L’autre Laval

Ayant plutôt mal manipulé le formulaire de commande de photo du site d’Uniprix, je me suis retrouvé à explorer un coin de Laval que je n’avais jamais visité (ben oui, vous avez deviné, j’ai fait shipper à la mauvaise succursale).

Je me suis donc retrouvé dans l’ouest de Chomedey.

Bon, j’ai pas l’intention d’écrire un article gagnant de Pulitzer; juste pour dire que ça m’a semblé étrange d’être dans la même ville qu’ici au coin de la rue, mais dans le fond d’être dans une autre ville.

La coquille ressemble à n’importe où dans Laval. Mais c’est en entrant dans la pharmacie que ça m’a frappé.

Le décor est un peu moche, du genre retour en 1991 qui ferait fuir n’importe quel baby-boomer en mal de flashy-bang-bang. Dans un coin, une vieille mama qui ressemble a Aunt Jemima est en train de démolir un display de petite vache (oups, on dit maintenant Arm’n'hammer, je suis stuck en 1990 moi aussi!), les caisses n’étant pas toutes ouvertes. Tous les clients que j’entends parler sont anglos, de la pharmacie à l’allée des chips (bon, j’avais 2 échantillons… à la pharmacie et dans les chips :P ) A la caisse, les commis ont un look méditerranéen (genre italienne ou grecque) et m’accueillent en anglais. Et celle qui me sert ne trouve pas mes photos au départ parce que l’idée qu’elles aient été envoyés par Internet ne lui vient pas au premier abord…

Pour bien me faire sentir que ce coin là de Laval ressemble plus à Notre-Dame-de-Grâce que Fabreville, en sortant de la pharmacie, j’ai croisé un juif hassidique. Comme mes anciens voisins de la rue Van Horne, juste pas dans un coin où je m’attendais à en voir.

J’ai compris comment ma prof d’anglais (du bureau) pouvait avoir grandi à Laval sans parler une graine de français. C’est une ville vraiment différente, à 10 minutes de chez moi.



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