêts  (pas aux bourses là, pas assez pauvre, pis le salaire parental compte encore)… Oh Yeah! Mais bon là faut payer le loyer aussi même si on sauve en transport alors la fille continue de travailler. Fini son BA, embarque dans la maîtrise.

Arrive ce qui devait arriver… La fille et le gars ont trop copulé, bébé se pointera. En milieu de maîtrise. La fille devient éligible au bourse parce qu’elle est enceinte… Elle a le gars, mais ils ne sont pas mariés alors elle est considérée monoparentale. Cashing! Elle touche le jackpot 4000$ de bourse… parce qu’elle a travaillé elle n’a pas droit au maximum 8000$, mais bon 4000 plus le prêt, c’est pas des farces elle est riche.

Le gars et la fille c’est des romantiques… Avaient décidé de se marier l’été après le bébé. Au final mauvaise idée… bien mauvaise idée financière parce que pour le reste ça valait le coup. Mauvaise idée donc parce que la fille n’est plus monoparentale… bien non elle a un mari. Puis tenez-vous bien le mari bien il travaille et il fait de l’argent… Sont sous le seuil de la pauvreté selon les définitions du seuil, mais bien trop riche pour avoir une bourse. Pas grave se sentent pas pauvre du tout, ils ont rien, pas de maison, pas de chars, pas de piscines, mais la fille a le gars et le gars a la fille et ils ont leur bébé donc sont heureux.

La fille finie sa maîtrise, dans les temps. Le gars est à la bonne place au bon moment, en plus de pas être con du tout. Les choses se placent, la situation s’améliore. La fille, un peu folle finie, décide de faire une autre maîtrise, le gars l’encourage. Ils savent que ça finira par payer. Pour celle là pas de prêt pas de bourse, sont riches rendus là. Auront un autre bébé dans le processus.

La fille finira sa deuxième maîtrise. Trouvera une job, une bonne job, payante. Le gars aussi. Elle paie son prêt étudiant, finira dans un an et des poussières. Vont acheter une maison, un autre char, vendre une maison, en racheter une autre, prendront des REER, feront deux autres bébés, bref font rouler l’économie les amis.

Au bout du compte c’est qui le gagnant dans l’histoire? La fille et le gars certain… mais d’après le montant sur le chèque de paye qui s’en va au gouvernement, pense pas que celui-ci soit perdant bien bien.

Faque c’est ça… Concluez ce que vous voulez, mais je peux vous dire qu’à cette époque là 500$ par année c’était comme la fin du monde… La fin du monde… Faque je suis qui aujourd’hui pour dire que c’est rien… Bien c’est ça :-)

Le féminisme version 13 ans… à travers Star Wars

Pour l’Halloween cette année c’est sous le thème Star Wars… Coco en Darth Vader, Lou en capitaine Cody et Coconut en Yoda (adorable d’aileurs :-) ). Devant cette belle splendeur galactique je propose à Cocotte (13 ans, c’est important de le mentionner) de se déguiser en princesse Leia, question de rester dans le thème. Elle n’était pas d’accord… pas du tout…

-Bien là est poche Leia. Si tu penses que je vais me déguiser avec des gros beignes chaque côté de la tête là. Pis avec une grande jaquette blanche laide ou encore un bikini clouté et doré. No way!

-Elle finit par devenir Jedi tu sauras plus loin dans les livres. Puis bon elle tire du fusil, elle se débrouille. Je me dis qu’elle est pas si pire Leia… quand même….

-Ah bien tu sais elle est pas Jedi dans les films hein! Jedi c’est juste dans des livres, pis on le sait même pas vraiment. En plus, elle se fait tout le temps sauver là, c’est elle qui porte un collier de chien attaché à Jabba le hut en bikini doré là. Définitivement le bikini elle ne le prend pas.

Même pas le temps de répliquer qu’elle enchaîne.

-Pis en plus elle a comme des relations pas claires avec son frère… beurk!

-Oui au début, mais tu sais après elle va avec Han Solo … Soupir… Han Solo… Ahhhhh….

-Han Solo. Han Solo… Eille il est même pas Jedi! Même pas capable de se trouver un Jedi! Pffff je ne serai pas Leia no way!

Je me suis dit qu’au fond elle n’avait pas complètement tort… Je ne voyais pas ça comme ça, mais à bien y penser…

Ah et elle va se déguiser en genre de sorcière pas trop hot, pas en vampire là, pas Twilight là (ça aussi c’est genre poche tu sais, trop nul, bien trop à la mode), puis pas de maquillage (c’est bien trop fillette). Tu sais bon! Genre!

L’adolescence… que dire de plus :-)

Encore un prof qui capote…

J’enseigne… au cégep… depuis trois ans… dans un domaine technique… Mes étudiants je les aime et ils sont bons. Pas tous, pas toujours, mais en en majorité et la plupart du temps ils sont bons et ils sont courageux. Ils étudient, ils travaillent, plusieurs jonglent avec une famille en plus, d’autres vivent des choses incroyables et épouvantables. Ils suivent entre 25 et 30 heures de cours par session et des cours techniques je vous le dis c’est quelque chose. Certain qu’il y en a qui se pognent le derrière, qui ne mettent pas tout le temps qu’ils devraient, mais la plupart font leur travail consciencieusement, avec diligence et coeur. On pourrait parler de leur petit côté paresseux, de leur “je m’en foutisme” parfois, de leur déficience en français. Ils me donnent des boutons par moment, des maux de tête à d’autres, mais au bout du compte, ce sont mes étudiants et ils sont bons… un peu comme mes enfants qui sont rien de moins que parfaits, mes étudiants sont merveilleux.

Le système scolaire… là je ne m’embarque pas, mais il y a des ratés évidemment. Il y a des abus aussi, des incompétents, des cons, mais il y a aussi beaucoup, beaucoup de beau et de bon. On manque cruellement de ressources, on est laissé à nous-même beaucoup trop, mais je vois tous les jours des petits miracles et je croise tellement de gens inspirés et inspirants. Des profs débiles? Des enseignants qui ne font rien? Des incompétents? Oui, évidemment, mais si peu au bout du compte.

Je ne permettrai donc à personne de venir dire des niaiseries, des absurdités, des stupidités crasses et dégoûtantes. Je ne permettrai pas à quiconque de dire des horreurs, des faussetés sans fondement. Je ne permettrai donc pas à François Legault, ancien ministre et futur chef d’un futur parti, voire même peut-être futur premier ministre de dire: “Je pense que c’est quelque chose qu’il ne faut pas éventuellement exclure (l’abolition des cégeps) parce que, comme le disent parfois certains parents, c’est une maudite belle place pour apprendre à fumer de la drogue et puis à décrocher”. En fait, je ne peux l’empêcher de le dire, mais je peux certainement moi lui dire que sa remarque c’est n’importe quoi.

Je pourrais faire une analyse en profondeur du pourquoi et du comment c’est n’importe quoi, mais je préfère me taire. Sérieusement, il y a vraiment quelqu’un qui croit que le cégep c’est un lieu de débauche et de perdition? Quelqu’un qui pense encore que le cégep c’est un gros bordel? La drogue et le décrochage ça ne commence pas au cégep…

M. Legault a corrigé le tir, en fait il a précisé sa pensée quelque peu pour dire que c’était un brin caricatural… mais il a néanmoins conclu: “Et la phrase que j’ai dite (sur la drogue) c’est un peu une caricature… Je voulais souligner aussi, parce qu’il y a un fond de vérité, qu’il y a un problème de drogue très important actuellement dans nos cégeps et j’ajouterais même dans nos écoles secondaires, et c’est une des causes importantes, à mon avis, du décrochage.”. Un fond de vérité… un problème de drogue très important… très important… Ah bien je ne dois pas travailler dans un cégep… ou bien j’ai trop fumé de drogue au cégep parce que je ne vois rien. Pour moi très important c’est majeur, c’est central… Je ne vois pas au cégep de problème important de drogue, ni plus ni moins qu’à l’université, ni plus ni moins que dans bien des milieux de travail… Au secondaire? Je ne sais pas. Mais de là à dire que c’est un problème important? Que le décrochage s’explique par la drogue? Svp… svp…

Je m’arrête ici. M. Legault vous avez dit n’importe quoi! N’importe quoi! Je vous invite n’importe quand à venir dans une de mes classes, à venir voir mes étudiants, jeunes, beaux et plein de courage. Si vous voulez on peut aussi pisser dans un petit pot, question de prouver qu’on ne fume pas de drogues.

Je m’arrête ici, M. Legault je ne vous permets pas de faire des généralisations de la sorte, je ne vous laisse pas insulter mes étudiants qui travaillent si fort. Non, je ne vous le permets pas.

Je m’arrête ici, je le sais que ça fait deux fois que je le dit, mais là c’est vrai de vrai. Après tout si je continue encore, je n’aurai pas le temps d’aller fumer de la drogue.

Ah et pour finir M. Legault j’ai presque envie de vous dire de vous rouler un petit joint… un peu de détente ça vous ferait du bien… mais bon vous n’êtes pas cégépien…

Mon 11 septembre…

Comme tout le monde je repense à ce jour là… Où j’étais, ce que je faisais, avec qui… Je me rappelle de tout, tout, tout. Un moment d’une rare intensité, une acuité incroyable de ce qui s’est passée, je me rappelle même les odeurs. Comme tout le monde je revois les images et ça me bouleverse encore. Je revis l’incrédulité et le surréalisme de la situation… Comme tout le monde je n’oublie pas. Mais le drame et l’horreur ne sont pas ce dont je me rappelle le plus… Ce qui me reste du 11 septembre, dans toute la clareté des souvenirs, dans l’incroyable réalisme du rappel, c’est ce que je portais en moi… Plus grand que la Foi et que l’espoir, mon premier fils bien au chaud, il allait naître trois mois plus tard. Dans le tourment du 11 septembre, à travers tous les souvenirs, c’est de ma main sur mon ventre que je me souviens et d’avoir pensé que tout irait parce qu’il y avait malgré tout la vie. Quand je ferme les yeux je revois précisément le moment, je suis là la main sur lui et il bouge, je le sens encore maintenant. Et pour ce souvenir, pour cette beauté dans l’horreur, je me dis que le 11 septembre c’est aussi symbole de beau et de plus fort. 10 ans… mais une fois les yeux fermés c’est comme hier.

La fausse vie d’un vrai gars

Mon plus vieux (9 ans et demi) est un fervent adepte de jeux vidéo… comme tous les petits gars de son âge me direz-vous ;-) Il vient de découvrir via la meilleure amie de la grande The Sims, un jeu que la vieille picouille que je suis ne connaissait pas. Pour les imbéciles (eh les incultes) comme moi qui ne connaissent pas, tu joues à te faire une fausse vie. Bref, tu as une fausse femme, une fausse maison, des faux enfants, tu dois faire du faux ménage, des fausses courses, c’est comme vivre ta vie, mais pas pour de vrai. Sa découverte (et par le fait même la mienne) a donné lieu à quelques échanges épiques…

Devant la fausseté de toute la chose, la rétrograde que je suis n’a pu s’empêcher de commenter:

-Bien là Coco, une fausse vie, une fausse femme, des faux enfants??? Ça ne te tente pas plutôt de vivre ta vie, la vraie là, live puis d’aller faire ton vrai lit, dans ta vraie maison?

-Bien là Maman, ma vraie vie je ne peux pas la “flusher” quand elle me tanne, ma fausse femme oui!

Que dire…

Et à un autre moment du jeu Coco rouspète :

-Ah elle n’arrête pas de vomir. C’est fatiguant!

Moi un brin stressée: Qui vomit? Pas la chatte toujours?

Coco exaspéré: Bien non, dans le jeu là, c’est juste ENCORE ma femme qui vomit! Elle est ENCORE enceinte!

Silence bouche bée de sa maternelle…

-Bien quoi, elle vomit sans arrêt au début, c’est fatiguant.

Quelques minutes passent…

-Ah non! Pis c’est encore une fille! Je suis père de trois filles!!! Ouach! Bon je la flush…

Mais quel jeu édifiant!!! Pas besoin de dire que l’amie de la grande a ramené le jeu chez elle et qu’il ne trouvera pas le chemin de sous le sapin par chez nous… Trois filles… Et quoi encore? Je me suis assurée de signifier à Coco que j’avais bien trois gars moi et que je n’en flusherais pas un seul, tu sais même pas lui… Sa réponse: Bien c’est certain, c’est moi ton gars, on flush pas ça… Pas moyen d’avoir le dernier mot par chez nous.

Étrange quand même ce qu’on peut dire…

Ça y est Jack n’est plus… Quelle tragédie quand même… Ce n’est jamais jojo la mort, mais certaines nous attristent plus que d’autres, celle-ci en est une.

Ce qui me fait  sourciller c’est certains commentaires… du genre: “N’est-ce pas un très mauvais moment pour que le chef meurt ainsi?”. J’ai même entendu quelqu’un dire: “Il aurait été préférable que cela se passe plus tard.”

Hum… Je dis ça comme ça là, mais à mon avis Jack aussi aurait apprécié que ce soit plus tard… dans le genre bien plus tard, comme dans 30-40 ans… Mais bon je dis ça comme ça…

Je comprends l’impact massif et à quelque part l’historienne qui dort (assez profondément par les temps qui courent) en moi réalise que ce sera une période d’une rare intensité pour le parti… mais quand même… un peu de retenu et de dignité.

Du pareil au même

À l’animalerie je cherche de la litière de cèdre, plus écolo et surtout beaucoup plus propre. Le jeune vendeur me dit qu’ils ne tiennent pas ce produit, mais qu’ils ont plutôt de la litière de maïs.

-C’est pareil madame. Même affaire. Madame… je suis une madame maintenant… ça y est c’est fait!

-Bien c’est pas la même chose. Je comprends que c’est écolo aussi, mais bon c’est quand même pas la même affaire.

-Bien là c’est pareil voyons, même bébelle madame. Litière de maïs, litière de cèdre, même affaire. Un peu plus et il soupire devant la flagrante stupidité de la madame…

-Ah bien ok. À la fête de ta blonde tu lui amèneras un bouquet de pissenlit la prochaine fois.

-Hein?

-Bien ça ou des roses… tu sais c’est des fleurs. Pareil, même affaire…

-Ouin… vu de même.

Vu de même en effet ;-) 1 à 0 pour la madame!

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